Cluster de coronavirus : plus de 800 en France, carte, où sont-ils ?

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"Cluster de coronavirus : plus de 800 en France, carte, où sont-ils ?"

Au 16 septembre, plus de 800 clusters sont en cours d'investigation en France. Plusieurs dizaines supplémentaires sont recensés chaque jour. Ils sont souvent liés à l'entreprise, à l'école, aux soirées universitaires, aux rassemblements familiaux et sportifs. Où se trouvent ces clusters ? Quelles sont les régions les plus touchées ? Carte et liste.

[Mise à jour le mercredi 16 septembre à 18h18] Depuis le début de l'épidémie de coronavirus en France, 2 025 clusters ont été signalés. Le 15 septembre, Santé Publique France rapporte que 866 sont en cours d'investigation dont 121 dans des Ehpad. En Ile-de-France, le nombre de nouveaux clusters est en augmentation avec 56 clusters en cours d'investigation dont près des 2/3 des clusters en milieu professionnel, établissements sociaux d'hébergement et d'insertion et établissements de santé, la semaine de la rentrée (31 août au 06 septembre). Les rassemblements familiaux et sportifs sont aussi à l'origine de nombreux clusters. Depuis la rentrée, début septembre, plus de 10 clusters universitaires ont été identifiés : à Sciences Po Lille, sur le campus de Reims, de Sciences Po Paris, à l'université de Nantes, à l'université Rennes 1, à l'université d'Amiens, à l'université catholique de Lille, à l'IAE de Marseille, à l'Ecole des Mines de Nancy, à Centrale Lyon ou encore à l'ICAM de Toulouse... où des dizaines d'étudiants ont été testés positifs au Covid-19. Les clusters se seraient déclarés après plusieurs soirées à l'extérieur des écoles. La ministre de l'Enseignement, Frédérique Vidal a souligné le 15 septembre l'"immense défi, d'une complexité inédite sur le plan logistique, sanitaire, pédagogique et humain" que représente cette rentrée scolaire. "Ce sont très rarement des établissements entiers qui sont fermés, mais souvent des campus ou des facs", a t-elle précisé. Aucune action concrète n'a pour l'instant été annoncée. Une autre rencontre avec le ministère est prévue la semaine prochaine. Quelle est la définition d'un cluster ? Que faire si on est cas contact ? Où se répartissent les clusters à date ?

Définition : que veut dire "cluster" ?

Le terme de "cluster" a été employé dès le début de l'épidémie de coronavirus en France quand les premiers foyers de contamination ont été identifiés. "Cluster" est un terme anglais qui signifie en français "grappe" ou "groupe". Dans le cas de la pandémie de Covid-19, les autorités sanitaires emploient ce terme lors de la survenue d'au moins 3 cas confirmés ou probables, dans une période de 7 jours et qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à un même rassemblement de personnes, qu'ils se connaissent ou non.

Où étaient les premiers clusters de coronavirus en France ?

Le virus Sars-CoV-2, virus responsable de l'épidémie de Covid-19, étant très contagieux, plusieurs clusters ont été identifiés en France dès la fin du mois de février. Dans le compte-rendu du Conseil des ministres du 29 février 2020, le gouvernement confirmait :

  • Un premier "cluster" dans l'Oise, et en particulier sur les communes de Creil, Crépy-en-Valois, Vaumoise, Lamorlaye et Lagny-le-Sec
  • Un second "cluster" en Haute-Savoie, dans la commune de La Balme
  • Un troisième cluster à Mulhouse causé par un rassemblement évangélique qui s'est tenu du 17 au 24 février. Sans ce rassemblement "la France serait probablement plus proche de l'Allemagne, a déclaré le PrJean-François Delfraissy, Président du Conseil Scientifique Covid-19 le 5 juin sur France Info. Ce cluster majeur de Mulhouse a ensuite disséminé dans l'ensemble de la France (le virus, ndlr), dans la deuxième période du mois de février".

"Le virus est encore là, et bien là, c'est certain."

En réaction à ces clusters et pour essayer de freiner la transmission du virus, le gouvernement avait décidé d'appliquer des mesures restrictives : interdiction des rassemblements collectifs dans les villes touchées, fermeture des établissements scolaires, limitation des déplacements... Le virus s'est ensuite largement répandu en France jusqu'au confinement de la population.

