Test Covid-19 : PCR, antigénique, prix, en laboratoire ou pharmacie ?

Chargement de votre vidéo
"Test Covid-19 : PCR, antigénique, prix, en laboratoire ou pharmacie ?"

Le test de référence pour dépister le coronavirus se fait par RT-PCR, dans le nez. Les tests antigéniques, sur le même process, se déploient en France avec des délais de résultats raccourcis. A qui sont-ils destinés ? Comment trouver un laboratoire pour se faire dépister ? Peut-on aller en pharmacie faire un test rapide ? Est-ce gratuit ? Avec ou sans ordonnance ?

[Mise à jour le jeudi 22 octobre à 16h07] La circulation du coronavirus en France se poursuit à un niveau élevé. Actuellement, 13% des tests Covid-19 réalisés en France sont positifs, principalement chez les personnes présentant des symptômes de l'infection au coronavirus. En l'absence de vaccin pour endiguer l'épidémie, tester les possibles cas positifs au virus puis les isoler en quarantaine pour casser les chaînes de transmission reste prioritaire. C'est dans ce but que le gouvernement a autorisé le déploiement de tests rapides antigéniques en France depuis ce mois d'octobre. Ils viennent en complément du dépistage de référence réalisé par PCR dans les laboratoires. La Haute Autorité de Santé a aussi validé récemment le recours au test salivaire ainsi que leur remboursement. Où se faire tester ? Etes-vous prioritaire ? Quel formulaire faut-il remplir avant de venir au laboratoire ? Est-ce gratuit ? Où trouver un centre de dépistage près de chez soi ? Comment se passe le test ? Faut-il toujours une ordonnance ? Guide.

Dépistage du coronavirus en France : combien par jour ?

La France réalise actuellement 1,3 million de test par semaine soit un peu plus de 170 000 par jour. Sur les 7 derniers jours, 13% des tests Covid-19 réalisés en France sont positifs indique Santé Publique France le 19 octobre. Depuis le 25 juillet, tous Français peut se faire tester, même s'il n'a pas de symptômes, ni d'ordonnance. 

nombre test covid france
Nombre de tests Covid-19 réalisés en France depuis le début de l'épidémie. © Gouvernement.fr

►"Les premiers tests ont été distribués fin janvier-début février 2020 aux hôpitaux" rappelait le Pr Arnaud Fontanet, membre du Comité scientifique Covid-19 le 20 avril 2020. Au début, il avait été décidé de tester les personnes qui présentaient des symptômes d'atteintes respiratoires (toux, fièvre, essoufflement, syndrome de détresse respiratoire aigue) et s'il y avait eu un contact avec la Chine ou avec une personne revenant de Chine. Mais face à l'augmentation des cas et en pleine épidémie de grippe, tester toutes les personnes présentant de tels symptômes devenait impossible par manque de capacités de tests. Ce manque de tests aurait coûté à la France une flambée épidémique plus importante qu'en Allemagne selon le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil Scientifique Covid-19 : "L'Allemagne a largement utilisé les tests de diagnostic bien avant nous et dès le mois de janvier, dès début février, l'Allemagne utilisait, en gros, autour de 60 000 tests par jour, alors que début mars, il y avait une utilisation de 3 000 tests par jour [en France]", a-t-il expliqué sur France Inter le 5 juin.

► Le 14 mars quand la France est passée au stade 3 de l'épidémie, seules les personnes à risque étaient testées (soignants...). Le dépistage a été priorisé et étendu aux résidents des Ehpad et aux personnels qui les accompagnent le 6 avril.

►Le 11 mai, lors du déconfinement, tous les Français qui présentaient des symptômes évocateurs du Covid-19 pouvaient se faire tester. 

► Depuis le 25 juillet, les tests peuvent être réalisés sans présenter de symptômes et sans ordonnance.

► Début septembre, face à l'afflux de patients, une priorisation des publics est instaurée pour la réalisation des tests. Les personnes avec ordonnance et symptômes sont prioritaires ainsi que les cas contacts "à risque".

Liste des tests validés en France

Tous les tests de dépistage du coronavirus validés par le Centre national de référence (CNR) en France sont indiqués sur le site du ministère de la Santé. Parmi eux : 75 tests sérologiques "rapides" remboursés par la Sécurité sociale et réalisables uniquement en laboratoire, et 57 tests RT-PCR.

