Liposuccion : déroulé de l'opération, prix, techniques, risques

Cuisses, ventre... La liposuccion est une intervention de chirurgie esthétique qui permet de retirer la graisse de façon sélective par un phénomène d'aspiration (lipoaspiration ou liposculpture), à l'aide de petites canules insérées sous la peau.

Liposuccion : déroulé de l'opération, prix, techniques, risques
© 123RF-staras

Avant de prendre la décision de subir une liposuccion, il est primordial d'avoir toutes les cartes en main. À qui s'adresser pour une opération en toute sécurité, en quoi ça consiste, quels sont les prix, comment booster les résultats après l'intervention et surtout avoir tous les conseils d'un médecin pour être certaine que cette technique de chirurgie corresponde à votre profil ? On vous guide. 

Qu'est-ce qu'une liposuccion ?

Également appelée "lipoaspiration" ou "liposculpture", la liposuccion est une intervention chirurgicale qui consiste à extraire la masse graisseuse excédentaire d'un patient par une aspiration à l'aide de canules (3/4 millimètres), insérées sous la peau. Cette technique de liposuccion par canule a été mise au point dans les années 1980 par le chirurgien français Yves Gérard Illouz. Le maniement de la graisse sous-cutanée doit être doux et régulier afin d'éviter les ondulations inesthétiques. A noter que cette opération ne laisse quasiment aucune cicatrice (sinon, celles-ci disparaissent au fil du temps).

Liposuccion : pour qui ?

Cette intervention de chirurgie esthétique se destine aux femmes comme aux hommes. "Je reçois une majorité de femmes et parfois des hommes. La raison qui les poussent à vouloir tenter la liposuccion est davantage esthétique que médicale, explique le Dr Pierre Nahon, chirurgien plastique. Cela peut aller des simples complexes ou d'un mal-être à une réelle détresse psychologique et ce, à des périodes bien précises de la vie hormonale d'une femme. Je rencontre donc des jeunes filles à partir de 16 ans qui souhaitent perdre leur ventre arrondi d'adolescente. Il y aussi les femmes qui ont subi une nouvelle distribution de la graisse sur les hanches et le ventre après leur accouchement et enfin les femmes ménopausées, à cause de la chute des hormones et du stockage de la graisse sur la ceinture abdominale." Contrairement aux nombreuses idées reçues, la liposuccion ne permet pas de maigrir mais seulement d'enlever les cellules graisseuses localisées qui résistent aux régimes. Elle est ainsi pratiquée en seconde intention, en cas d'échec des techniques d'amincissement habituelles, chez des patient(es) présentant des amas graisseux avec une peau suffisamment ferme. Elle n'est pas indiquée dans les cas d'embonpoint généralisé ou d'obésité. 

A qui s'adresser ?

La liposuccion est un acte chirurgical à part entière et doit donc être réalisée avec un chirurgien qualifié en qui vous avez totalement confiance. Pour le trouver, adressez-vous au Conseil National de l'Ordre des Médecins. La première consultation vous permet de juger du sérieux du praticien et à celui-ci d'évaluer votre demande. S'il juge que cette intervention est réalisable, il pratique alors un examen approfondi à l'aide de radios, de photos et doit obligatoirement proposer deux documents écrits, à savoir un devis contenant les qualifications du praticien, le lieu de l'intervention, le prix et les références à son assurance professionnelle. Quant au second, il s'agit d' un consentement éclairé, qui doit reprendre la totalité de l'information (type d'intervention, d'anesthésie, risques et suites opératoires et résultat à atteindre). Sachez aussi qu'il n'y a pas de nombre précis de visites à respecter, hormis la première faite avec le chirurgien et une autre réalisée avec l'anesthésiste, entre un mois et une semaine avant l'intervention. Un délai obligatoire de réflexion de 15 jours doit également être tenu, entre la consultation et la liposuccion. Enfin, une consultation post-opératoire est conseillée une semaine après la liposuccion.

Avant-Après : comment se passe l'opération ?

schéma liposuccion de la peau
Schéma d'une liposuccion de la peau © 123RF

La lipoaspiration peut être réalisée sous anesthésie locale si les excès graisseux à retirer sont limités ou sous anesthésie générale si les liposuccions sont plus importantes et pour plus de confort. La durée de l'intervention dépend du nombre de zones à traiter et de l'importance de l'opération. Il faut compter en moyenne 30 minutes pour une intervention sur une zone et jusqu'à 2h30 sur plusieurs zones.