Carte des clusters en France

Selon le point épidémiologique de Santé Publique France publié le 10 septembre, la carte des clusters en France est la suivante : 

Répartition des clusters (hors Ehpad et milieu familial restreint) en cours d'investigation par département, au 07 septembre 2020

CARTE CLUSTER COVID FRANCE
Clusters en cours d’investigation (hors Ehpad et milieu familial restreint) par département, au 07 septembre 2020 © Santé Publique France

Courbe d'évolution des clusters

Le 10 septembre, le ministère de la Santé rapporte un total de 2 025 clusters recensés depuis le début de l'épidémie. Les clusters survenus en entreprises hors établissements de santé (ES) restent parmi les types de collectivités les plus représentés puis le milieu familial élargi (plusieurs foyers) et les événements publics/privés rassemblant de manière temporaire des personnes et les ES. Santé publique France relève dans son point de situation épidémiologique du 10 septembre, une forte augmentation du nombre de clusters la semaine de la rentrée, du 31 août au 6 septembre : 291 clusters ont été signalés (contre 200 la semaine précédente). Soit, à date, un total de 1 583 clusters signalés (94% en métropole) incluant 15 976 cas. Le nombre moyen de cas par cluster était moindre en juillet-août avec 9 cas par cluster contre 17 en mai-juin.

Distribution du nombre de clusters selon leur statut (hors Ehpad et milieu familial restreint) et du nombre de cas (tous clusters) par semaine de signalement inclus entre le 9 mai et le 07 septembre 2020.

COURBE CLUSTER FRANCE
Nombre de clusters selon leur statut et nombre de cas (tous clusters) par semaine de signalement, entre le 9 mai et le 07 septembre 2020 © Santé Publique France

Où se trouvent les nouveaux clusters dans les régions de France ?

Du 17 mars au 11 mai 2020, la population française a été confinée pour freiner l'évolution de l'épidémie de coronavirus et éviter un afflux massif de malades dans les hôpitaux. Le dépistage du coronavirus était alors réservé uniquement aux cas à risque et à certains professionnels comme les soignants. Il n'y avait pas de dépistage des cas contacts donc plus d'identification de "cluster". Depuis le déconfinement, le dépistage des Français s'est intensifié. Plus encore depuis le 25 juillet où tout le monde peut être testé, même sans avoir de symptômes ni d'ordonnance médicale. Les dépistages s'intensifient depuis la rentrée de septembre avec une hausse des cas contacts en entreprise et dans les écoles. Ces dépistages mettent en lumière de nouveaux clusters. Au 15 septembre, Santé publique France confirme que 866 clusters sont actuellement en cours d'investigation en France dont 121 nouveaux en Ehpad.

Parmi les clusters connus : 

