Symptômes du coronavirus : les premiers, durée, que faire ?

Chargement de votre vidéo
"Symptômes du coronavirus : les premiers, durée, que faire ?"

Mal de gorge, rhume, vomissement... Plusieurs symptômes peuvent caractériser l'infection Covid-19. Elle peut aussi être asymptomatique ce qui n'empêche pas la personne d'être contagieuse. Quels signes au début ? Chez les jeunes ? Les bébés ? Quel est leur durée ? Que faire ? Conseils.

[Mise à jour le mercredi 2 décembre à 12h45] Dans 80 à 90% des cas, l'infection Covid-19 est asymptomatique. La personne est infectée par le virus Sars-CoV-2, contagieuse mais ne développe pas de symptômes "ou alors des formes symptomatiques légères avec des symptômes qui peuvent être gênants mais qui permettent de rester chez soi le temps de la maladie et ne nécessitent pas de prise en charge hospitalière" expliquait le ministre de la Santé Olivier Véran le 5 novembre lors d'un point presse. Les signes associés peuvent alors être ORL (rhume, nez qui coule...), dermatologiques (urticaire, boutons...), digestifs (diarrhée, vomissement...). Pour 8% des patients, la maladie Covid-19 provoque des symptômes plus sévères, au niveau respiratoire, avec un recours nécessaire à l'hôpital et dans les 2% restants, il faut "des soins très spécifiques dans des services de soins critiques réanimatoires" détaillait Olivier Véran. Quels sont les symptômes au début d'une infection par le coronavirus ? Dans quel ordre apparaissent-ils ? Sont-ils les mêmes chez l'homme que chez la femme ? Comment les différencier d'une grippe, d'une angine ou d'une gastro ? Que faire quand ils sont persistants ou reviennent plusieurs semaines après (syndrome post-Covid) ? Réponses.

Quels sont les symptômes les plus fréquents ?

Dans une étude européenne publiée en avril 2020 par une cinquantaine de médecins ORL et chercheurs sur 1420 patients atteints d'une infection légère ou modérée au COVID-19,  les symptômes les plus couramment observés sont : les céphalées (70,3 %), la perte de l'odorat (70,2 %), l'obstruction nasale (67,8 %), la toux (63,2 %), l'asthénie (63,3 %), les myalgies (62,5 %), la rhinorrhée (60,1 %), la dysfonction gustative (54,2 %), les maux de gorge (52,9 %). La fièvre a quant à elle été signalée par 45,4% des patients.

Symptômes chez les jeunes

Les auteurs de l'étude européenne confirment que la prévalence des symptômes varie selon l'âge et le sexe. Parmi leurs patients, 962 étaient des femmes (67,7%) et 459 des hommes (32,3%). 

Les patients jeunes présentent plus souvent des troubles ORL (oreille, du nez et de la gorge). 

Les patients âgés présentent souvent de la fièvre, de la fatigue et une perte d'appétit.

Les hommes souffrent plus fréquemment de toux et de fièvre.

• La perte d'odorat, les maux de tête, l'obstruction nasale et la fatigue sont plus fréquents chez les femmes.

Selon une pré-publication mise en ligne en août 2020 sur la plateforme médicale Medrxiv, les enfants présenteraient aussi davantage de symptômes gastro-intestinaux que les adultes. 

Quels symptômes chez le bébé, l'enfant plus grand ?

En pédiatrie, le Covid-19 est souvent peu symptomatique, notamment chez les nourrissons. Parmi les signes pouvant faire suspecter une infection au coronavirus chez l'enfant, la Société française de Pédiatrie, liste : 

  • une fièvre >38°, irritabilité inhabituelle,
  • une toux fébrile,
  • des selles liquides, vomissements, douleurs abdominales
  • les signes de gravité sont : toux ou difficultés respiratoires associées à l'un des signes suivants : cyanose, détresse respiratoire aiguë (geignement), signes de pneumonie : prise de boisson ou allaitement impossible, perte de connaissance ou convulsions, tachycardie, marbrures.

Les formes graves et la létalité chez l'enfant sont exceptionnelles. Elles semblent un peu plus fréquentes chez les très jeunes enfants.

Quel est l'ordre d'apparition des symptômes ?

"Selon le début de la maladie, on sait ce qui va se passer dans les phases suivantes de la maladies." 