• Avant l'intervention

La liposuccion est un acte chirurgical qui doit être organisé plusieurs semaines à l'avance. "Il est nécessaire de prendre conscience de l'importance d'un tel acte, insiste le Dr Nahon. Pour qu'une liposuccion soit réussie et bien vécue, elle doit d'abord avoir été bien indiquée par le chirurgien, c'est-à-dire cohérente. Il est également important que la patiente soit réaliste quant aux résultats qui dépendront du volume de la surcharge de graisse à supprimer mais aussi de sa motivation à entretenir par la suite ce résultat. L'entourage aussi a un grand rôle à jouer : il ne doit pas montrer d'hostilité afin de mettre au maximum en confiance la personne qui va se faire opérer. Et puis selon moi, il n'est pas bon pour l'équilibre psychologique de faire les choses "en cachette", ni d'avoir des échéances, qui ne font qu'engendrer du stress. Bien sûr, la patiente doit être sûre de son choix et bien convaincue que la liposuccion demeure la seule solution. Enfin, mieux vaut se réserver une quinzaine de jours après l'intervention, pour récupérer et s'habituer à l'idée que son corps va changer." 

Devis, achat de panty : Il n'y a pas de nombre de consultations donné, seule la première avec le chirurgien et celle avec le médecin anesthésiste sont obligatoires. Au cours de cette première consultation avec votre chirurgien, il vous sera délivré votre devis (coût de l'intervention, honoraires, résultats escomptés...) ainsi que votre ordonnance de panty, qui s'achète en pharmacie ou par correspondance (mais il est préférable de l'essayer sur place pour vérifier qu'il vous convient et éviter qu'il ne vous serre trop). Il s'agit d'une sorte de collant de contention qui sert à compresser les zones traitées et à panser les hématomes. Il coûte de 50 à une centaine d'euros selon les modèles. Prenez votre taille habituelle, de façon à vous sentir le plus à l'aise possible.

Le rendez-vous avec l'anesthésiste : Entre une semaine et un mois après la première consultation chirurgicale, il vous faudra aussi prendre rendez-vous avec le médecin anesthésiste. Il établira un bilan pré-opératoire complet (analyses sanguines entre autres) et décidera si vous devez subir une anesthésie générale ou locale. Une fois ces deux consultations faites, vous pourrez déposer votre formulaire de réservation d'hospitalisation dans l'établissement où votre chirurgien esthétique exerce.

• Le jour J

Vous devez arriver à la clinique le matin de l'intervention, le temps de vous installer dans votre chambre, de vous doucher si besoin, de rencontrer l'équipe médicale et de poser les dernières questions à votre chirurgien, avant l'intervention. Le plus souvent, les infirmières administrent une pré-médication sous forme d'un léger calmant, pour permettre aux patientes un peu anxieuses d'attendre l'opération de façon plus sereine.

"Pour qu'une liposuccion soit réussie et bien vécue, elle doit d'abord avoir été bien indiquée par le chirurgien, c'est-à-dire cohérente."

Au moment de l'intervention, vous serez emmenée au bloc opératoire, où l'équipe est déjà présente avec les consignes à tenir : la désinfection du matériel, l'installation des champs opératoires ainsi que les schémas des incisions à réaliser. L'intervention dure généralement entre une demi-heure et deux heures, selon la quantité de graisse à supprimer. L'anesthésiste pourra ensuite procéder à l'anesthésie, en injectant un produit par perfusion qui prend effet au bout de quelques minutes.

• Après l'intervention : les suites opératoires

L'opération terminée, l'équipe médicale vous reconduira à votre chambre, où vous serez alors en phase de réveil.

  • Au bout de quelques heures, vous pourrez mettre votre panty. Il est obligatoire de le porter de jour comme de nuit et ce pendant 3 à 4 semaines.
  • Il est également fréquent d'avoir une perfusion dans les 24 heures qui suivent l'intervention, celle-ci contenant notamment des antalgiques et des calmants, pour atténuer les éventuelles douleurs et améliorer le confort de la patiente. Les douleurs sont comparables à de grosses courbatures et surtout présentes la première semaine.
  • Les bleus ou ecchymoses vont persister pendant deux à trois semaines.
  • Concernant la durée du séjour, elle est d'une journée avec la nuit de l'intervention inclue. Et lorsque vous sortez de l'établissement (dans la matinée si tout se passe bien), vous pourrez bouger et marcher mais avec une certaine gêne.
  • Une semaine de convalescence est habituellement nécessaire et conseillée. Il n'y a pas de massage ou de soins particuliers à effectuer pendant le premier mois.
  • Après cette semaine, a lieu la consultation post-opératoire, qui permet au chirurgien qui vous a opéré d'effectuer un contrôle et de retirer les fils de sutures.

