Covid France : variant Omicron, nouvelles règles de voyages

"Covid France : variant Omicron, nouvelles règles de voyages"

CORONAVIRUS FRANCE. Depuis ce samedi 4 décembre, les règles pour voyager depuis et vers la France ont changé. De nombreux pays ont été placés en rouge écarlate sur la carte du gouvernement et les arrivées sur le territoire vont être davantage contrôlés. Chiffres et actualités du jour.

[Mis à jour le 4 décembre 2021 à 16h50] "La 5e vague est plus forte que la 4e vague, déplore Jean Castex, depuis le centre hospitalier d'Angoulême. Une forme de lassitude et de découragement pourrait nous gagner." En effet, dans son bulletin du 2 décembre, Santé publique France indique notamment que le taux d'incidence est supérieur à 300/100 000 chez les moins de 50 ans et supérieur à 600 chez les 6-10 ans. Autre facteur d'inquiétude : la propagation du variant Omicron. Le 3 décembre, 12 cas ont été détectés sur le territoire français. Le variant Omicron inquiète aussi les autorités sanitaires et les scientifiques qui ignorent encore s'il sera plus contagieux que le Delta et s'il est en parti résistant aux vaccins. "On verra s'il échappe aux vaccins. Il y a des indices microbiologistes qui permettent de le craindre, mais pour l'instant, ça n'est pas une donnée que l'on a dans la littérature scientifique", précise le Pr Antoine Flahault, épidémiologiste. Dans ce contexte, le gouvernement met en garde les Français et leur déconseille fortement de se rendre dans les pays en rouge à savoir l'Afrique du Sud, le Botswana, l'Eswatini, l'Île Maurice, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe. "Un test et l'isolement de tous les voyageurs provenant de ces pays sera désormais obligatoire", a indiqué Gabriel Attal le 4 décembre.

La carte des pays où il est déconseillé de voyager en raison de la forte évolution du variant Omicron © interieur.gouv.fr

Dès ce samedi 4 décembre, toutes les personnes entrant sur le territoire français doivent présenter un test PCR ou antigénique négatif de moins de 24h pour les non-vaccinés venant d'un pays de l'UE et 48h pour tout le monde venant d'un pays hors UE. Les personnes qui possèdent un schéma vaccinal complet et provenant d'un État membre de l'Union européenne, d'Andorre, d'Islande, du Liechtenstein, de Monaco, de la Norvège, de Saint-Marin, du Saint-Siège ou de la Suisse, ne sont pas concernées par cette mesure. Lundi 6 décembre, un Conseil de défense aura lieu afin d'évaluer s'il est nécessaire de mettre en place d'autres mesures. Mais, selon Gabriel Attal, l'objectif du gouvernement est de permettre "aux Français de passer Noël ensemble". 