Les premiers symptômes d'une infection Covid-19 sont le plus souvent peu spécifiques : maux de tête, douleurs musculaires, fatigue. Néanmoins "selon le début d'entrée dans la maladie, on peut prévoir ce qu'il va se passer dans les phases secondaires et notamment dans la phase inflammatoire, la troisième phase" a expliqué le Dr Michel Baux, médecin généraliste, invité au point presse d'Olivier Véran le 5 novembre. En août 2020, des chercheurs de l'Université de la Californie du Sud (USC) ont défini un ordre d'apparition de ces symptômes après avoir analysé les données de plus de 56 000 personnes contaminées en Chine. Ils se sont concentrés sur les symptômes les plus objectifs (toux, fièvre...) et ont exclu les symptômes plus subjectifs comme les effets neurologiques ou la perte d'odorat. Au terme de leur étude, ils ont indiqué que la plupart du temps survenaient en premier la fièvre (quand elle est présente, ce qui n'est pas toujours le cas), une toux, puis des douleurs musculaires, des nausées et/ou des vomissements et enfin, des diarrhées. L'aggravation clinique survient en moyenne 8 à 9 jours après les premiers symptômes.

schéma symptôme covid
Présentation clinique des symptômes typiques et atypiques du Covid-19 © Coreb

Un rhume

"Dans plus de 80% des cas, les signes (d'une infection par le coronavirus) sont mineurs. Ce sont des angines ou des rhinopharyngites" constatait le Pr Karine Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, en mars 2020. Les premiers malades du coronavirus ont effectivement décrit les symptômes du rhume (nez qui coule, fatigue...) mais aussi un état grippal qui peut être "puissant" comme nous l'expliquait Olivier Sadou, infecté par le coronavirus, au mois de mars. Des courbatures et une sensation d'abattement général font aussi partie des symptômes de l'infection.

Certains malades testés positifs au Covid-19 n'ont pas de fièvre.

Un mal de gorge, comme une angine

Une infection à coronavirus peut entraîner un mal de gorge. Comme le rappelait (plus haut) le Pr Lacombe, parmi ses signes, des malades rapportent des angines.

La perte du goût et de l'odorat surtout chez les jeunes

C'était un symptôme inattendu. Plusieurs ORL et infectiologues français ont constaté la survenue de perte brutale de l'odorat ("anosmie") souvent associée à une perte du goût (agueusie) mais sans obstruction nasale, chez des patients suspects ou confirmés COVID-19. Souvent chez des malades "plutôt jeunes" et ayant des formes "peu sévères" de la maladie, rapportait le Pr Jérôme Salomon, Directeur général de la santé dans un point de situation de l'épidémie fin mars. Ce qu'a confirmé une étude européenne publiée en mai 2020 : "Les patients jeunes présentent plus souvent des troubles ORL (oreille, du nez et de la gorge)." Et de constater aussi que "les femmes étaient nettement plus atteintes par cette anosmie". Pour eux, la perte d'odorat était un symptôme clé chez les patients atteints de Covid-19 légère à modérée. Elle n'était pas associée ni à une obstruction nasale, ni à une rhinorrhée (nez qui coule) parmi leurs sujets. Une étude menée par l'hôpital Foch de Suresnes a confirmé en septembre 2020 que l'anosmie touche 75 à 85% des patients atteints d'une forme légère ou modérée du Covid-19, contre 10 à 15% dans les cas graves. Ce serait donc un signe plus rassurant qu'inquiétant.

affiche symptomes covid que faire
Que faire en cas de symptômes du Covid-19 ? © Ministère de la Santé

Pourquoi une perte de l'odorat ? "Le coronavirus s'attaque aux cellules du système nerveux central, c'est comme ça qu'il va perturber le goût et l'odorat du malade", expliquait le Pr Karine Lacombe le 28 mars. Des chercheurs d'INRAE, en collaboration avec l'Anses, ont démontré, chez le hamster, que le virus infecte des cellules de la muqueuse nasale, mais pas les nerfs olfactifs. Ils ont constaté qu'en plus de l'infection des cellules de soutien, il y avait une desquamation de la muqueuse nasale, ce qui pourrait expliquer la perte d'odorat. La desquamation de la muqueuse nasale entraîne une perte des neurones olfactifs responsables de la détection des odeurs. Si le même mécanisme se déroule chez l'Homme, il pourrait être à l'origine de l'anosmie observée.

Combien de temps ça dure ? Concernant le goût, la dernière étude de l'hôpital Foch montre que 90,6% des patients l'ont retrouvé 2 mois après la fin de la maladie à coronavirus. Concernant la perte de l'odorat, 75 à 85 % des patients anosmiques semblent le récupérer 2 mois après la fin de la maladie, toujours selon cette même source.