 

Résultats 

Les résultats ne sont pas visibles dès les premiers jours. Il faut généralement attendre un mois pour commencer à les observer. 70% du résultat est généralement obtenu à la fin du 2e mois, 100% après un an alors patience...  Pour les optimiser, le Docteur Pierre Nahon conseille :

  • de réduire sa consommation de tabac voire de l'interrompre au moins un mois avant l'intervention ainsi que la consommation d'alcool et toutes supplémentations médicamenteuses qui pourraient modifier la coagulation du sang (aspirine, anti-dépresseurs?).
  • de perdre un ou deux kilos avant l'opération : "Certaines patientes ont tendance à penser qu'elles peuvent manger ce qu'elles veulent sous prétexte qu'elles vont se faire liposuccer et reviennent parfois avec deux kilos de plus, au moment de l'opération", explique le médecin.

70% du résultat est généralement obtenu à la fin du 2e mois, 100% après un an. 

  • de changer son hygiène de vie après l'opération si celle-ci laissait à désirer. Il faut surveiller son apport calorique : "L'objectif est de ne surtout plus grossir pour conserver le résultat. Certaines patientes sont tellement motivées par le résultat obtenu qu'elles n'ont plus aucun mal à se mettre au régime", raconte Pierre Nahon.
  • de se remettre au sport (il est déconseillé le mois qui suit l'opération) afin de raffermir son corps, en pratiquant par exemple de la gym, du jogging, de la natation ou du vélo, deux ou trois fois par semaine. Et, pour faire un minimum d'exercice durant la journée, préférez la marche à pied pour rentrer du bureau ou encore privilégiez les escaliers à l'ascenseur. 

Liposuccion : effets secondaires et risques

Même si la liposuccion a été réalisée avec sérieux par un chirurgien compétent, il y a des "effets secondaires normaux" à la suite d'une liposuccion comme des oedèmes et des ecchymoses dits post-traumatiques, impressionnants à la vue mais qui s'estompent au bout de quelques semaines.

Phlébite

Le risque médical essentiel est la phlébite qui consiste en une formation de caillots dans les veines profondes de la jambe. Ce risque, lié à l'immobilisme dû aux conditions opératoires, est prévenu par des précautions particulières comme la prescription d'anticoagulants dans les suites opératoires. Ce risque est rendu particulièrement faible par une reprise rapide des activités.

Infections et nécroses cutanées

Les infections sont rarissimes car cette intervention ne laisse jamais de liquide en stase dans l'organisme. De même les cas de nécroses cutanées font partie du passé et lié à un manque d'expérience flagrant du praticien. Elles ne se voient plus.

Cicatrices

Les cicatrices mesurent 3 mm, juste assez pour laisser passer la canule qui retirera la graisse. Elles sont au nombre d'une, voire deux, par zone traitée. Elles sont donc négligeables et quasi indécelables après un an. Le retrait des excédents de peau se fait par rétraction cutanée après l'intervention.

"La patiente est garante de sa santé : elle doit bien réfléchir et être consciente de son état de santé avant de passer à l'acte."

Contre-indications

"Il est rare que l'on ne puisse pas pratiquer de liposuccion, répond le Dr Nahon. Toutefois, cela peut arriver en cas de problème médicaux sévères. C'est alors au chirurgien ainsi qu'à l'anesthésiste de décider de la faisabilité de l'intervention, lors du bilan préopératoire. Par exemple, en cas de pathologies graves (leucémies, séropositivité) ou de problèmes psychologiques lourds, le chirurgien peut demander l'avis du spécialiste qui suit habituellement la patiente. Le but est de s'assurer qu'elle supportera les contraintes médicales liées à l'intervention et que celle-ci sera bénéfique à son moral. Il peut aussi m'arriver de demander à des patientes de suspendre leur consommation d'antidépresseurs. Mais, encore une fois, la patiente est garante de sa santé : elle doit bien réfléchir et être consciente de son état de santé avant de passer à l'acte."

Quels prix et remboursements ?

La liposuccion n'est pas prise en charge par la sécurité sociale sauf si elle est justifiée par une maladie ou une séquelle d'accident. Dans ce cas, elle est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale (frais d'intervention, honoraires du chirurgien et hospitalisation uniquement dans un établissement public). Les cas litigieux doivent faire l'objet d'une demande spécifique qui permettra à la Sécurité sociale de vérifier le bien-fondé du remboursement.

Une consultation chez un chirurgien esthétique coûte en moyenne entre 50 et 150 euros.

Sachez qu'une consultation chez un chirurgien esthétique coûte en moyenne entre 50 et 150 euros. Concernant l'intervention en elle-même, elle va dépendre aussi de l'anesthésie (locale ou générale) et des zones à traiter. A titre d'exemple, il faut compter :

  • entre 1 500 à 3 000 euros environ pour une liposuccion de la culotte de cheval ou des cuisses,
  • de 900 à 1 900 euros pour la ceinture abdominale,
  • entre 700 et 1 100 euros pour la liposuccion des genoux,
  • et pour le visage (menton et bajoues), comptez entre 1 200 et 1 800 euros.

A cela, n'oubliez pas d'ajouter les soins prescrits par votre chirurgien, à savoir un panty et quelques antalgiques.

