Covid France : l'espérance de vie baisse, derniers chiffres

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"Covid France : l'espérance de vie baisse, derniers chiffres"

CORONAVIRUS DIRECT - La France comptabilise 369 décès en 24 heures dus au Covid-19 et 23 608 nouveaux cas. L'épidémie de Covid-19 a fait chuter l'espérance de vie des français. Derniers chiffres et infos.

[Mis à jour le mardi 19 janvier à 20h15] La pandémie ne faiblit pas. La France dénombre 23 608 nouveaux cas et 369 décès dus au Covid-19 au cours des dernières 24 heures. Les chiffres en hospitalisation sont en hausse. "La France enregistre environ 20 000 contaminations par jour depuis plusieurs semaines. Il n'y a pas de recrudescence de l'épidémie, mais ce plateau haut n'est pas satisfaisant. Le confinement à 18h commence à produire ses effets." a twitté Olivier Véran le 19 janvier. "Notre situation est maîtrisée mais fragile" avait résumé Jean Castex le 14 janvier. Plus encore à cause de l'émergence des nouvelles souches "qui restent limitées" en France mais représentent entre 200 et 300 contaminations par jour en France, et pourrait devenir dominant "entre fin février et mi-mars" selon l'Inserm. La campagne de vaccination du grand public démarre ce lundi avec les plus de 75 ans. Les centres de vaccination sont d'ores et déjà saturés. Une "poussée" de l'épidémie de Covid-19 est probable en mars, avec l'impact des nouveaux variants, a estimé l'épidémiologiste et membre du Conseil scientifique Arnaud Fontanet, ce dimanche 17 janvier sur RTL. En conséquence, le couvre-feu à 18 heures est appliqué depuis samedi 16 janvier dans tout le territoire français pendant 15 jours. Jeudi 14 janvier, le Premier ministre a confirmé l'espoir d'une "sortie de crise à l'été prochain". Que disent les cartes de suivi de l'épidémie ? Quelles sont les régions sous tension hospitalière ? Quel est le taux de R0 du coronavirus en France ? Quand est-on contagieux ? Que sait-on des vaccins ? Des effets secondaires après la vaccination ? Chiffres et infos du jour.

