Vaccin Pfizer : effet secondaire, composition, ou Moderna ?

"Vaccin Pfizer : effet secondaire, composition, ou Moderna ?"

Le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech est le plus administré en France contre le Covid. Il peut l'être en première vaccination, y compris chez les enfants, et en rappel (3ème dose). Composition, effets secondaires, différences avec le vaccin Moderna, conservation, en pharmacie, efficacité... Tout savoir sur le vaccin de Pfizer.

[Mise à jour le 6 décembre 2021 à 17h33] Le vaccin Covid-19 COMIRNATY® né de l'alliance entre Pfizer et BioNTech, est le premier vaccin contre le virus Sars-Cov-2 à avoir été autorisé en Europe (le 21 décembre 2020) et est le plus administré aujourd'hui dans l'UE et en France (83 millions d'injections au 25 novembre selon l'ANSM). C'est aussi le premier vaccin à ARN messager à avoir été autorisé chez l'Homme. Le 25 novembre, l'EMA a accordé une extension d'Autorisation de mise sur le marché (AMM) au vaccin Comirnaty pour les enfants âgés de 5 à 11 ans. C'est ainsi le premier vaccin à obtenir une autorisation chez l'enfant. En France il est administré dès l'âge de 12 ans mais les premières doses (réduites) pour les 5-11 ans doivent arriver courant décembre. Elles pourront être administrées à ceux qui sont à risque de formes graves du Covid conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé. Le vaccin de Pfizer peut être administré en rappel ou troisième dose sans limite d'âge (contrairement au Moderna qui ne peut l'être qu'à partir de 30 ans). Il est arrivé dans les pharmacies françaises à partir du mois d'octobre où il peut être conserver 1 mois au réfrigérateur entre 2 et 8 degrés. Concernant le risque connu de myocardite et de péricardite après la vaccination avec les vaccins de Pfizer et de Moderna, le comité de sécurité de l'EMA (PRAC) l'a confirmé dans un communiqué du 3 décembre tout en précisant qu'il était "globalement très rare ce qui signifie que jusqu'à une personne vaccinée sur 10 000 peut être touchée. De plus, les données montrent que le risque accru de myocardite après la vaccination est le plus élevé chez les jeunes hommes". Les myocardites et péricardites ont plus souvent été observés après la deuxième vaccination. Comirnaty et Spikevax Efficacité, variant Delta, délai entre deux doses, composition, effets secondaires... Tout savoir sur le vaccin Pfizer. 

Quel est le nom du vaccin de Pfizer ?

Le nom du vaccin anti-Covid développé par Pfizer/BioNTech est COMIRNATY®, également connu sous l'appellation BNT162b2.

Quelle est son origine ?

En mars 2020, le laboratoire américain Pfizer a pris la décision de développer un vaccin avec son partenaire allemand BioNTech, avec lequel il travaille depuis 2018 sur un programme de recherche pour un vaccin contre la grippe. Pfizer a rapidement identifié le potentiel d'une technologie innovante développée par BioNTech, l'ARN messager. Développer un vaccin en moins d'un an semblait impossible puisque, en temps normal, la fabrication s'effectue de manière séquentielle, chaque étape ne démarrant qu'après la fin de la précédente. Face à l'urgence de la situation, Pfizer a lancé plusieurs étapes en même temps, mais Comirnaty répond aux mêmes normes de qualité, de sécurité et d'efficacité que les autres vaccins. C'est le Royaume-Uni qui a été le premier pays dans le monde à autoriser son déploiement et à lancer une campagne de vaccination le 8 décembre 2020. Puis, les États-Unis ont emboîté le pas après que l'Agence américaine des médicaments (FDA) ait autorisé sa mise sur le marché le 11 décembre.  

Pour qui ?