Types de tests de détection du coronavirus

Face à la sévérité de la pandémie de coronavirus, les laboratoires et les instituts de recherches ont développé des solutions de diagnostique permettant de détecter le virus SARS-Cov-2, responsable de l'épidémie Covid-19. Parmi les solutions proposées :

Test virologique ou PCR (nez)

Le test diagnostique dit "virologique" ou "PCR" ("polymerase chain reaction") est le test de référence en France pour dépister le coronavirus, depuis le début de l'épidémie. Il permet de faire le diagnostic précoce de l'infection via un prélèvement naso-pharyngé (gorge, nez, nasopharynx) qui se fait à l'aide d'un petit écouvillon (goupillon) inséré dans le nez. Il s'agit d'un test facile à effectuer, non invasif mais désagréable pour le patient car un peu douloureux. Il est effectué par un médecin, biologiste ou une infirmière. L'échantillon est analysé par un laboratoire spécialisé afin de rechercher la présence du matériel génétique du coronavirus et ainsi confirmer le diagnostic de l'infection. En temps normal, le laboratoire a connaissance du résultat en 3 heures. 

Test sérologique à la recherche des anticorps (sang)

La sérologie peut être réalisée au moyen de tests automatisables (de type enzyme-linked immunosorbent assay (ELISA) par exemple) ou de tests rapides. Les tests sérologiques automatisés de type ELISA et les tests sérologiques unitaires rapides recherchent des anticorps liés au coronavirus dans le sang qui peuvent déterminer si une personne a déjà été infectée par le coronavirus. Par la détection des anticorps (IgG notamment), ces tests permettent de confirmer une infection passée, ces anticorps apparaissant au cours de l'infection (détection possible dès le 6e jour de la maladie, mais parfois qu'après le 28e jour chez les patients ayant des formes cliniques frustres) et se renforçant au cours de la convalescence.

"Un test sérologique positif ne doit pas changer votre comportement, vous pouvez encore contaminer une personne. "

Que disent-ils ? "Ils disent : vous avez été en contact avec le virus mais aujourd'hui on n'est pas en mesure de dire si ce contact avec le virus s'accompagne d'une protection donc si vous pouvez vous considérer protégé d'une réinfection. On ne sait pas si les anticorps que vous avez sont protecteurs" expliquait le Pr Arnaud Fontanet de l'Institut Pasteur, au printemps. Ce que confirmait Olivier Véran le 28 mai : " Un test sérologique positif ne doit pas changer votre comportement, vous pouvez encore contaminer une personne, la distanciation sociale s'applique à tous, que le test sérologique soit positif ou négatif. La sérologie ne remplace pas le test PCR".  

Qui est concerné ? Pour les tests sérologiques, la HAS recommande qu'il soit fait pour un(e) :

  • Diagnostic initial de patients symptomatiques sans signes de gravité suivis en ville, et de patients symptomatiques graves hospitalisés, en cas de discordance entre le tableau clinique et le résultat du test virologique (par RT-PCR) ;
  • Diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques - graves et hospitalisés ou sans signe de gravité et suivis en ville - n'ayant pas pu faire l'objet d'un test virologique dans le délai de sept jours durant lequel il est sensible ;
  • Diagnostic étiologique à distance chez des patients symptomatiques sans signe de gravité diagnostiqués cliniquement mais n'ayant pas fait l'objet d'un test virologique ;
  • Détection d'anticorps chez les professionnels soignants et personnels d'hébergement collectif (EHPAD, prisons etc.) non symptomatiques, lors de dépistage et détection de personnes contact par amplification génique selon les recommandations en vigueur après un test virologique négatif et uniquement à titre individuel.

Test antigénique

test antigénique covid
Test antigénique © SYSPEO/SIPA

Un nouveau type de test appelé "antigénique" est autorisé en France par arrêté paru au Journal Officiel le 16 septembre. Il s'agit de tests rapides autorisés plus tôt que prévu pour "décharger les laboratoires de biologie médicale de certaines patientèles et améliorer les délais de transmission des résultats des tests RT-PCR" indique le texte. La Haute Autorité de Santé a donné son feu vert, le 25 septembre, à leur déploiement. Ces tests recherchent non pas le matériel génétique du virus, mais une protéine présente dans le virus. Ils répondent à la question "le patient est-il oui ou non atteint du COVID-19 ?". La technique d'analyse est plus rapide et ne nécessite en général pas d'équipement spécifique. Ces tests se font pour le moment sur prélèvement nasopharyngé, avec un rendu des résultats dans les 30 minutes