Dernières infos en direct

  • L'espérance de vie a chuté en France. L'épidémie de Covid-19 a entrainé une baisse de l'espérance de vie à la naissance de près de 5 mois pour les femmes et de 6 mois pour les hommes, selon l'Insee. Soit une baisse plus marquée que celle observée en 2015, lors de l'épisode de forte grippe hivernale.
  • Vitamine D et Covid-19. 73 experts francophones et 6 sociétés savantes françaises lancent un appel pour administrer de la vitamine D à la population française, en particulier aux personnes âgées et à risque. Plusieurs études scientifiques ont prouvé le rôle protecteur de la vitamine D contre l'infection, et surtout contre les formes de graves.
  • 139 cas d'effets indésirables graves ou inattendus auraient été recensés en France depuis le début de la campagne de vaccination. Selon une information relayée par FranceInfo, le 19 janvier, Olivier Véran, ministère de la Santé, a également annoncé que cinq personnes seraient décédées après avoir reçu le vaccin Pfizer-BioNTech : 3 à Nancy, 1 à Tours et 1 à Montpellier. Elles seraient toutes âgées de plus de 75 ans et présentaient des comorbidités. Pour autant, à ce stade, on ne peut pas dire que les décès sont liés au vaccin. 
  • 30 écoles fermées. "Une trentaine d'écoles et une centaine de classes" seraient fermés en France à cause de cas de Covid-19, indique Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale ce 19 janvier sur FranceInfo
  • Effet couvre-feu. Le couvre-feu anticipé mis en place le 2 janvier dans 15 départements a permis de faire baisser le nombre de contaminations de -16% sur une semaine, selon Olivier Véran, interrogé sur France Inter. 
  • Publication du nombre de doses de vaccins. Le nombre de doses de vaccins par centre sera publié en toute transparence sur le site Santé.fr, avant la fin de la semaine. 
  • Collège fermé. Un collège de Pont-du-Château (Puy-de-Dôme) a fermé ses portes pour une semaine, suite à la positivité de 25 élèves.
  • Cluster à l'hôpital de Compiègne. Le centre hospitalier de Compiègne compte actuellement plus de 150 cas de Covid-19 et 70 personnels contaminés. La piste d'un variant du virus est évoquée par la direction.
  • Immunité. L'immunité des personnes contaminées par le SARS-CoV-2 "peuvent potentiellement développer une réponse (immunitaire) rapide et efficace en cas de réexposition au virus", selon une étude menée par des chercheurs de la Rockefeller University à New York, et publiée lundi dans le journal Nature. L'immunité contre le Covid-19 pourrait durer au moins 6 mois, puis diminuer avec le temps. La production d'anticorps peut se déclencher à nouveau en cas de nouvelle infection par le même agent pathogène.
  • Variant anglais dominant en France ? Le variant britannique représentait 1,4% des contaminations détectées en France lors de la première semaine de janvier, indique l'Inserm dans un rapport. L'institut estime qu'il deviendra dominant "entre fin février et mi-mars" et que "les nouvelles hospitalisations hebdomadaires devraient atteindre le niveau du pic de la première vague (environ 25 000 hospitalisations) entre mi-février et début avril, en l'absence de mesures". "Ces résultats montrent la nécessité de renforcer les mesures de distanciation sociale et d'accélérer la campagne de vaccination pour faire face à la menace du variant" indique t-il.
  • Les masques en tissu, pas efficaces ? Selon des sources citées par La Voix du Nord, le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP), réuni ce week-end, recommande auprès du ministère de la Santé de ne plus porter de masque en tissu lavable aux normes Afnor de catégorie 2 dès l'âge de 6 ans pour faire davantage face au variant anglais, actuellement en circulation en France et qui représente 1,4 % des cas diagnostiqués en France, selon une estimation de l'Inserm. Elle préconise le port de masques chirurgicaux, de catégorie 1 ou FFP2, qui filtrent plus de 90% des nanoparticules. 
carte taux occupation lit réanimation
Carte du taux d'occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 au 15 janvier 2021. © Gouvernement.fr

Quelles sont les nouvelles mesures anti Covid-19 en France ?

Face à une situation épidémique "maîtrisée mais fragile", Jean Castex a annoncé le 14 janvier, la mise en place d'un couvre-feu à 18 heures sur tout le territoire français à partir de samedi 16 janvier et pour au moins 15 jours. "Il ne sera pas possible de sortir pour des motifs personnels" et "tous les lieux recevant du public seront fermés à 18 heures" a annoncé Jean Castex. "Nous verrons s'il y a lieu de prolonger ces mesures en février" a-t-il poursuivi. Le confinement est pour l'instant exclu : "Quand nous avons décidé le second confinement, nous observions 50 000 contaminations par jour quand nous observons 16-17 000 aujourd'hui, la situation hospitalière était aussi beaucoup plus tendue" a expliqué Jean Castex. Mais "nous devons nous préparer à toutes éventualités"

  • La pratique sportive ou la promenade en plein air est interdite pendant les horaires de couvre-feu ;
  • Pendant la journée, les déplacements sont autorisés et l'attestation n'est pas nécessaire ;
  • Les déplacements entre régions sont autorisés ;
  • Les lieux de culte doivent respecter une certaine jauge  ;
  • Les salles de cinéma, les théâtres et les musées restent fermés ;
  • L'accueil du public dans les enceintes sportives, dans les cirques, les parcs zoologiques ou encore les salles de jeux et les casinos est interdit ;
  • Les restaurants et les cafés sont fermés ;
  • Le télétravail doit se poursuivre quand il est possible.

Couvre-feu à 18 heures : quelles conditions de sorties ?

Un couvre-feu national était mis en place depuis le 15 décembre dans toute la France, de 20h à 6h. Le samedi 2 janvier, des départements ont été placés sous couvre-feu avancé à 18 heures. Le samedi 16 janvier 2021, toute la France est concernée par cette mesure, pour au moins deux semaines.