En France, le vaccin Pfizer est administré en centre de vaccination, chez les médecins, dans les cabinets d'infirmiers, en pharmacie, à partir de 12 ans et sans limite d'âge. Les doses réduites pour les enfants de 5 à 11 ans arriveront courant décembre.

vaccination covid age
Tableau de la vaccination Covid par âge et vaccin - 18 Novembre 2021 © Ministère de la Santé

Le vaccin Pfizer chez les jeunes

Le vaccin de Pfizer a été autorisé par l'Agence Européenne du médicament chez les adolescents de 12 à 15 ans vendredi 28 mai 2021 et en France aux 12-17 ans, le 15 juin. L'efficacité de Comirnaty chez les adolescents a été calculée chez près de 2 000 enfants de 12 à 15 ans qui n'avaient aucun signe d'infection antérieure. Ceux-ci ont reçu soit le vaccin, soit un placebo (une injection fictive), sans savoir lequel on leur a administré. Sur les 1 005 enfants recevant le vaccin, aucun n'a développé le COVID-19 comparé à 16 enfants sur les 978 qui ont reçu l'injection factice. Cela signifie que, dans cette étude, le vaccin était efficace à 100% pour prévenir le COVID-19 (bien que le taux réel puisse être compris entre 75% et 100%). Le 25 novembre, l'EMA a accordé une extension d'Autorisation de mise sur le marché (AMM) au vaccin Comirnaty® de Pfizer (posologie pédiatrique de 10µg) pour les enfants âgés de 5 à 11 ans. C'est ainsi le premier vaccin à obtenir une autorisation chez l'enfant. Dans la foulée, la Haute Autorité de Santé s'est dite favorable à la vaccination des 5-11 ans les plus à risque de formes graves de covid en raison de leurs comorbidités, le 30 novembre (plus de 360 000 enfants en France). Les effets secondaires comprennent des douleurs au site d'injection, de la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, des frissons et de la fièvre. Ces effets sont généralement légers ou modérés et s'améliorent quelques jours après la vaccination.

Quelles recommandations pour les femmes enceintes ?

Depuis le 3 avril 2021, les femmes enceintes, à partir du 2e trimestre, sont prioritaires pour accéder à la vaccination avec un vaccin à ARNm (Comirnaty des laboratoires Pfizer BioNtech et Moderna). Depuis le 21 juillet 2021, le conseil d'orientation stratégique de la stratégie vaccinale a proposé que la vaccination pour les femmes enceintes qui le souhaiteraient soit possible au cours du premier trimestre de la grossesse. Un suivi spécifique des effets indésirables rapportés avec l'ensemble des vaccins chez les femmes enceintes a donc été mis en place. Selon l'ANSM "les fausses couches spontanées représentent la majorité des effets indésirables enregistrés dans la BNPV. Les données actuelles ne permettent pas de conclure que ces événements sont liés au vaccin, d'autant que des facteurs de risques étaient associés dans plusieurs cas et qu'il s'agit d'un évènement relativement fréquent en population générale (de 12 à 20% des grossesses selon les études)". Parmi les événements sous surveillance avec le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech : des évènements thromboemboliques, des contractions utérines douloureuses, des cas de morts in utero (sans que le lien avec le vaccin n'ait été confirmé) et le HELLP syndrome. Des cas de saignements (métrorragies) ont aussi été rapportés en octobre. L'évolution a été favorable dans 5 cas. Dans 1 cas, il y a eu un accouchement prématuré avec un nouveau-né en bonne santé. Dans 1 cas, l'évolution n'est pas connue. "A ce jour le lien avec le vaccin ne peut être établi mais ces effets feront dorénavant l'objet d'une surveillance particulière" indique l'ANSM.

Chez la femme qui allaite : il n'existe pas d'étude sur le passage de ces vaccins dans le lait ou chez la femme allaitante, mais la HAS rappelle que, sur la base des mécanismes biologiques (dégradation rapide des ARNm), il n'y a pas d'effet attendu chez le nourrisson et l'enfant allaité par une femme vaccinée. La vaccination chez la femme allaitante est donc possible.

Quelle est la composition du vaccin Pfizer ?  