Test rapide : TDR, TROD

Quand on parle de dépistage rapide du Covid-19, il peut s'agir des tests sérologiques recherchant la présence d'anticorps au virus, dans le sang, en quelques minutes ou des tests antigéniques réalisés par PCR. Parmi ces tests rapides : des tests TDR (Test de Diagnostic Rapide), TROD (Test Rapide d'Orientation Diagnostique) et des autotests. "Ces tests ne permettent pas de statuer si la personne est contagieuse ou pas" rappelle la Haute Autorité de Santé (HAS) dans un Rapport d'évaluation du 14 mai 2020. Selon un arrêté du 11 juillet, les pharmaciens sont autorisés à réaliser des tests TROD. La HAS recommande leur utilisation pour orienter le diagnostic d'une infection Covid-19, pour les patients symptomatiques sans facteur de gravité, pour les populations ayant des difficultés d'accès à un laboratoire de biologie médicale ; pour les personnels soignants et les personnels d'hébergements collectifs symptomatiques sans signe de gravité.

Autotests de dépistage du Covid-19

Les autotests de dépistage du coronavirus font partie des tests rapides, en quelques minutes. Le prélèvement, la lecture et l'interprétation des résultats sont réalisés par l'individu lui-même. Ils sont interdits en France.

Test salivaire

test salive cnrs coronavirus
Test salivaire de diagnostic du SARS-CoV-2 EasyCov avec un tube fermé de 0,5 mL contenant l’ensemble des réactifs nécessaires à une révélation de la présence du virus. © SkillCell

Dans le principe, la Haute Autorité de Santé a validé le 18 septembre le recours au test salivaire et leur remboursement, de préférence pour les personnes symptomatiques pour lesquelles le prélèvement nasopharyngé est difficile voire impossible (enfants, personnes âgées, personnes présentant des troubles psychiatriques). Elle ne les recommande pas pour les personnes asymptomatiques, faute d'efficacité. Les tests salivaires seraient fiables à 80% contre 90 à 95% pour les tests PCR. "La salive est un milieu particulier, avec de nombreux enzymes, mais peut être aussi une réaction directe du virus à partir des glandes salivaires" expliquait le Conseil scientifique Covid-19 au printemps. Parmi les tests salivaires, celui du laboratoire toulousain Axiotis connait un vif succès. Disponible sans prescription médicale en 24 heures, il peut être commandé en ligne, pour 40 euros (non remboursé par la Sécurité sociale), hors frais d'envoi. Une enveloppe est donné pour renvoyer le test au laboratoire. "La méthode de prélèvement n'étant pas encore officiellement homologuée, le résultat final ne doit être, pour l'instant, utilisé qu'à titre d'auto-contrôle" prévient le laboratoire sur son site. Un autre test salivaire a été mis au point en France par le CNRS et le CHU de Montpellier mais n'a pas encore eu le feu vert de la Haute Autorité de Santé, le test EasyCov. La technique RT-LAMP sur laquelle est basée EasyCov permet d'amplifier l'ARN du virus puis de révéler ou non sa présence dans un échantillon salivaire. 

Qui est prioritaire pour le test ?

Depuis le 25 juillet, tous les Français qu'ils présentent ou non des symptômes évocateurs d'une infection Covid-19 peuvent se faire tester par PCR. Mais pour limiter les files d'attente dans les zones de forte affluence comme en Ile-de-France, une priorisation des publics est mise en place depuis le mois de septembre. Sont prioritaires : 

  1. Les personnes avec ordonnance, présentant des symptômes de COVID-19 ;
  2. Les personnes ayant eu un contact à risque avec un cas confirmé, et ayant été contactées par la CPAM ou l'ARS dans le cadre du contact tracing (SMS ou mail de l'Assurance Maladie ou de l'ARS si cas contact à présenter)
  3. Les professionnels de santé et professionnels assimilés intervenant à domicile (carte CPS ou justificatif de travail à présenter).

→ "Il ne sert à rien de se tester trop souvent, rappelait le ministre de la Santé Olivier Véran, le 17 septembre. Le test doit être fait si vous avez un doute, si vous avez des symptômes et si le cas contact est avéré, si vous avez été appelé par l'Assurance maladie ou l'ARS." 

Cas contact

Si vous êtes "cas contact" d'une personne contaminée (qu'elle présente ou non des symptômes) : vous devez réaliser un test de dépistage (PCR) 7 jours après le dernier contact avec la personne malade si vous ne vivez pas avec elle (contact en entreprise, à l'école) ou 24 heures après si vous vivez dans le même foyer que la personne contaminée. Vous restez isolé en attendant les résultats. Si le test revient négatif, vous pouvez ressortir.