Pendant le couvre-feu, "il ne sera pas possible de sortir pour des motifs personnels" et "tous les lieux recevant du public seront fermés à 18 heures" a annoncé Jean Castex. "Nous verrons s'il y a lieu de prolonger ces mesures en février" a-t-il poursuivi. Seuls certains déplacements sont donc possibles (rentrer du travail notamment), à condition de se munir d'une attestation notamment :

  • se rendre ou revenir de son lieu de travail, à une formation professionnelle, effectuer un déplacement professionnel ne pouvant être reporté ;
  • des motifs familiaux impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables et précaires, notamment aux personnes en situation de handicap ou pour la garde d'enfants ;
  • des motifs médicaux : aller à l'hôpital, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et achat de médicaments ;
  • participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative (maraudes des associations de lutte contre la pauvreté ou distributions d'aides alimentaires à domicile) ;
  • les personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;
  • promener un animal domestique autour de son domicile.

Le non-respect du couvre-feu entraine :

  • Première sanction : une amende de 135 euros, majorée à 375 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l'avis de contravention)
  • En cas de récidive dans les 15 jours : une amende de 200 euros, majorée à 450 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l'avis de contravention)
  • Après 3 infractions en 30 jours : une amende de 3750 euros passible de 6 mois d'emprisonnement.

Les formes graves surviennent avec un décalage d'une à deux semaines après le début des signes.

Bilan quotidien : les derniers chiffres de l'épidémie en France

Selon les derniers chiffres publiés par Santé Publique France, au mardi 19 janvier 2021, en France : 

• 2 938 333 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+ 23 608 en 24 heures).

• 71 342 personnes sont décédées en France (+369 en 24 heures), dont 49 696 à l'hôpital, auxquels s'ajoutent 287 déces en Ehpad et ESMS entre le 16 et le 19 janvier.

Selon les données du gouvernement au 19 janvier 2021, en France : 

• 2 839 patients Covid-19 sont en réanimation (+26)

• 25 567 patients Covid-19 sont hospitalisés (-52)

 

 

Quelle évolution de l'épidémie en France ?

"Notre situation reste préoccupante même si elle sait globalisée au cours des derniers jours, nous restons sur un plateau élevé avec une moyenne de 16 000 contaminations par jour. La pression sur nos hôpitaux reste stable mais élevée" a expliqué le Premier ministre Jean Castex au début de la conférence de presse du jeudi 14 janvier. "Notre situation est maîtrisée mais fragile" a-t-il résumé.

Sur la semaine du 4 au 10 janvier, Santé Publique France indique dans son point du 14 janvier une "progression de la circulation du SARS-CoV-2 à un niveau élevé" avec : 

  • Forte augmentation du nombre de cas confirmés, plus marquée chez les moins de 20 ans
  • Augmentation de l'activité de dépistage parmi les personnes symptomatiques • Tendance à l'augmentation des hospitalisations et admissions en service de réanimation
  • Régions les plus touchées : Provence-Alpes-Côte d'Azur, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes

→ L'indicateur utilisé pour suivre l'évolution de l'épidémie de coronavirus en France est le taux d'incidence soit le nombre de patients ayant un test positif (PCR ou antigénique) pour 100 000 habitants par semaine sur les 7 derniers jours. Au 15 janvier, ce taux monte encore à 183.51 contre 153.49 le 6 janvier, 131,53 le 2 janvier, et 124,71 le 31 décembre. Il se maintient à un niveau élevé mais stable.

courbe taux incidence covid 19 france
Nombre de nouvelles personnes positives au Sars-Cov-2 (PCR/antigénique) sur une semaine glissante, pour la première fois depuis plus de 60 jours, rapporté à la taille de la population, au 15 janvier. © Gouvernement.fr

Le gouvernement suit également l'évolution du taux d'occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 (sur les capacités initiales). Ce taux met en lumière une éventuelle tension hospitalière. La tension hospitalière est actuellement modérée et stable.