Le médicament est fourni dans un flacon multidose et doit être dilué avant utilisation. Un flacon (0,45 ml) contient 6 doses de 0,3 ml après dilution. 1 dose (0,3 ml) contient 30 microgrammes de vaccin à ARNm contre la COVID-19 (encapsulé dans des nanoparticules lipidiques), contre 100 microgrammes d'ARNm dans le vaccin de Moderna. Comirnaty ne contient pas le virus. Liste des excipients : 

  • ((4-hydroxybutyl)azanediyl)bis(hexane-6,1-diyl)bis(2-hexyldécanoate) (ALC-0315)
  • 2-[(polyéthylène glycol)-2000]-N,N-ditétradécylacétamide (ALC-0159)
  • 1,2-distéaroyl-sn-glycéro-3-phosphocholine (DSPC)
  • cholestérol
  • chlorure de potassium
  • phosphate monoatomique
  • chlorure de sodium
  • phosphate disodique dihydraté
  • saccharose
  • eau pour préparations injectables

Quel est son principe d'action ?

Le vaccin Pfizer/BioNTech est un vaccin à ARN messager.  C'est une technologie nouvelle, qui n'avait pas fait ses preuves contre d'autres virus jusqu'ici. Le principe du vaccin à ARN n'est pas d'injecter le virus pour que l'organisme développe des anticorps contre lui mais des molécules d'ARN ou d'ADN de ce virus qui code pour la formation de la protéine Spike dans le cadre du coronavirus. C'est cette protéine qui permet au virus de rentrer dans les cellules de l'organisme. Lors de l'injection, les cellules qui vont recevoir l'ARN vont produire les protéines du virus qui vont se retrouver à la surface des cellules. Les cellules immunitaires vont alors considérer ces cellules comme étrangères et les détruire. Les vaccins à ARNm ont le même objectif que les vaccins traditionnels, à savoir déclencher une réponse immunitaire pour que l'organisme puisse se défendre mais pas avec la même méthode. 

Quelles différences avec le vaccin de Moderna ?

Les vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna utilisent la même technologie dite à ARNm, ont la même efficacité contre le variant Delta (60-70%) et désormais la même durée de conservation au réfrigérateur (1 mois non ouvert entre 2° et 8°c). Ils ont quelques différences : 

  Vaccin de Pfizer Vaccin de Moderna
Age Dès 5 ans. Dès 30 ans.
Quantité d'ARN en primo-vaccination 30 µg d'ARNm 100 µg d'ARNm
Quantité d'ARN en dose de rappel 30 µg d'ARNm 50 µg d'ARNm
Pourcentage d'effets indésirables au 11 novembre (ANSM) 0.08% 0.13%
Préparation Le vaccin de Pfizer doit être reconstitué avant utilisation Le vaccin de Moderna® ne nécessite pas de reconstitution

Quel pourcentage d'efficacité contre le coronavirus ?

Comme pour tout vaccin, 3 grandes phases d'études cliniques ont été nécessaires à l'évaluation du vaccin Pfizer/BioNTech par les autorités sanitaires. Les résultats de l'essai clinique de phase 3 débuté le 27 juillet 2020 ont été publiés en décembre dans le New England Journal of Medicine. Pfizer était responsable de la conception et de la conduite de l'essai, de la collecte des données, de l'analyse des données, de l'interprétation des données et de la rédaction du manuscrit. BioNTech était le sponsor de l'essai. L'essai a été mené sur 152 sites répartis dans le monde dont 130 aux Etats-Unis. Cette étude a montré que COMIRNATY® avait un taux d'efficacité de 95% chez les participants sans infection antérieure par SARS-CoV-2 (premier objectif) ainsi que chez les participants avec et sans infection antérieure par SARS-CoV-2 (second objectif), mesuré à compter de 7 jours après l'administration de la deuxième dose (J21). Une étude américaine du CDC publiée le 29 mars 2021 et menée sur 3950 professionnels de santé du pays a montré qu'après la deuxième dose d'un vaccin à ARN (Pfizer ou Moderna), le risque d'infection était réduit de 90% deux semaines ou plus après la vaccination. Après une dose unique de l'un ou l'autre vaccin, le risque d'infection était réduit de 80%. Il faut environ 2 semaines après chaque dose de vaccin pour que le corps produise des anticorps qui protègent contre l'infection, indiquent les auteurs. Ces résultats d'efficacité des vaccins sont cohérents avec ceux des essais cliniques de phase 3 menés avec les vaccins avant qu'ils ne reçoivent les autorisations d'utilisation. L'étude démontre que ces deux vaccins à ARNm peuvent réduire le risque de toutes les infections par le SRAS-CoV-2, pas seulement les infections symptomatiques.

