Douleur : causes, localisation, traitements

D'où vient une douleur ? Comment la calmer ? Aiguës ou chroniques, les douleurs peuvent être de différentes natures et avoir des conséquences plus ou moins néfastes sur la vie du patient. Le point avec le Dr Marc Perez, médecin du sport et ostéopathe.

Définition de la douleur

Selon la définition officielle de l'Association internationale pour l'étude de la douleur (IASP), "la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite dans ces termes". Elle est donc subjective. Elle peut être être ressentie de façon plus ou moins intense selon les individus et leur degré de sensibilité. Concrètement, elle est la résultante d'un message nociceptif (nerveux) transmis au cerveau par les nerfs périphériques via la moelle épinière.

Durée de la douleur

La douleur est habituellement divisée en deux catégories en fonction de sa durée :

  • la douleur aiguë, intense mais souvent brève, Elle est ici considérée comme un symptôme.
  • la douleur dite chronique ou pathologique, lorsque la sensation douloureuse excède trois mois et devient récurrente. Elle est considérée comme une maladie à part entière. La douleur chronique concernerait 15 à 25% de la population. Au départ, c'était une douleur aiguë, qui n'a pas disparu au fil du temps. Au bout d'une certaine durée, si cette douleur persiste, elle va être perçue par le patient comme définitive, même s'il la sait potentiellement curable. Il va donc adapter son attitude à cette douleur. 

Formes de douleurs

Trois formes de douleurs chroniques peuvent être distinguées selon leurs mécanismes physiologiques :

  • les douleurs inflammatoires qui englobent toutes les douleurs associées aux phénomènes d'inflammation (lésions, arthrose, etc.), C'est le cas, par exemple, lorsque vous vous faites une entorse : la première douleur, au moment de l'accident, est fulgurante et aiguë. Puis dans les heures qui suivent, il y a gonflement et la douleur devient plus sourde mais reste toujours bien présente : c'est la douleur inflammatoire. Elle est très utile dans le sens où cette sensibilité exacerbée sert en quelque sorte de garde-fou. Elle empêche le patient de faire des mouvements qui retarderaient sa guérison. C'est une douleur protectrice.
  • les douleurs neuropathiques associées à des atteintes du système nerveux central et périphérique (lésion de la moelle épinière, du nerf sciatique, etc.)
  • les douleurs cancéreuses qui associent souvent une composante inflammatoire et neuropathique. 

"Toutes retentissent à force sur le psychisme mais il existe aussi la douleur morale de la dépression et de toutes les autres maladies psychiatriques" nuance le Dr Marc Perez.

Personnes à risque

Localisation

La douleur peut se manifester à différents endroits du corps : douleur abdominale, douleur à l'estomac, douleur à la poitrine, douleur au genou, douleur des testicules, douleur au dos, douleur dentaire…Elles peuvent être articulaires, musculaires ou psychologiques.

Douleur à la cuisse

Douleur au flanc droit

Myalgies

Douleurs sous les côtes

Douleurs dans les jambes

Douleur à l'aine

Douleur aux tendons

Douleur au mollet

Douleur à l'adducteur

Douleur à l'omoplate

Douleur à l'orteil

Douleurs intercostales et thoraciques

Douleurs aux pieds

Types de douleurs

"On peut classer les patients dans l'un des trois cercles de la douleur", explique le spécialiste :

  • Douleurs vertébrales.
  • Dysfonction des voies de la douleur (troubles posturaux, fibromyalgie…).
  • Troubles psycho-fonctionnels et facteurs psycho-sociaux.

Douleur au travail

Douleurs et sport

Evolution du ressenti de la douleur avec l'âge

La douleur dépend du ressenti de chaque personne. Il est donc difficile voire impossible de la quantifier. Néanmoins, elle est de plus en plus fréquente avec l'âge et la grande majorité des personnes âgées sont concernées.

Traitements de la douleur

Le traitement contre la douleur varie selon le type de douleur et l'intensité. Il se fait par paliers.

  • Pallier 1 : le paracétamol ou les AINS (Nifluril®, Ibuprofene®, Diclofenac®). Le paracétamol est très intéressant car il n'a pas d'effet secondaire particulier. Il est très couramment employé pour soigner, entre autres, les simples maux de têtes. Attention toutefois à ne pas dépasser la dose maximale de 3 à 4 grammes par jour. Pour certaines doses plus importantes, il peut s'avérer mortel, car il entraîne la destruction du foie. Pour les AINS, un des effets secondaires les plus connus et les plus désagréables sont les douleurs gastriques qu'ils peuvent provoquer. Il est conseillé de les prendre en milieu de repas et de ne jamais les avaler sans nourriture, mais cela ne suffit pas toujours à éviter les ennuis.
  • Pallier 2 : le paracétamol + codéine ou tramadol ou poudre d'opium.
  • Pallier 3 : la morphine.
  • Traitements naturels "Il existe différents traitements naturels contre la douleur. À commencer par les plantes en gélules ou en bourgeons macérats : harpagophytum, ortie, onagre ou la magie du crépuscule, cassis, sève de bouleau. Quant aux huiles essentielles, sur une base d'huile d'amande douce, on ajoute gaulthérie ou de la menthe poivrée" explique le Dr Marc Perez.
  • Massage : "On compte aussi les traitements physiques avec des massages, des mobilisations, des manipulations ou encore l'électrothérapie."

Merci au Dr Marc Perez, médecin du sport et ostéopathe. 

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