Actualités du Covid

  • Nouvelles règles pour voyager à partir de ce samedi. De nouvelles règles de déplacements et de voyages entrent en vigueur ce samedi 4 décembre. Premièrement, toutes les personnes entrant sur le territoire français doivent présenter un test PCR ou antigénique négatif de moins de 24h pour les non-vaccinés venant d'un pays de l'UE et 48h pour tout le monde venant d'un pays hors UE. Les personnes qui possèdent un schéma vaccinal complet et provenant d'un État membre de l'Union européenne, d'Andorre, d'Islande, du Liechtenstein, de Monaco, de la Norvège, de Saint-Marin, du Saint-Siège ou de la Suisse, ne sont pas concernées par cette mesure. 
    La France conseille vivement de ne pas voyager dans les pays classés rouge :  l'Afrique du Sud, le Botswana, l'Eswatini, l'Île Maurice, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe. "Un test et l'isolement de tous les voyageurs provenant de ces pays sera désormais obligatoire", a indiqué Gabriel Attal le 4 décembre. 
  • 12 cas du variant Omicron en France. Au 3 décembre à 16h, 12 cas du variant Omicron ont été rapportés en France, indique Santé publique France dans son bulletin du 3 décembre. "Ces cas sont suivis de près par les autorités de santé pour assurer les actions de contact-tracing et indiquer les messages de prévention dans l'objectif de préserver la santé de la population", précise l'autorité sanitaire.
  • Des cas de myocardites chez les adolescents vaccinés ? Une étude réalisée par des membres des services de pharmacologie médicale et de cardiologie (adulte et pédiatrique) du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse a établi un lien entre vaccination et myocardite chez les adolescents vaccinés. " Parmi les 4 942 déclarations analysées chez les adolescents, nous avons identifié 242 déclarations de myocardites ou péricardites. Parmi ces déclarations, dans huit cas sur dix, une hospitalisation était nécessaire. Le délai moyen d'apparition des premiers symptômes était de 4 jours après la première dose et de 3 jours après la deuxième. Nos résultats suggèrent que le risque de déclarer est cinq fois plus important à la deuxième dose que pour la première. Nous retrouvons aussi que le risque de déclarer une myocardite ou péricardite est dix fois plus important chez les garçons que chez les filles que ce soit à la première ou à la deuxième dose ", a déclaré le Dr Montastruc au journal La Dépêche. 
  • La Corse réactive le plan blanc. Bien que les hôpitaux de l'île ne soient pas saturés, l'agence régionale de santé de Corse (ARS) a annoncé le 2 décembre dans la soirée le déclenchement du plan blanc dans tous les hôpitaux de Corse. "Quand on regarde les patients admis à l'hôpital, on s'aperçoit que contrairement aux vagues précédentes, ce sont des cas moins graves. Des malades qui ont moins besoin d'oxygène et qui relèvent davantage de la médecine que des soins continus ou des urgences. Ce qui est certain, c'est que si ces formes graves sont moins nombreuses, c'est parce que beaucoup de gens sont vaccinés", a expliqué à Corse-Matin le docteur André de Caffarelli, chef du pôle urgences et soins continus. 
  • ​​​​​​​Quelles seront les nouvelles annonces du gouvernement ? Un Conseil de défense aura lieu lundi 6 décembre, a annoncé Jean Castex, afin d'évaluer s'il est nécessaire de prendre de nouvelles mesures face à l'émergence du variant Omicron. "De possibles nouvelles restrictions" seront potentiellement annoncées. Parmi les possibles annonces :
    - Intensifier le télétravail, quitte à le rendre "dominant", indique l'épidémiologiste Pr Antoine Flahault sur LCI. 
    - Limiter les rassemblements
    - Allonger les vacances de Noël
  • Nouvelles mesures en Belgique. Ce vendredi 3 décembre, le Premier ministre belge a annoncé de nouvelles restrictions pour la Belgique : la fermeture des écoles maternelles et primaires le 18 décembre, une semaine avant la date normale, l'obligation de porter le masque dès 6 ans en classes, dès le 4 décembre, une jauge de 50% pour l'enseignement secondaire jusqu'aux vacances de Noël et l'interdiction d'organiser des événements publics en intérieur à plus de 200 dès le 6 décembre.
  • Près de 80 cas du variant Omicron en Europe. Le nombre de cas connus de personnes contaminées au variant Omicron dans les pays de l'Espace économique européen (Union européenne plus Norvège, Islande et Liechtenstein) serait de 79 au 2 décembre, indique le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).
  • Restrictions en Allemagne. La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé ce jeudi la mise en place de nouvelles restrictions pour les personnes non vaccinées. Ces dernières ont l'interdiction d'accéder aux bars, restaurants, théâtres, cinémas, salles de spectacle, de sports, mais aussi aux commerces non essentiels et aux marchés de Noël. Elles doivent aussi désormais limiter leurs contacts, à domicile ou à l'extérieur, à deux autres personnes maximum d'un autre foyer.
  • Nouvelles restrictions en Suisse. Face à l'émergence du variant Omicron, la Suisse a mis en place de nouvelles règles : le Conseil fédéral suisse recommande un pass sanitaire pour les réunions privées de plus de 10 personnes. et de porter le masque, dès lundi, à l'intérieur et partout où une obligation de certificat s'applique. De plus, les personnes non-vaccinées provenant de zones à risque ne pourront plus entrer pour un voyage touristique ou privé.
  • Vaccination des enfants fragiles. Dans un communiqué du 30 novembre, la Haute autorité de Santé recommande de vacciner les enfants de 5 à 11 ans les plus fragiles, autrement dit "pour tous ceux qui présentent un risque de faire une forme grave de la maladie et de décéder et pour ceux vivant dans l'entourage de personnes immunodéprimées ou vulnérables non protégées par la vaccination". Du fait de la vaccination des enfants âgés de 12 à 17 ans, la classe d'âge des 6 à 11 ans est désormais celle, parmi les enfants scolarisés, qui enregistre le taux d'incidence le plus élevé (617 cas pour 100 000 habitants chez les 6-10 ans, soit deux fois plus important que le taux d'incidence de la population française). Elle se prononcera ultérieurement sur la pertinence d'élargir cette vaccination après avoir auditionné les parties prenantes.