Test chez les enfants

Le dépistage du coronavirus chez l'enfant revêt les mêmes conditions que chez l'adulte. Il peut être réalisé lors de symptômes évocateurs du Covid-19 ou si l'enfant est "cas contact" d'une personne récemment diagnostiquée positive. Les parents doivent prendre rendez-vous dans un laboratoire pour faire réaliser le test à l'enfant. Le prélèvement doit être réalisé par une personne compétente pour ce type de prélèvement chez les enfants. Il s'agira comme pour les adultes d'un test PCR réalisé sous la forme d'un prélèvement nasal en quelques secondes. Un échantillon de mucus est prélevé dans le nez grâce à un long coton-tige, appelé écouvillon. Une fois récupéré, l'échantillon est analysé par le laboratoire. Les résultats sont généralement disponibles sous 48 heures. "Très peu de laboratoires acceptent de pratiquer le test sur les bébés, précise le Dr Sylvie Hubinois, médecin pédiatre, mais il est indispensable en cas de symptômes de maladie. Les tests salivaires instantanés se développent, nous espérons une disponibilité d'ici quelques mois". Ces tests seront plus faciles à réaliser sur les très jeunes enfants.

→ En attendant les résultats, l'enfant doit rester à la maison, il faut limiter ses contacts extérieurs et continuer d'appliquer les gestes barrières. 

→ En cas de positivité du test, il faut s'isoler 7 jours à la maison "Une enquête de cas contact sera lancée sur l'entourage familial, le personnel de la crèche, de l'école" explique la pédiatre. L'enfant ne peut plus aller à l'école avant le délai défini par son médecin. L'ensemble des membres du foyer sont testés pour évaluer l'étendue des transmissions intra-foyer. Les parents doivent prévenir sans délai l'école de leur enfant.

Où se faire dépister ?

Le dépistage du coronavirus peut se faire avec ou sans rendez-vous :

Il ne faut en aucun cas se rendre directement dans les laboratoires de biologie, mais les appeler au préalable.

  • Pour les patients diagnostiqués à l'hôpital ou hospitalisés avec signes de gravité, ces tests sont réalisés dans les hôpitaux. Depuis le 22 juillet, les aides-soignants, les secouristes et tous les étudiants en santé peuvent réaliser des tests Covid-19. 
  • Pour les patients ayant des symptômes du Covid-19 et une ordonnance médicale, il est possible d'être testé dans les laboratoires en ville. Il est aussi possible de se faire tester à domicile par des équipes médicales qui se déplaceront si le médecin le juge nécessaire. 
  • Pour les personnes qui n'ont pas de symptômes et pas d'ordonnance, il est aussi possible d'être testé par PCR dans les laboratoires en ville ou dans les centres de dépistages répartis un peu partout en France (mais elles ne sont pas prioritaires).
  • Depuis le 11 juillet, il est possible de réaliser un test sanguin rapide en pharmacie. 
  • Pour les personnes identifiées comme ayant été en contact, avec un risque élevé de transmission, avec une personne testée positivement, le test pourra se faire en laboratoire, sur présentation de l'ordonnance du médecin ou du SMS reçu de l'Assurance Maladie confirmant le statut de "cas contact à risque" et vous donnant ainsi priorité.  
  • A certains publics dans le cadre de campagnes spécifiques de dépistage : les personnes vulnérables, résidents de structures d'hébergement collectif et personnels exerçant dans ces structures en cas de premier cas confirmé au sein de la structure.

Comment trouver un laboratoire ?

Trouver un laboratoire pour se faire dépister du coronavirus est compliqué depuis la rentrée de septembre et l'intensification des demandes. La liste des centres de dépistages du Covid-19 est disponible sur Sante.fr ou sur le site du ministère de la Santé (cliquer sur "Sites de prélèvements"). Une fois que le lieu de dépistage est identifié, il faut appeler pour prendre rendez-vous. Si le laboratoire réalise le test sur place, il faut venir avec sa carte d'identité, Carte Vitale et l'ordonnance. Sans oublier de porter un  masque. Il faut aussi remplir un formulaire avant la venue en laboratoire afin de gagner du temps et faciliter votre passage. De retour à la maison, il faut rester isolé en attendant les résultats. 

Quelle est la durée du test ?

Le prélèvement par PCR, dans les narines, ne prend que quelques secondes.