  • 275 regroupements de cas en Bourgogne Franche-Comté. Sans parler de "cluster", l'ARS Bourgogne-Franche-Comté indique dans un communiqué du 11 septembre l'intensification du nombre de cas de Covid-19 dans la région : "875 signalements de regroupements de cas ou de situations en collectivités ont été opérés depuis la levée du confinement ; à ce jour 275 sont en cours d'investigation, de traitement ou de suivi, dont 14 clusters." Une part significative de ces situations est liée à des rassemblements en milieu sportif ou familial.
  • 86 clusters en cours dans la région Grand Est, selon le bulletin de l'ARS au 15 septembre. Toutefois, aucune diffusion communautaire (survenue de nouveaux cas hors de la collectivité et en lien avec le cluster) non contrôlée n'est rapportée. Le communiqué de l'Agence régionale de Santé de la région le 15 septembre désigne : 6 clusters dans des établissements sanitaires, 6 dans des entreprises, 5 dans le milieu scolaire et universitaire, aucun dans les crèches. Parmi les 86 clusters, un foyer de contamination est en cours dans un établissement social et médico-social pour personnes handicapées, et deux foyers sont signalés en établissements sociaux d'hébergement et d'aide à l'insertion. 
  • 59 nouveaux clusters en Provence-Alpes-Côte-d'Azur déclarés sur la semaine de la rentrée (du 31 août au 6 septembre), rapporte Santé publique France le 9 septembre. Les clusters signalés en milieu professionnel ont diminué par rapport à la semaine précédente. Les clusters en établissements sociaux et medico-sociaux ont augmenté par rapport à la semaine du 24 au 30 août. 5 clusters en milieu scolaire et en crèches sont à nouveau signalés. Au total, 255 clusters (hors foyers familiaux restreints) ont été identifiés dans la région, dont 115 ont été clôturés. Les clusters sont identifiés principalement en milieu professionnel
    (39%), en EHPAD (15%), en établissement de santé (10%) et lors d'évènements publics ou privés (10%). Des chaines de transmission ont pu être établies entre certains évènements rassemblant des personnes et certains clusters en milieu professionnel ou en établissement de santé. La circulation du virus reste particulièrement importante dans les départements des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes.
  • 75 clusters sont en cours d'investigation dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. "Le nombre de clusters repart à la hausse, pour atteindre son plus haut niveau depuis la levée du confinement", indique Santé publique France dans son bulletin épidémiologique 10 septembre. Le nombre hebdomadaire de nouveaux signalements de clusters a fortement augmenté durant la semaine du 31 août au 6 septembre (avec 40
    nouveaux clusters signalés, contre 21 la semaine précédente). Parmi les 75 clusters, 21 sont de criticité limitée, 26 modérée et 28 élevée. Le nombre de cas par cluster varie de 3 à 38 avec une moyenne de 10 cas."En cette période de rentrée, les clusters en lien avec des rassemblements temporaires de personnes représentent toujours la part la plus importante des clusters actifs. Cette part est toutefois en diminution, et on constate une augmentation des clusters en milieu professionnel ainsi que le retour des clusters en milieu scolaire ou universitaire. Les clusters en EHPAD sont également en nette progression, avec un nombre de cas souvent important au moment du signalement". Les 75 clusters en cours de suivi, concernent 11 des 12 départements de la région. Le Rhône est toujours le département le plus impacté avec 20 clusters actifs, on retrouve ensuite l'Isère (11 clusters actifs) et le Puy-de-Dôme (9 clusters actifs).
  • 78 clusters sont en cours en Nouvelle-Aquitaine au 1er septembre selon le point régional de Santé publique France du 10 septembre. En Nouvelle-Aquitaine, au 10 septembre 2020, un total de 151 clusters a été comptabilisé, soit 50 de plus que la semaine précédente, 78 sont en cours d'investigation.
  • 56 clusters en cours en Ile-de-France, selon le bulletin régional de Santé publique France du 10 septembre. Près des 2/3 de ces clusters concernent les milieux professionnels, établissements sociaux d'hébergement et d'insertion et établissements de santé. Dans un contexte de rentrée scolaire puis universitaire, la part des clusters en milieu scolaire atteint 5,2 %. Depuis le 8 mai, 290 clusters ont été déclarés, hors Ehpad, principalement dans des entreprises privées et publiques (35,5 %), des établissements de santé (15,5 %) et des établissements sociaux d'hébergement et d'insertion (12,4 %). Moins d'un quart des clusters sont à criticité élevée. Dans ce contexte de rentrée scolaire et universitaire, une augmentation des clusters est à noter dans ce milieu (5,2 %). 
  • 28 clusters en cours dans le Pays de la Loire, selon le bulletin régional de Santé publique France du 4 septembre (10 en Loire-Atlantique, 6 dans le Maine-et-Loire, 1 en Mayenne, 8 dans la Sarthe, 3 en Vendée). 10 nouveaux clusters ont été signalés dans la région en semaine 35 (24-30 août). Au 3 septembre, 117 clusters ont été signalés dans la région depuis le 9 mai, dont 28 sont en cours d'investigation, 9 sont maitrisés et 1 est au stade de diffusion communautaire. Ces clusters sont principalement survenus en milieux professionnels (entreprises), dans des établissements sociaux d'hébergement et d'insertion, dans des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), et lors d'évènements publics ou privés rassemblant de manière temporaire des personnes.