Quelles sont les nouvelles annonces du gouvernement ?

"La France connaît à son tour une 5e vague qui sera sans conteste plus forte, plus longue que cet été, en cause les conditions climatiques automnales et hivernales", a alerté le ministre de la Santé Olivier Véran qui a tenu une conférence de presse le 25 novembre, en compagnie de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education Nationale. et de Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. "Je ne vous annoncerai ni confinement, ni couvre-feu, ni fermeture anticipée des commerces, ni restriction de déplacement" a posé d'emblée le ministre. En revanche, plusieurs mesures ont été annoncées :

  • la dose de rappel élargie à tous dès 18 ans, conformément à la recommandation la HAS. "Cela concerne 25 millions de Français dont 6 millions qui ont déjà reçu leur rappel. Il reste encore 19 millions de Français qui doivent recevoir leur dose de rappel. Nous les invitons à se faire vacciner dans les deux mois, indique Olivier Véran. Il y aura des vaccins pour tout le monde. Plus de 25 millions de vaccins de messagers sont actuellement stockés dans les établissements, mais également chez les médecins et les pharmacies en ville".
  • un délai de 5 mois contre 6 entre la primo-vaccination et la dose de rappel (comme c'est le cas en Italie ou à Singapour) : la HAS a aussi validé cette recommandation jeudi matin. Pour les Français âgés de 18 à 64 ans, le pass ne sera plus actif si le rappel est fait sept mois après la dernière injection. "Vous aurez deux mois pour recevoir votre rappel et ainsi conserver le bénéfice de votre pass sanitaire", a déclaré Olivier Véran
  • Pour ceux qui ont été infectés, "la règle est simple : une infection = une injection. Si vous avez été infecté et que ça fait plus de 5 mois que vous avez eu votre dernière injection, il faut faire le rappel", indique le ministre.
  • le conditionnement du pass sanitaire à la dose de rappel à partir du 15 janvier.
  • la validité des tests PCR réduite à 24h contre 72h le lundi 29 novembre
  • le masque est de nouveau obligatoire en intérieur dans les lieux recevant du public, même où le pass sanitaire est exigé
  • une modification des règles en cas de cas positif covid à l'école où il "n'y aura plus de fermetures systématiques de classes en école primaire dès le premier cas de Covid-19 mais un dépistage systématique de tous les élèves", a indiqué Jean-Michel Blanquer ce jeudi 25 novembre. Autrement dit, les enfants qui présentent un test négatif pourront revenir en classe. Ces tests pourront être réalisés par les responsables légaux. Le protocole 2 est maintenu dans les écoles. La vaccination des enfants démarrera début 2022 au plus tôt
  • l'autorisation de la prescription des traitements anti-Covid dans les pharmacies, dont le Molnupiravir"Ce médicament sera réservé aux personnes qui sont à risque de faire des formes graves, qui ont plus de 65 ans et sont symptomatiques ou parce qu'elles ont des maladies chroniques", a détaillé Olivier Véran.
  • la vaccination des enfants ne se fera pas avant 2022. L'Agence européenne du médicament (EMA) a approuvé le vaccin de Pfizer pour les enfants de 5 à 11 ans, ouvrant la voie à une vaccination au sein de ce groupe d'âge dans l'Union européenne.

Ces mesures sont prises pour "sauver les fêtes de fin d'année" et "ne pas avoir à en revenir à des mesures de jauges, encore moins de fermetures, de couvre-feu ou de confinement" avait expliqué Gabriel Attal, la veille de la conférence de presse d'Olivier Véran.

Y a-t-il un risque de confinement en France ?