Que faire ? Consulter un médecin traitant ou ORL si le trouble persiste et ne pas s'auto-médiquer. Le Syndicat national des médecins spécialistes en ORL et chirurgie cervico-faciale (SNORL) a recommandé aux médecins de ne pas prescrire de corticoïdes par voie générale ou locale en cas d'anosmie ou de dysgueusie aiguës (gout amer dans la bouche) et d'éviter les lavages de nez "à risque de dissémination virale le long des voies aériennes". 

Perte de l'audition, un nouveau symptôme

Un nouveau symptôme a été présenté en octobre 2020 par des médecins britanniques dans la revue BMJ Case Reports : la perte soudaine de l'audition dite "neurosensorielle" (SSNHL). Pour l'instant, pas de raison de s'inquiéter outre mesure puisque "seuls quelques cas de perte auditive après COVID-19 ont été signalés" dans la littérature, indiquent les auteurs qui rapportent leur premier cas dans l'article du 13 octobre. Il s'agit d'un patient asthmatique de 45 ans hospitalisé dans leur hôpital londonien, dans un état grave du Covid-19. Il a été intubé 30 jours, a eu une embolie pulmonaire, une pneumonie, une hypertension pulmonaire et une anémie. Une semaine après l'extubation, il a présenté des acouphènes et une perte auditive soudaine du côté gauche. Il n'avait aucun antécédent de perte auditive ou de pathologie de l'oreille. Son audition s'est améliorée après l'administration de stéroïdes. "Malgré la littérature considérable sur le COVID-19 et les divers symptômes associés au virus, il y a un manque de discussion sur la relation entre le COVID-19 et l'audition" ont fait remarquer les médecins anglais. Or, selon eux, il est important d'envisager la possibilité d'une relation entre les deux et d'éventuellement penser à faire des dépistages en milieu hospitalier.

Avec ou sans fièvre

La fièvre peut être présente lors d'une infection par le Covid-19 sans être forcément très élevée. Dans un rapport de l'OMS publié en février, relayant une étude sur 55 924 malades chinois testés positifs au coronavirus, la fièvre était rapportée par 88% des sondés. Alors que dans l'étude européenne menée sur des formes légères à modérées de Covid-19, elle ne concernait que 45% des sujets. Elle peut monter à 37,5-38°. Elle peut aussi être absente ce qui ne veut pas dire qu'une infection par le coronavirus est exclue. Certains malades testés positifs au Covid-19 n'ont pas de fièvre.

Des maux de tête parfois intenses

Le virus Sars-CoV-2 est souvent associé à des maux de tête. Dans les formes plus sévères, ces maux de tête peuvent être très intenses. Dans l'étude chinoise citée plus haut, 14% des malades avaient mal à la tête. Olivier Sadou nous avait rapporté des maux de tête "violents" comme rarement il avait eu.

Des symptômes dermatologiques, plusieurs jours après le début de l'infection

Urticaire, engelures... Les atteintes dermatologiques sont des manifestations décrites à partir du mois d'avril 2020 chez des malades du coronavirus. Les dermatologues ont d'abord été alertés par la survenue de taches rouges (érythème) sur le visage de patients infectés par le Covid-19. Dans un communiqué du 6 avril, le Syndicat national des dermatologues-vénérologues (SNDV) précise : "Il s'agit d'acrosyndromes (aspect de pseudo-engelures des extrémités), apparition subite de rougeurs persistantes parfois douloureuses, et des lésions d'urticaire passagères". La Société française de dermatologie (SFD) a expliqué que ces symptômes "surviennent plutôt tard dans l'infection, pouvant ainsi suggérer un mécanisme d'origine immunologique". Cette autorité estime qu'il faut davantage de preuve "pour affirmer qu'il s'agit d'un signe précoce du Covid-19 devant conduire à suspecter fortement le diagnostic (comme peut l'être l'anosmie) et conduire à l'isolement du patient". Plus récemment, en octobre, une analyse du Registre international des répercussions dermatologiques de la Covid-19 présentée lors du 29e Congrès de l'Académie européenne de dermatologie et de vénéréologie rapporte des signes inflammatoires au niveau des orteils. Près de 1 000 cas de patients présentant des manifestations cutanées de Covid-19 dans 39 pays ont été enregistrés. Parmi eux, "des patients ont eu un gonflement des orteils, une décoloration (les orteils deviennent rouges puis violets). Cela dure en moyenne 15 jours environ mais certains patients ont des douleurs aux orteils pendant plusieurs mois", a déclaré le Dr. Esther Freeman, Directrice au Massachusetts General Hospital de Boston qui a participé à l'analyse. Selon elle, ces signes ne doivent pas être négligés : "La peau peut être considérée comme une fenêtre sur le reste du corps parce que c'est une inflammation que vous pouvez voir - et qui peut être le signe d'une inflammation ailleurs." Néanmoins elle se veut rassurante : " Je ne veux pas que les gens paniquent. Je pense qu'il est important d'être rassuré sur le fait que cela est généralement associé à une maladie assez bénigne... Il est juste important de reconnaître qu'il existe un sous-groupe de patients qui semblent avoir ces symptômes persistants et c'est un groupe que nous devons mieux comprendre." 