Taux d'occupation des lits en réanimation au 11 janvier par des patients Covid-19
Taux d'occupation des lits en réanimation au 15 janvier par des patients Covid-19 © Gouvernement.fr

Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 6 au 12 avril, soit 15 jours après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Le pic de la deuxième vague a eu lieu du 16 au 20 novembre, trois semaines après le reconfinement,

Combien de cas de coronavirus en France ? 

Au 19 janvier 2021, un total de 2 938 333 cas confirmés de coronavirus est rapporté depuis le début de la pandémie. En semaine (4-10 janvier), l'augmentation du nombre de nouveaux cas confirmés s'accentue davantage par rapport à la semaine précédente (+30% vs +17% entre S53 et S52) dans l'ensemble des classes d'âge, indique Santé Publique France dans le point hebdomadaire du 14 janvier. 18 003 cas étaient confirmés en moyenne chaque jour. Les personnes de 15 à 44 ans étaient les plus touchées par le SARS-CoV-2, suivies de celles âgées de 75 ans et plus puis des 45-64 ans.

Nombre incident de cas confirmés de Covid-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 10 janvier 2021, France entière (données au 13 janvier)

cas confirmé covid
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine (date de prélèvement), rapportés à Santé publique France du 11 mai 2020 au 10 janvier 2021, France (données au 13 janvier 2021) © Santé Publique France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) par semaine calendaire, du 20 juillet au 10 janvier 2021, en France

courbe cas de covid en france dans les ESMS dont Ehpad
Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 10 janvier 2021, en France © Santé Publique France

Combien de cas en plus en 24 heures ?

Mardi 19 janvier, 23 608 nouvelles personnes ont reçu un test positif au Covid-19 par rapport à la veille.

courbe variation cas covid par jour en france
Courbe de variation quotidienne des cas de Covid-19 en France. © Gouvernement.fr

Combien de personnes sont en réanimation ?

Le nombre de nouvelles hospitalisations pour COVID-19 a augmenté de +19% au cours de la semaine du 4 au 10 janvier par rapport à la semaine précédente (+21% en réanimation). Mardi 19 janvier, 2 839 personnes sont hospitalisées en réanimation (+26 en 24 heures). Le nombre d'hospitalisation en réanimation pour Covid-19 reste à un niveau élevé. 

courbe réanimation covid-19
Nombre hebdomadaire de patients COVID-19 admis en service de réanimation pendant leur hospitalisation, par semaine d’admission en réanimation, depuis le 24 février 2020, France, données au 12 janvier © Santé Publique France

→ Les plus forts taux hebdomadaires d'admissions en réanimation étaient rapportés en Provence-Alpes-Côte d'Azur (3,3/100 000 habitants), Bourgogne-Franche-Comté (2,8), Grand Est (2,7), Auvergne-Rhône-Alpes (2,6), Île-de-France (2,3), Corse (2,3) et Hauts-de-France.

→ En semaine 01 (4-10 janvier), le taux hebdomadaire de nouvelles admissions en réanimation a augmenté dans toutes les régions de France métropolitaine, excepté en Grand Est (-8%), Bourgogne-Franche-Comté (-7%), Bretagne (-6%) et Centre-Val de Loire (-2%) où il a diminué.

→ Entre le 05 octobre 2020 et le 12 janvier 2021, parmi les 4 887 patients signalés avec un diagnostic confirmé de COVID-19, 71% étaient des hommes ; l'âge médian des patients était de 68 ans et 63% étaient âgés de 65 ans et plus ; 63 étaient des professionnels de santé.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l'Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l'évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l'hôpital du Covid-19 par région au 19 janvier

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 4 852 +112 586 +32 12 852
Grand Est 3 065 +3 315 +2 6 689
Auvergne-Rhône-Alpes 3 955 +26 411 +4 7 527
Hauts-de-France 2 329 +5 247 +11 4 935
Bourgogne-Franche-Comté 1 785 -21 180 -10 3 049
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 814 +79 340 +10 4 099
Occitanie 1 512 -15 211 +15 2 383
Bretagne 579 -5 39 -4 824
Nouvelle-Aquitaine 1 317 +32 173 +1 2 017
Normandie 1 233 +52 96 NC 1 717
Centre Val-de-Loire 989 +29 113 -1 1 513
Pays de la Loire 888 +15 84 -1 1 562
Corse 39 +2 8 -1 120
Martinique 14 +1 3 +1 44
Guadeloupe 54 NC 5 NC 169
La Réunion 50 +4 7 NC 54
Guyane 47 +11 9 +2 72
Mayotte 10 -1 2 NC 44
TOTAL 25 567 +329 2 839 +59

49 696

Combien de morts du Covid-19 en France ?