En France, confiner les non-vaccinés n'est "pas nécessaire" selon Emmanuel Macron

La France connaît actuellement une hausse du taux d'incidence dans toutes les classes d'âge et dans toutes les régions. Face à cette 5e vague épidémique, le pays remet en place des mesures plus restrictives. Parmi elles, la question du reconfinement est à nouveau évoquée. Pour "sauver les fêtes de fin d'année" et "ne pas avoir à en revenir à des mesures de jauges, encore moins de fermetures, de couvre-feu ou de confinement dans notre pays", "des orientations claires ont été définies dans trois directions". Elles seront annoncées le jeudi 25 novembre lors d'une conférence de presse d'Olivier Véran. "Il ne faut jamais rien exclure par principe, avait indiqué Gabriel Attal le 17 novembre. Mais "pour le moment, il est absolument hors de question de parler de reconfinement dans notre pays parce qu'on a un taux de vaccination très élevé." En France, l'idée de confiner les non-vaccinés n'est pas non plus à l'ordre du jour selon Emmanuel Macron, interviewé le 18 novembre par La Voix du Nord. Selon lui, c'est une mesure "pas nécessaire" en France. "Les pays qui confinent les non-vaccinés sont ceux qui n'ont pas mis en place le pass", précise-t-il. Par exemple, l'Autriche a décidé de reconfiner les personnes non vaccinées et vaccinées dès l'âge de 12 ans. L'Allemagne quant à elle prévoit de limiter l'accès à certains lieux publics aux personnes non vaccinées. Pour rappel, la France a connu 3 confinements à cause de l'épidémie de Covid : 

  • du 17 mars 2020 au 11 mai 2020 (1 mois et 23 jours)
  • du 30 octobre au 15 décembre 2020 (1 mois et 14 jours)
  • du 3 avril au 3 mai 2021 (28 jours).

Comment évolue l'épidémie de Covid en France ?

Depuis le 1er novembre, la circulation du SARS-CoV-2, virus responsable de la pandémie de Covid-19, s'est intensifiée sur le territoire métropolitain, et la hausse des nouvelles hospitalisations et des admissions en soins critiques s'est accentuée, confirmait Santé Publique France le 25 novembre. Le taux de reproduction effectif a également augmenté de façon marquée et atteignait 1,59. Au niveau national, le taux d'incidence était de 193 cas pour 100 000 habitants et dépassait 200/100 000 chez les 6-14 ans et les 20-49 ans. La majorité des régions métropolitaines présentaient également un taux d'incidence supérieur ou proche de 200/100 000.

Courbe du taux d'incidence en France au 2 décembre 2021
Courbe du taux d'incidence en France au 2 décembre 2021 © Santé publique France

Quels sont les chiffres du Covid aujourd'hui ?

Les chiffres de l'épidémie de Covid-19 en France sont publiés quotidiennement par le site Carte-et-données et Dashboard du gouvernement et par Santé Publique France. Les chiffres de la vaccination sont publiés quotidiennement par le ministère de la Santé.

Nombre de cas de Covid (3 décembre) Nombre de morts du Covid  Nombre de personnes en soins critiques R0 (27 novembre) Pourcentage de Français complètement vaccinés (2 décembre) 
7 823 388 119 457 (+127en 24h) 2 058 1.55 (gouvernement.fr) -3.08% en 7j 75,5%

Combien de cas de coronavirus en France ?

Nombre de cas de Covid (3 décembre) Evolution sur 24 heures Nombre moyen de nouveaux cas confirmés quotidiens (30 novembre) Taux d'incidence (30 novembre) Evolution du taux d'incidence sur 7 jours 
7 823 388 +49 858 34 553 366.82/100 000 habitants 

+58.14%

Combien de nouveaux cas en 24 heures ?

Le jeudi 3 décembre 2021, selon le Tableau de bord du gouvernement, le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid est de 49 858 depuis la veille. Attention, le chiffre du mardi est à prendre avec précaution à cause d'un rattrapage des données par les autorités sanitaires. 

Combien de cas Covid à l'hôpital et en réanimation ?