  • 66 clusters en cours d'investigation en Occitanie, au 8 septembre, selon le bulletin régional de Santé publique France du 10 septembre. Le nombre hebdomadaire de clusters signalés est en forte augmentation (+39%) quelle que soit le type de collectivité concernée. Parmi les 156 clusters signalés entre le 11 mai et le 8 septembre (en dehors des milieux familiaux restreints), 72 ont été clôturés, 18 sont maîtrisés et 66 sont en cours d'investigation (dont 11 en EHPAD). Les 55 clusters hors EHPAD en cours d'investigation se concentrent sur 9 départements : 3,6% des clusters dans les Hautes-Pyrénées, 5,5% pour chacun des départements de l'Aude, de l'Aveyron et du Tarn-et-Garonne, 7,3% pour chacun des départements du Gard, des Pyrénées-Orientales et du Tarn et enfin 16% pour chacun des départements de la Haute-Garonne et de l'Hérault. Parmi ces clusters, 23,6% sont en criticité élevée, 36,4% en criticité limitée et 40% en criticité modérée. Il y a en moyenne 9,4 cas confirmés par cluster (médiane de 5 cas confirmés), avec un minimum de 3 personnes et un maximum de 220 personnes. Dans le détail : 16 clusters sont en cours d'investigation (hors EHPAD) en Haute-Garonne, dont 10 nouveaux. 16 clusters sont en cours d'investigation (hors EHPAD) en Hérault, dont 9 nouveaux. L'Aude concentre 3 clusters en cours d'investigation (hors EHPAD), dont 1 nouveau. L'Aveyron concentre 3 clusters en cours d'investigation (hors EHPAD), dont 2 nouveaux. Le Gard concentre 4 clusters en cours d'investigation (hors EHPAD), dont 1 nouveau. Les Hautes-Pyrénées concentrent 2 nouveaux clusters en cours d'investigation (hors EHPAD). Les Pyrénées-Orientales concentrent 4 nouveaux clusters en cours d'investigation (hors EHPAD). Le Tarn concentre 4 nouveaux clusters en cours d'investigation (hors EHPAD). Parmi les 156 clusters signalés depuis le 11 mai, 23 concernent des Ehpad : 11 clusters sont en cours d'investigation, 2 sont maîtrisés et 10 sont clôturés.
  • 25 clusters en cours à La Réunionselon le bulletin de Santé publique France du 10 septembre : Le nombre hebdomadaire de clusters signalés a augmenté au cours des dernières semaines. 3 clusters ont été signalés entre les semaines 22 et 32 ; 5 clusters en semaine 33, 8 en semaine 34 puis 35 et 11 en semaine 36 (du 31 août au 6 septembre). Les 25 clusters actifs sont répartis sur toute l'île (Saint-Denis : 8 ; Saint-Pierre : 4 ; Saint-Paul, Le Port : 3 ; La possession, Le Tampon : 2 ; Saint Benoit, Sainte-Marie, Sainte Rose : 1). Les types de collectivité des clusters identifiés à partir de la semaine 36 se sont diversifiés avec le signalement de clusters en milieu professionnel (4), en milieu scolaire ou universitaire (4) ou en lien avec des rassemblements temporaires d'évènements publics ou privés (3). La disparité géographique et la diversité des situations montrent que le virus circule de manière active sur l'île. 
  • 36 clusters en cours d'investigation dans les Hauts-de-France, selon le bilan régional publié par Santé Publique France le 10 septembre : 20 dans le Nord, 12 dans le Pas-de-Calais, 3 dans l'Oise et 1 dans l'Aisne. "La dégradation des indicateurs dans le département du Pas-de-Calais est associée à la survenue de nombreux clusters de niveau 3 dans la région en lien avec des séjours sur le littoral et la fréquentation de lieux festifs" indique l'agence régionale. Depuis le 1er septembre, plus d'1 tiers (35%) des clusters de niveau 3 identifiés dans la région des Hauts-de-France concernent le milieu scolaire et universitaire.
  • 20 clusters sont en cours d'investigation en Bretagne, indique l'Agence régionale de Santé (ARS) Bretagne le 11 septembre. 17 clusters se trouvent en Ille-et-Vilaine (2 en milieu professionnel, 1 en établissement de santé, 1 en EHPAD, 9 en milieu scolaire et universitaire et 4 en sphère privée). 1 dans le Finistère (1 en sphère privée). 2 dans le Morbihan (1 établissement de santé et 1 en sphère privée).
  • 6 clusters en cours en Guadeloupe, selon le bulletin de Santé publique France du 4 septembre. Des chaines de transmission secondaire et de nouveaux clusters (cas groupés) ont été identifiés en Guadeloupe et à Saint-Martin. Les clusters en cours de suivi ont été signalés pour la plupart d'entre eux dans le milieu professionnel. Néanmoins, la quasi-totalité des cas issus de ces clusters ont été infectés localement (cas autochtones) en dehors du milieu professionnel.
  • 4 clusters en cours en Normandie selon le communiqué de l'ARS Normandie du 25 août : 1 dans l'Eure et 3 en Seine-Maritime
  • 4 clusters en cours à Mayotte. selon le bulletin de Santé publique France du 27 août, dont un cluster qui s'est propagé lors de l'élection au Syndicat des Eaux et un autre en Petite Terre. 
  • 3 clusters en cours en Corse (Haute-Corse) selon le bulletin de Santé publique France du 2 septembre. Au 30 août, 8 clusters ont été rapportés (4 en Corse-du-Sud et 4 en Haute-Corse) : 5 sont clos et 3 sont en cours d'investigation.
  • 4 nouveaux clusters en cours en Martinique, selon le bulletin de Santé publique France du 11 septembre. Sur les 12 clusters identifiés depuis fin juillet 2020, 7 sont clôturés, 1 est maîtrisé et 4 sont en cours d'investigation : un est en criticité élevée et trois en criticité modérée. Ils comptabilisent 25 cas confirmés. 
  • 0 nouveau cluster en Guyane, selon le bulletin de Santé publique France du 10 septembre.