Quelle efficacité contre le variant Delta ?

L'efficacité des vaccins a baissé face au variant Delta. Selon une étude publiée en août 2021 par le CDC (l'agence fédérale américaine de santé), l'efficacité des vaccins développés par Pfizer et Moderna est tombée à 66% pour se protéger du variant Delta. En juin, le Pr Arnaud Fontanet du Conseil Scientifique invité sur BFM-TV a par contre confirmé un taux de protection de "95% contre les formes graves et les hospitalisations." Concernant les personnes infectées par le Covid et symptomatiques - assimilées alors à des "échecs vaccinaux"- après un schéma de vaccination complet, la HAS a précisé le 19 novembre, que "seulement 1 349 échecs vaccinaux graves ont été notifiés pour Comirnaty® parmi lesquels 16 cas seulement concernaient des personnes ne présentant pas de comorbidités". Ces échecs vaccinaux graves concernent essentiellement les personnes plus âgées et/ou présentant des comorbidités, ciblées les premières par la campagne de rappel, poursuit l'autorité. "Le délai de survenue de ces échecs vaccinaux suggère qu'ils résultent d'une immunité insuffisante induite par la primo-vaccination plutôt que d'une baisse d'immunité".

Quelle protection après 1 dose ?

Des études menées au Royaume-Uni et en Israël ont montré qu'une dose était respectivement efficace à environ 70% et 60% contre l'infection par le SRAS-CoV-2. Les résultats américains du CDC en mars 2021 confirment que les gens commencent à développer une protection contre le vaccin deux semaines après leur première dose à hauteur de 80%. Mais la plus grande protection (90%) a été observée chez ceux qui avaient reçu les deux doses recommandées du vaccin. Contre le variant Delta, le Conseil scientifique du Covid en France a insister sur l'importance de réaliser les deux doses pour avoir une efficacité suffisante.

Quelle est sa durée d'efficacité ?

L'efficacité vaccinale baisse progressivement dans le temps à partir du 6ème mois après la primovaccination complète (avec le vaccin Pfizer ou un autre, ndlr), a confirmé la HAS. Les dernières études sur des données en vie réelle confirment cette diminution - avec néanmoins une efficacité contre les formes graves qui reste à un niveau élevé. Cette baisse de la protection semble relever à la fois d'une moindre efficacité des vaccins vis-à-vis du variant Delta et d'une diminution progressive dans le temps de l'efficacité du schéma avec deux doses de vaccins.

Combien de doses ?

Comirnaty® est administré après dilution sous la forme d'une injection de 0,3 ml par voie intramusculaire, de préférence dans le muscle deltoïde de la partie supérieure du bras. 2 injections, pour que la vaccination soit complète. 

Quel délai entre 2 injections ?

Le fabricant recommande de réaliser la deuxième dose du vaccin de Pfizer-BioNTech 3 semaines après la première. En France, le délai entre les deux injections du vaccin de Pfizer est de 3 à 7 semaines. 

Combien de temps après avoir eu le Covid ?

Les personnes qui ont eu le Covid doivent attendre au moins 2 mois avant de se faire vacciner. Une fois leur dose de vaccin faite, ils doivent attendre un délai minimal de 5 mois pour faire leur dose de rappel.

Qui doit faire trois doses ?