Faut-il avoir une ordonnance ?

Depuis le 25 juillet, les tests PCR peuvent être réalisés sans ordonnance, que vous présentiez des symptômes ou non, y compris pour les personnes dites "cas contacts". Un test sérologique peut aussi être effectué sans ordonnance mais ne répondra alors à aucune indication médicale, sa signification ne sera pas explicitée par un médecin et il ne sera pas remboursé par la Sécurité sociale.

→ Les personnes avec ordonnance sont prioritaires pour la réalisation du test.

Délai de résultats 

Le délai pour avoir un résultat de test PCR est entre trois et cinq heures au laboratoire. Le résultat de cet examen est normalement rendu au patient dans les 24 heures, et au médecin prescripteur, avec information à la cellule d'intervention de Santé Publique France en région, à l'Agence régionale de santé et au centre de crise de la Direction Générale de la Santé. Les délais se sont allongés en septembre (allant jusqu'à 3 semaines) avec l'afflux de patients dans certains laboratoires, notamment en Ile-de-France. Ils semblent se réduire en octobre. Selon les déclarations d'Olivier Véran le 15 octobre, 91% des résultats des tests sont rendus en 48 heures en moyenne en France. Les tests antigéniques à venir pourront délivrer leurs résultats en 30 minutes.

Test positif : que faire après ?

test covid-19 positif ou négatif
Procédure de dépistage envisagée par le gouvernement à partir du 11 mai 2020. © Twitter Ministère de la Santé

Dès lors que la personne a été testée positive, les cas contacts les plus à risque doivent être testés et isoler pour casser la chaîne de transmission du virus. "Si le test est positif, le médecin vous suivra et alertera l'Assurance maladie pour réaliser une enquête et appeler les cas contacts" a poursuivi le ministre de la Santé. Un isolement à domicile sera mis en place pour une durée de 7 jours. "Si vous partagez votre logement, restez dans une pièce spécifique en évitant les contacts avec les autres personnes du domicile, a détaillé le ministre de la Santé, il ne faut pas toucher les objets touchés par les autres personnes, aérer votre domicile, porter en permanence un masque, les visites sont déconseillées, vous pourrez aller chercher des masques en pharmacie sans ordonnance." Si les symptômes s'aggravent, n'attendez pas, appelez le médecin ou le 15.

Si un test TROD est positif, il est nécessaire de réaliser ensuite un prélèvement sanguin dans une laboratoire.

Test négatif

Même si le résultat du test est négatif, le patient ne doit avoir aucun contact avec des personnes fragiles pendant une semaine (personnes âgées de 65 ans et plus, porteuses d'une maladie chronique, avec obésité importante ou femme enceintes au 3e trimestre de grossesse). Il y aurait 20 à 30% de tests faussement négatifs c'est-à-dire une infection au COVID avec test nasopharyngé (PCR) négatif, quand le test est réalisé trop tôt ou trop tard. Il sort du domicile en portant systématiquement un masque. L'Assurance Maladie pourra lui adresser un arrêt de travail pour couvrir la période où il doit rester isoler. Les cas contacts négatifs au test peuvent retourner au travail sans délai.

Quel est le prix des tests ? Est-ce gratuit ?

Le coût du test de dépistage du coronavirus par PCR est de 54 euros. A partir du 25 juillet, il est remboursé à 100% par l'Assurance Maladie, même sans avoir d'ordonnance et sans avance de frais. Pour les tests sérologiques et rapides, les prix de référence fixés pour le remboursement de l'acte sont de 12,15 euros pour un test ELISA et de 9,45 euros pour un test de diagnostic rapide.

Sources :

COVID-19 : les tests antigéniques sont performants chez les patients symptomatiques. Haute Autorité de Santé. Communiqué de presse. 25 septembre 2020.

• Avis n°8 du Conseil scientifique COVID-19 27 juillet 2020 Se préparer maintenant pour anticiper un retour du virus à l'automne. 27 juillet 2020.

Sérologie : les réponses à vos questions, 29 mai 2020.

Place des tests sérologiques rapides (TDR, TROD, autotests) dans la stratégie de prise en charge de la maladie COVID19. HAS. 14 mai 2020.

Avis du Conseil scientifique COVID-19 2 avril 2020 Etat des lieux du confinement et critères de sortie.

Publication de l'Institut Pasteur, résultats de tests sérologiques, 23 avril 2020.

Information du Gouvernement, Tests et dépistage, 10 mai 2020.

Covid-19