Comment est identifié un cluster ?

Depuis le 25 juillet, tous les Français peuvent être testés par PCR, sans obligatoirement présenter de symptômes ni avoir d'ordonnance du médecin. Le patient doit respecter sans délai une période d'isolement strict, en attente du résultat du test (et jusqu'à 7 jours après la disparition des symptômes si son test est positif). Le "contact tracing" (tracement des cas contacts, en français) est immédiatement entamé pour identifier les personnes contacts avec le malade de 48h avant l'apparition des premiers symptômes jusqu'à l'isolement. Si le test du patient est positif, les cas contacts sont tous testés. C'est comme ça que de nouveaux clusters sont identifiés en France. 

Pour permettre le contact tracing de l'ensemble des malades, l'organisation suivante est mise en place : 

  • Niveau 1 – Le médecin consulté par le patient présentant les symptômes de Covid-19 est chargé de réaliser le contact tracing pour l'entourage proche du patient.
  • Niveau 2 – L'Assurance maladie étend la recherche des personnes contacts aux sphères professionnelle, amicale, de loisirs et autres. Elle prescrit aux personnes contacts un test PCR et peut délivrer un arrêt de travail pour les personnes contacts qui ne peuvent pas travailler.
  • Niveau 3 – L'Agence régionale de santé, avec les cellules régionales de Santé publique France, interviendront pour l'identification et l'investigation des clusters et situations complexes, en complément des niveaux 1 et 2.

Que faire si on est cas contact dans un cluster ?

Quand on est "cas contact", il faut : 

  • Porter systématiquement un masque grand public en contact avec d'autres personnes à l'extérieur ; 
  • Contacter un centre de dépistage pour prendre rendez-vous. Le test doit avoir lieu immédiatement si vous vivez dans le même foyer que la personne contaminée ou en observant un délai de 7 jours après votre dernier contact avec cette personne, si vous ne vivez pas avec elle ;
  • Se rendre au centre de dépistage avec sa carte d'identité, sa Carte Vitale et son ordonnance et après avoir rempli un formulaire pour faire le prélèvement ;
  • Rentrer chez soi et rester confiné en attendant les résultats du test qui interviennent généralement dans les 48 heures. 
  • Les cas contacts doivent respecter une période d'isolement pour une durée de 7 jours selon la situation.

Les données collectées dans le cadre des examens de biologie Covid-19 pourront être réutilisées dans le cadre d'enquêtes sanitaires (suivi des patients diagnostiqués positifs au Covid-19 et/ou recherche des " cas contact "), de surveillance épidémiologique et de recherches via la plateforme des données de santé. Elles seront conservées pour une durée maximale d'un an. "Le patient qui effectue un test Covid-19 ne peut pas s'opposer au traitement de ses données dans l'outil SI-DEP, du fait de l'intérêt public que ce suivi représente" précise le gouvernement.

Sources

Protéger, tester, isoler : les mesures pour casser les chaînes de transmission du virus, communiqué de presse ARS Hauts-de-France, 13 mai 2020.

Tests et dépistage, Gouvernement.fr

Gestion de l'épidémie