Entre le 1er mars 2020 et le 12 janvier 2021, 68 802 décès de patients COVID-19 ont été rapportés à Santé publique France : 47 799 décès étaient survenus au cours d'une hospitalisation et 21 003 décès en établissements d'hébergement pour personnes âgées (EHPA) et autres établissements médico-sociaux (EMS) (données au 10 janvier 2021). Au 19 janvier, 71 342 personnes sont décédées du coronavirus depuis le début de l'épidémie dont 49 696 à l'hôpital (+369 en 24h). 92% ont 65 ans ou plus, 54% sont des hommes, 65% des personnes décédées présentaient au moins une comorbidité. La France a franchi la barre des 40 000 morts samedi 7 novembre, celle des 50 000 le 24 novembre et celle des 60 000 le 18 décembre. Un pic de mortalité a été atteint le 7 novembre (40 169 morts). 

 Sur la semaine du 4-10 janvier, les plus forts taux de décès dus à la Covid-19 par région rapportés à la population étaient toujours observés en Bourgogne-Franche-Comté (7,4/100 000 habitants), Provence-Alpes-Côte d'Azur (5,4) et Grand Est (5,1) suivis de la région Auvergne-Rhône-Alpes (4,5).

Nombre hebdomadaire de décès certifiés par voie électronique avec une mention de COVID-19 dans les causes médicales de décès, du 1er mars au 10 janvier 2021, France (données au 12 janvier)

courbe décès covid france
Nombre hebdomadaire de décès certifiés par voie électronique, avec une mention de COVID-19 dans les causes médicales de décès, en France, du 1er mars au 10 janvier (données au 12 janvier) © Santé Publique France

Carte de l'épidémie en temps réel

Quels sont les régions et départements les plus touchés ?

La majorité des régions métropolitaines restent fortement touchée par l'épidémie sur la semaine du 4 au 10 janvier. Les plus forts taux d'incidence étaient à nouveau observés dans l'est de la France dans les régions les plus impactées : Provence-Alpes-Côte d'Azur, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes. Les taux d'hospitalisations les plus élevés (y compris en réanimation) ont été enregistrés en Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. Ces quatre régions comptent aussi les plus forts taux de décès du Covid sur la semaine du 4 au 10 janvier.

Au 19 janvier, 100 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d'alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité "élevé". Les départements présentant les taux d'incidence les plus élevés sur la dernière semaine de décembre sont les Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardennes, Doubs, Jura, Marne, Haute-Marne, Meurthe et Moselle, Meuse, Moselle, Haute-Saône, Nièvre, Saône-et-Loire, Territoire-de-Belfort, Vosges.

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 5 janvier 2021
Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 17 janvier 2021 © Santé publique France

 

Quel est le taux de reproduction du virus en France ? 

Les taux de reproduction du virus appelés "R-effectifs" ou "Reff" permettent de décrire la dynamique de l'épidémie : lorsque le Reff est significativement supérieur à 1, ceci signifie que l'épidémie est en progression, lorsqu'il est égal à 1, l'épidémie se stabilise, lorsqu'il est significativement inférieur à 1, l'épidémie régresse. Le 14 janvier, Santé Publique France indique que l'estimation du nombre de reproduction effectif en France métropolitaine est supérieure à 1 de façon significative (1.19 le 15 janvier)dans les trois sources de données (en hausse donc par rapport à la première semaine de janvier).

Où se faire dépister du Covid-19 ?