L'aggravation clinique survient en moyenne 8 à 9 jours après les premiers symptômes.

Que faire ? Les patients qui ont des problèmes cutanés avec peut-être d'autres signes pouvant faire penser à une infection Covid-19 doivent consulter un dermatologue. "Il faut être attentif à ces signes cutanés et rechercher dans le contexte, d'autres signes cliniques, mais il faut aussi rester prudent, car toute engelure n'est pas obligatoirement un signe de Covid, les engelures étant quand même une dermatose assez fréquente". rappelle la SFD.

Les précisions du docteur Pierrick Hordé :

Chargement de votre vidéo
"Santé médecine : Les autres symptômes du coronavirus"

Des symptômes digestifs : diarrhée, vomissements...

Des troubles digestifs (diarrhées, vomissements...) peuvent survenir en cas de contamination par le nouveau coronavirus. Une étude américaine publiée en mars sur des patients atteints du coronavirus en Chine a montré que sur 107 hommes et 97 femmes âgés en moyenne de 54,9 ans, près de la moitié (48,5%) s'était rendue à l'hôpital pour des troubles digestifs tels que de la diarrhée (29,3%), des vomissements (8%) ou des douleurs abdominales (4%). Ces symptômes étaient plus prédominants quand les sujets présentaient une forme grave de l'infection. Parmi les sujets atteints de troubles digestifs, sept n'avaient aucun signe d'atteinte respiratoire. En France, la Direction générale de la Santé indiquait le 22 mars que "des formes avec symptomatologie digestive (notamment diarrhée), état confusionnel, initialement non fébriles sont souvent au premier plan chez les personnes âgées". Ce symptôme a ensuite aussi été observé chez les enfants et les bébés. Parmi les hypothèses envisagées par les chercheurs : le SARS-CoV-2 infecterait les cellules dotées à leur surface d'un récepteur appelé "ACE2". Ce récepteur est présent dans les cellules du système respiratoire mais aussi dans celles du tube digestif. Voilà pourquoi le nouveau coronavirus pourrait modifier le transit. Il pourrait aussi provoquer des atteintes au niveau du foie et perturber le microbiote intestinal.

Dyspnée et détresse respiratoire : les signes plus graves

L'OMS distingue plusieurs syndromes cliniques associés au SARS-CoV-2 : la maladie non compliquée, la pneumonie non sévère, la pneumonie sévère, le SDRA (syndrome de détresse respiratoire aigue), le sepsis et le choc septique. Une dyspnée voire une détresse respiratoire sont les premiers signes graves d'une infection Covid-19. Et ils touchent "environ une personne sur six contractant la maladie", indique l'OMS. La dyspnée correspond à des difficultés respiratoires. Concrètement "ce sont des signes de pneumonie donc d'infection du poumon. C'est globalement un taux d'oxygène qui va baisser et un syndrome infectieux qui va augmenter, de la fièvre qui augmente, des difficultés respiratoires, on cherche de l'air, on s'étouffe un peu de l'intérieur, la fréquence respiratoire augmente, les ongles sont un peu bleutés" décrit le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'Hôtel-Dieu. On parle alors de SDRA ou Syndrome de Détresse Respiratoire Aigue. C'est une urgence vitale. L'aggravation clinique survient en moyenne 8 à 9 jours après les premiers symptômes.

→ Ressentir un essoufflement dans des activités simples chez soi est un signe qui doit alerter", a rappelé le Pr Jérôme Salomon le 27 mars. Il ne faut pas attendre que cela empire. Ce symptôme nécessite une téléconsultation ou un appel au 15.