  Nombre de patients Covid hospitalisés   Evolution sur les 7 derniers jours  Nombre de patients Covid en soins critiques Evolution sur les 7 derniers jours  Taux d'occupation des lits en en réanimation ou en soins intensifs  
Au 3 décembre 2021 11 103

+20.93%

2 058 +31.67%

40.69% (+31.67%)

Nombre de personnes actuellement hospitalisées par région au 3 décembre 2021 (source : gouvernement.fr)

Région Nombre de personnes actuellement hospitalisées Evolution en 7 jours
Auvergne-Rhône-Alpes 1 274 +24.05%
Hauts-de-France 980 +15.29%
Provence-Alpes-Côte d'Azur

1 298

+21.76%
Grand Est

948

+39.21%
Occitanie 933 +20.08%
Normandie 492 +19.42%
Nouvelle-Aquitaine 776 +17.40%
Centre-Val de Loire 412 +19.42%
Bourgogne-Franche-Comté 445 +37.77%
Bretagne 334 +10.60%
Corse 58 +34.88%
Pays de la Loire 465 +20.47% 
Île-de-France 2 312 +21.05%
Guadeloupe 92 -34.75%
Martinique 153 +28.57%
Guyane 36 -16.28%
La Réunion 92 +1.10%
Mayotte 3 -25%
Carte des hospitalisations par région au 1er décembre 2021
Carte des hospitalisations par région au 1er décembre 2021 © Geodes - Santé publique France

Quels sont les chiffres par département ?

La page Carte et Données du gouvernement publie quotidiennement les chiffres de l'épidémie par département : les cas confirmés, le taux d'incidence, les nouvelles hospitalisations, les nouvelles entrées en soins critiques, le nombre de personnes hospitalisées ou en réanimation, le nombre de vaccinés... Le ministère de l'Education nationale publie également une carte des départements permettant de connaître le protocole sanitaire applicable dans les écoles, collèges et lycées selon son département. Cette carte est mise à jour chaque semaine, en fonction de l'évaluation de la circulation du virus. Enfin, la plateforme Géodes de Santé publique France met à jour quotidiennement le taux d'incidence par département en France. Le bleu le plus clair correspond aux taux d'incidences les plus bas et le bleu foncé aux taux d'incidence les plus élevés. 

Quel est le taux d'incidence du Covid en France ?

Le 29 novembre, selon les chiffres de Santé Publique France, le taux d'incidence du virus de la Covid est de 342.76 cas pour 100 000 habitants, soit largement au-dessus du seuil d'alerte qui est fixé à 50. Il a augmenté de 60.5% en une semaine. Le taux d'incidence dépassait le seuil de 200 chez les 6-10 ans (346, +111%) et les 11-14 ans (212, +81%). Le taux d'incidence correspond au nombre de cas positifs au Covid-19 pour 100 000 habitants. C'est un indicateur important que le gouvernement prend en compte pour décider de mettre en place de nouvelles restrictions ou de les lever. 

Quel est le taux d'incidence à Paris ?

Le 29 novembre, selon les chiffres du gouvernement, le taux d'incidence à Paris est 483.92 cas pour 100 000 habitants, soit en hausse de 66% sur les 7 jours précédents. 

Courbe du taux d'incidence à Paris au 29 novembre 2021
Courbe du taux d'incidence à Paris au 29 novembre 2021 © Gouvernement.Fr

Que montrent les cartes de suivi de l'épidémie ?

Les cartes permettent de voir en un clin d'œil la situation épidémique par département ou par commune, mais aussi la classification des pays où on peut voyager ou pas, la couverture vaccinale, le protocole sanitaire à l'école, les zones où le port du masque redevient obligatoire... 

Combien de Français sont vaccinés contre le Covid ?

La vaccination contre le Covid-19 continue de se poursuivre en France avec les vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen. Depuis le début de la campagne de vaccination en France et jusqu'au 3 décembre 2021, 52 055 446 personnes ont reçu au moins une injection (soit 77,2% de la population totale) et 50 968 782 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 75,6% de la population totale)​​​​​​​. Depuis le début de la campagne de rappel, 9 246 049 personnes ont reçu une dose de rappel.

Combien de morts du Covid-19 en France ?

119 457​​​​​​​ décès du Covid sont recensés en France au 3 décembre 2021 dont 92 508 à l'hôpital (+127 au cours des 24 dernières heures), selon le Tableau de bord du gouvernement. Ce chiffre ne comprend pas les décès à domicile.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize et Anaïs Thiébaux.