L'administration d'une dose de rappel de vaccin Covid a commencé en septembre 2021 en France aux populations les plus à risque de formes graves, expliquait la Haute autorité de Santé (HAS) dans un avis du 24 août. La dose de rappel (trois ou deux doses selon les) doit être faite chez tous les plus de 65 ans et les personnes vaccinées avec Janssen au 15 décembre s'ils veulent conserver leur pass sanitaire et chez tous les plus de 18 ans au 15 janvier.

Comment se conserve le vaccin Pfizer ?

La particularité du vaccin mis au point par Pfizer et BioNTech est sa conservation à très basses températures (entre -60 et -80 degrés) ce qui a obligé la France à se doter de congélateurs répartis sur l'ensemble du territoire pour faire des stocks de vaccin dès décembre 2020. Les conditions de conservation du vaccin ont évolué à l'été 2021 pour faciliter le déploiement du vaccin Pfizer en ville, comme l'a détaillé la Direction générale de la Santé. Ainsi, les flacons non ouverts peuvent être stockés 30 jours entre 2°C et 8°C et au maximum 6 heures s'ils sont ouverts.

Conditions de conservation et de transport des vaccins Pfizer
Conditions de conservation et de transport des vaccins Pfizer - Juillet 2021 © DGS

Quels sont les effets secondaires du vaccin ?

Avant commercialisation, la sécurité de Comirnaty a été évaluée par Pfizer chez les personnes âgées de 16 ans et plus ayant participé à 2 études cliniques qui ont inclus 21 744 participants ayant reçu au moins une dose de Comirnaty. Un total de 20 519 participants âgés de 16 ans et plus ont reçu 2 doses de Comirnaty. Les taux d'événements indésirables graves étaient similaires entre les groupes vaccin et placebo (0,6% et 0,5%) et il n'y a eu aucun décès lié au Covid-19, rapportait Pfizer le 10 décembre lors de la publication des conclusions de la phase 3. Depuis le début de la vaccination et jusqu'au 25 novembre, 71 624 cas d'effets indésirables ont été analysés par les CRPV rapporteurs (Bordeaux, Marseille, Strasbourg et Toulouse), rapporte l'ANSM sur plus de 83 735 200 injections (0.09%). "La majorité des effets indésirables sont attendus et non graves." Parmi les signaux confirmés avec le vaccin Pfizer : les cas d'hypertension artérielle continuent de faire l'objet d'une surveillance spécifique et sont partagés au niveau européen. Des cas de myocardites et de péricardites ont très rarement été signalés après la vaccination avec Comirnaty en Europe. "Concernant les cas de décès déclarés, les éléments transmis n'indiquent pas un rôle potentiel du vaccin. Ces événements continueront de faire l'objet d'une surveillance spécifique." Chez les jeunes, au 25 novembre 2021, plus de 8,2 millions de doses ont été administrées. Au total, 528 cas graves ont été rapportés après la vaccination (0.01%). 

► Après la 3e dose : 168 cas graves ont été rapportés depuis le début des rappels vaccinaux, informe l'ANSM le 3 décembre. "Aucun signal spécifique n'a été identifié chez les personnes ayant eu une dose de rappel. Le profil des effets indésirables rapportés est similaire à celui rapporté chez les personnes âgées prioritaires au début de la campagne de vaccination. Concernant les 42 cas de décès déclarés depuis le début du suivi, ces cas concernaient des personnes âgées, pour la plupart résidant en EHPAD ou en résidence vieillesse et présentant de lourdes comorbidités. Au vu des connaissances actuelles sur le vaccin Comirnaty et des éléments renseignés sur les cas à ce jour, rien ne permet de conclure que ces décès sont liés au vaccin."

Effets indésirables du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech
Effets indésirables du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech © ANSM

Quelles contre-indications ?

La vaccination est contre-indiquée en cas d'hypersensibilité à la substance active du vaccin Comirnaty® ou à l'un des excipients mentionnés cités plus haut et chez les personnes ayant des antécédents de PIMS.