Un virus asymptomatique chez beaucoup de malades

Les autorités et scientifiques le disent depuis le début de l'épidémie, le coronavirus peut infecter une personne sans entraîner de symptômes. La personne est dite "asymptomatique" mais est quand même contagieuse. Chez ces personnes, les anticorps contre le virus disparaitraient plus rapidement selon une étude britannique publiée le 26 octobre.

Au bout de combien de temps apparaissent-ils ?

La durée moyenne d'incubation du virus Sars-CoV-2 est de 5 jours donc c'est généralement à ce moment que surviennent les premiers symptômes. La durée maximale peut être portée 12-14 jours d'incubation. 

Quelle est la durée des symptômes ?

Se remettre d'une infection au coronavirus est assez long. Des malades ont rapporté une fatigue prolongée et une perte de goût et de l'odorat pouvant s'étaler sur 8 à 10 jours. D'après l'étude européenne la durée moyenne des symptômes est de 11 +/- 5 jours. Durant cette quinzaine de jours, de nouveaux symptômes peuvent apparaître quand d'autres partent, comme nous l'expliquait Olivier Sadou : "Les symptômes changent et arrivent différemment". La guérison est spontanée "sauf quand il y a une forme grave et qu'on se retrouve en réanimation" informait le Dr Kierzek. 

→ Une étude anglaise menée sur plus de 4000 personnes et publiée le 21 octobre a montré que les personnes présentant certains symptômes (fatigue, maux de tête, problèmes respiratoires (essoufflement), mal de gorge, toux persistante, perte de l'odorat) au cours de la première semaine d'infection au Covid-19 étaient plus à risque de "formes longues" d'infection (plus de 4 semaines). Les formes longues étaient aussi plus probables avec l'augmentation de l'âge (70 ans et+), de l'IMC et chez les femmes (50-60 ans).

Que faire en cas de symptômes ?

Si vous pensez présenter des symptômes d'une infection au coronavirus, il faut contacter votre médecin traitant (par téléphone avant de vous déplacer directement à son cabinet). Selon vos symptômes, il pourra vous prescrire une ordonnance pour aller vous faire tester sans attendre. Vous serez prioritaire. En attendant les résultats de votre test, votre devez rester isoler à votre domicile, porter le masque, réduire les contacts au strict minimum. Si vous ne pouvez pas télétravailler, votre médecin pourra vous délivrer un arrêt de travail. Si les symptômes s'aggravent ou si vous avez des difficultés respiratoires, il faut appeler le SAMU en composant le 15. 

Chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 doit réaliser dans les plus brefs délais un test de recherche du virus. Dans l'attente des résultats, les personnes doivent s'isoler et réduire leurs contacts au strict minimum.

Sources :

• Avis n°8 du Conseil scientifique COVID-19 27 juillet 2020 Se préparer maintenant pour anticiper un retour du virus à l'automne. 27 juillet 2020.

COVID-19 : point épidémiologique du 23 juillet 2020, Santé Publique France.

• Part des formes asymptomatiques et transmission du Sars-CoV-2 en phase pré-symptomatique, Santé Publique France, 8 juillet 2020.

• Sia, S.F., Yan, L.M., Chin, A.W.H., Fung, K., Choy, K.T., Wong, A.Y.L., Kaewpreedee, P., Perera, R., Poon, L.L.M., Nicholls, J.M., Peiris, M., Yen, H.L., 2020. Pathogenesis and transmission of SARS-CoV-2 in golden hamsters. Nature.

• Romoli, M., Jelcic, I., Bernard-Valnet, R., Garcia Azorin, D., Mancinelli, L., Akhvlediani, T., Monaco, S., Taba, P., Sellner, J., 2020. A systematic review of neurological manifestations of SARS-CoV-2 infection: the devil is hidden in the details. European journal of neurology

• Chien JR et al. Olfactory and Gustatory Dysfunctions as a Clinical Presentation of Mild to Moderate forms of the Coronavirus Disease (COVID-19): A Multicenter European Study. Eur Arch Otorhinolaryngol. 2020 Apr 6. doi: 10.1007/s00405-020-05965-1.

• Covid-19: identifying and isolating asymptomatic people helped eliminate virus in Italian village. BMJ 2020.

• Covid-19 et lésions cutanées : la Société Française de Dermatologie appelle à la vigilance mais également à la prudence. Société française de dermatologie, 8 avril 2020.

• Communiqué de presse SNDV, COVID et Peau. 6 avril 2020.

Covid-19