Avis et témoignages

Claire, 32 ans : "La liposuccion m'a enlevé tous mes complexes !"

"Avant ma liposuccion, en 2003, je disposais de rondeurs localisées au niveau des hanches. Du coup, impossible d'être à la mode et de porter les pantalons taille basse qui me plaisaient tant. J'étais mal dans ma peau au point, qu'un jour, je me suis dit que je ne pouvais plus rester ainsi. J'ai alors pris rendez-vous chez un chirurgien avec lequel le contact est immédiatement bien passé. J'étais si motivée que je n'ai eu aucun scrupule à faire un emprunt que j'ai remboursé progressivement. Peu de temps après, l'intervention a eu lieu en ciblant la culotte de cheval, les cuisses et les fesses. Et franchement, trois ans après, je suis encore ravie du résultat ! Aujourd'hui, j'ai davantage confiance en moi, je peux porter des jupes sans complexe et je ne me cache plus avec mon paréo sur la plage. J'ai tout de même perdu deux tailles, passant du 44 au 40 ! Et, pour préserver ce résultat, je ne suis pas de régime draconien : j'essaye juste de manger raisonnablement et de pratiquer deux fois par semaine une activité physique. Hormis ce résultat qui m'a réellement changé la vie, un seul bémol demeure : la douleur après l'intervention. Chose surprenante, mais normale paraît-il, mes hématomes étaient descendus jusqu'aux pieds ! Mais, la douleur et les bleus ont vite disparus et j'ai pu reprendre mon travail, métamorphosée !"

Michelle, 32 ans : "Pour perdre mes rondeurs après ma grossesse, je ne voyais que la liposuccion"

"J'ai subi ma liposuccion il y a 6 mois, suite à ma grossesse. En plus des kilos pris durant 9 mois, j'avais surtout un affreux bourrelé et une peau qui était devenue bien trop distendue. Et comme le régime ne fonctionnait pas non plus, j'ai alors pensé à la liposuccion, en ciblant la ceinture abdominale ainsi que les fesses, les genoux, les mollets et les hanches. Le résultat est très satisfaisant ! J'ai perdu ces rondeurs qui me complexaient et je peux aujourd'hui m'habiller comme je l'entends. Même si j'ai ressentie une petite appréhension naturelle avant l'intervention, elle s'est vite envolée. Je n'ai même pas ressentie de douleurs, à part quelques courbatures prévisibles. Aujourd'hui, je ne fais pas de régime mais j'essaie malgré tout de garder une alimentation équilibrée. Et pour optimiser le résultat et me muscler, je vais bientôt me mettre à la natation. Donc, si j'avais à conseil à donner, c'est d'être vraiment motivée et surtout de bien se renseigner sur les tarifs et sur la réputation du chirurgien. Le bouche à oreille peut d'ailleurs être une bonne méthode. Moi, c'est une amie qui m'a conseillé le chirurgien qui m'a opéré et j'en ai été ravie."

Monique, 54 ans : "La liposuccion m'a laissé des séquelles esthétiques indélébiles"

"J'ai subi une liposuccion il y a 19 ans car je désirais vraiment en finir avec mes rondeurs et redessiner harmonieusement ma silhouette. Le frère de mon ex mari qui était aussi chirurgien esthétique m'a donc proposé une liposuccion en ciblant à la fois sur les hanches, les cuisses et les genoux. Moi qui pensais que cela allait changer mon existence... Ce fut le cas, mais pas dans le bon sens, au contraire : d'abord, le réveil fut difficile et surtout très douloureux ! Durant un mois entier, j'ai souffert d'affreuses courbatures et j'avais l'impression d'être un "hématome ambulant" ! J'étais couverte d'ecchymoses, sans parler des nuits passées sans pouvoir dormir. Pour l'anecdote, j'avais les chevilles tellement enflées que l'on a dû couper mon panty ! Malgré tout, j'ai repris mon travail assez rapidement, avec beaucoup de difficultés pour me déplacer. Même les aspirines n'y changeaient rien. Quant au résultat, n'en parlons pas : j'ai une fesse plus haute que l'autre d'environ 5 centimètres, avec une cuisse plane et l'autre creuse. Sur le coup, j'étais tellement horrifiée que je me suis empressée de reprendre volontairement des kilos, comme pour me punir d'avoir eu l'idée de cette liposuccion. Aujourd'hui, avec l'âge, j'ai appris à vivre avec ces séquelles esthétiques. Ayant également subi par la suite d'autres opérations pour raisons médicales cette fois, j'ai refusé une seconde liposuccion. La morale de cette histoire : j'aurais dû m'abstenir... Mais après tout, peut-être que la technique n'était, à l'époque, pas encore suffisamment mise au point ?"

Merci au Dr Pierre Nahon, chirurgien plastique.