Parmi les précautions d'emploi recommandées : 

  • Il est recommandé de surveiller attentivement les sujets vaccinés pendant au moins 15 minutes après la vaccination. La seconde dose du vaccin ne doit pas être administrée chez les personnes ayant présenté une réaction anaphylactique après la première dose de Comirnaty.
  • Devant tout symptôme évocateur d'une hypertension artérielle (malaise, céphalées, vertiges,…), un contrôle de la pression artérielle devra être envisagé pour une prise en charge médicale la plus précoce possible, si elle s'avère nécessaire.
  • Toute personne présentant des symptômes tels qu'un essoufflement (dyspnée), des douleurs dans la poitrine, des palpitations (battements cardiaques forts,) ou un rythme cardiaque irréguliers doit consulter rapidement un médecin pour évaluer le risque de myocardite. L'évolution est habituellement spontanément favorable ou avec un traitement. 
  • Des réactions liées à l'anxiété, dont des réactions vasovagales (syncope), une hyperventilation ou des réactions liées au stress peuvent survenir lors de la vaccination, reflétant une réaction psychogène à l'injection via l'aiguille. Il est important que des précautions soient prises afin d'éviter toute blessure en cas d'évanouissement.
  • La vaccination doit être reportée chez les personnes présentant une affection fébrile sévère aiguë ou une infection aiguë. La présence d'une infection mineure et/ou d'une fièvre peu élevée ne doit pas retarder la vaccination.
  • Comme pour les autres injections intramusculaires, le vaccin devra être administré avec prudence chez les personnes recevant un traitement anticoagulant ou présentant une thrombopénie ou tout autre 3 trouble de la coagulation (hémophilie, par exemple) car un saignement ou une ecchymose peut survenir après administration intramusculaire chez ces personnes.
  • Il est recommandé de ne pas effectuer la seconde dose de vaccin suite à la survenue d'un effet indésirable d'intensité sévère ou grave attribué à la première dose de vaccin (par exemple : la survenue de myocardite, de syndrome de Guillain-Barré...).

Quel est le prix ?

Le vaccin Pfizer coûte 19.50 euros depuis mi-2021 contre 15,5 euros lors de sa commercialisation en décembre 2020.

Est-il remboursé ?

La volonté de Pfizer est que ce vaccin soit accessible au plus grand nombre. Au sein de l'Union européenne, un tarif unique, commun à l'ensemble des pays a été fixé pour garantir cet accès. En France, il est gratuit pour les citoyens car entièrement pris en charge par l'Assurance maladie, sans avance de frais.

Sources

Sensitivity of infectious SARS-CoV-2 B.1.1.7 and B.1.351 variants to neutralizing antibodies, Nature Medicine, 26 mars 2021

CDC Real-World Study Confirms Protective Benefits of mRNA COVID-19 Vaccines. CDC. 29 mars 2021.

Vaccination contre la Covid-19 : la HAS définit la stratégie d'utilisation du vaccin Comirnaty ®, HAS, 24 décembre 2020

Stratégie de vaccination contre le SARS-CoV-2 - Place du vaccin à ARNm COMIRNATY®, HAS, 24 décembre 2020

Premier point de situation sur la surveillance des vaccins contre la COVID-19, ANSM, 31 décembre 2020

Communiqué Moderna, 16 novembre 2020

Communiqué Pfizer, 20 novembre 2020

Pfizer et BioNTech ont finalisé l'évaluation des critères primaires d'efficacité de l'étude de Phase 3 sur leur candidat-vaccin contre la COVID-19, 2020

Communiqué Europeans Medecines Agency, 23 décembre 2020

Safety and Efficacy of the BNT162b2 mRNA Covid-19 Vaccine, NEJM, 31 décembre 2020

Avis de l'ANSM concernant la seconde dose du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech, ANSM, 7 janvier 2021

RCP du vaccin Corminaty, EMA.

Vaccins contre le Covid