Le dépistage du Covid-19 est réalisé en France par RT-PCT et par tests antigéniques. Au 15 janvier, le taux de positivité national s'établit à 6,4 %. "Il reste déterminant que chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 s'isole immédiatement et réalise un test diagnostique dans les plus brefs délais" rappelle Santé Publique France dans ses bulletins hebdomadaires.

Symptômes : dans quel ordre apparaissent-ils, que faire ?

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l'infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, lésions inflammatoires sur les orteils), la sphère digestive (vomissements, diarrhées...), l'odorat, le goût et même le cerveau. "Sur 100 personnes atteintes du coronavirus, 90 ne vont pas développer de symptômes" a informé le ministre de la Santé le 5 novembre.

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : évitez les contacts, restez à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appelez un médecin pour prendre rendez-vous dans l'éventualité qu'il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : "Si cette toux et cette fièvre s'accompagnent d'une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d'une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d'une pneumopathie. Il s'agit alors d'une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d'urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation", prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  

La vaccination Covid-19 en France

Après les résidents en Ehpad, les personnes en situation de handicap en établissements et les professionnels de santé à risque, plus de 6 millions de Français peuvent aller se faire vacciner depuis le lundi 18 janvier : les Français de 75 ans et plus et les personnes vulnérables aux formes graves.  La prise de rendez-vous (obligatoire) est ouverte sur les sites Internet Doctolib, Maiia et KelDoc et peut aussi se faire en contactant par téléphone le centre de vaccination le plus proche de chez soi (liste disponible sur Sante.fr) ou en appelant le 0 800 009 110 (ouvert de 6 heures du matin à 22 heures, 7 jours sur 7). "Chacun pourra être vacciné, au fur et à mesure des livraisons de doses de vaccin à la France. Cela prendra plusieurs semaines et se fera donc progressivement" a prévenu le ministre de la Santé. De son côté, le Premier ministre Jean Castex a indiqué qu'il faudra être "patient". 

Voyage : les frontières sont-elles fermées ?

À partir de lundi 18 janvier 2021, tous les voyageurs entrant en France en provenance d'un pays hors Union-Européenne devront :

  • présenter un test PCR négatif ;
  • s'isoler pendant 7 jours une fois arrivés en France et faire un 2e test à l'issue de cette période.

Les personnes n'ayant pu réaliser un test dans leur pays de départ auront la possibilité de se faire tester à leur arrivée en France et seront contraintes de s'isoler 7 jours dans un lieu d'hébergement désigné par les autorités publiques (Le test négatif est déjà exigé pour les voyageurs venant du Royaume-Uni).

DATES CLÉS DE L'ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • 31 décembre 2019, l'Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un "nouveau type de coronavirus".
  • 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • 15 janvier, le virus cause la mort d'une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • 30 janvier, l'Organisation mondiale de la Santé décrète l'urgence de santé mondiale. Cette mesure n'avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d'organisation des soins.
  • 28 février, la France passe en stade 2 de l'épidémie.
  • 11 mars, l'OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et "jusqu'à nouvel ordre".
  • 14 mars, la France passe au stade 3 de l'épidémie.
  • 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l'Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu'au 15 avril.
  • 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu'au 11 mai.
  • 11 mai, la France commence son déconfinement.
  •  15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. À Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l'état d'urgence sanitaire prend fin en France.
  •  20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d'Ile-de-France.
  • 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d'urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).
  • 24 octobre à 0h01 : extension des mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements français.
  • 29 octobre à 0h01 : reconfinement national pour 4 semaines, jusqu'au 1er décembre au minimum.
  • 28 novembre : première étape d'allègement du confinement avec la réouverture des commerces non essentiels.
  • 15 décembre : seconde étape d'allègement du confinement avec le passage à un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 31 décembre : couvre-feu imposé le soir du 31 décembre, de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 21 décembre : autorisation du vaccin Pfizer en Europe.
  • 24 décembre : autorisation du vaccin Pfizer BioNTech en France.
  • 27 décembre : début de la vaccination en France et dans l'Union européenne avec le vaccin Pfizer BioNTech.
  • 8 janvier 2021 : autorisation du vaccin Moderna en France.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès

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