Au ski, prenez soin de vos genoux ! Les blessures ne sont pas proportionnelles aux prises de risque

Avant, la tendance était plutôt à la fracture du tibia. Aujourd'hui, ce sont surtout les genoux qui souffrent, quand on fait une chute à ski. "L'explication est toute simple, indique le Dr Thierry Bouchet, chirurgien orthopédiste à Paris. Avant, les chaussures de ski n'étaient pas aussi rigides : le tibia était donc en première ligne et se brisait. Aujourd'hui, elles sont dotées d'une tige métallique : le choc se fait donc plus haut, au niveau du genou." Ce qui n'est pas nécessairement mieux, car les blessures traumatismes sont parfois plus longues et difficiles à guérir.

Chez les surfeurs, en revanche, ce sont plutôt les membres supérieurs qui souffrent lors d'une chute. "Ils n'ont pas de bâtons, leurs mains sont libres. Le réflexe, quand ils tombent, est donc d'essayer de se rattraper avec les mains. D'où fractures et entorses du poignet, notamment."

Bousculade

Mais qui donc se fait le plus mal au ski ? Les casse-cou qui dévalent les pistes noires pensez-vous ? Pas nécessairement. Evidemment, lorsqu'il y a chute, elle peut être particulièrement dangereuse. Mais le plus courant au ski, c'est l'accident bête : vous êtes à l'arrêt, tranquille, et quelqu'un vous renverse. Ou alors vous perdez l'équilibre. "C'est le cas de figure le plus fréquent, confirme Thierry Bouchet. Et on peut se faire vraiment mal, car notre corps est détendu, relâché, il n'est pas préparé à la chute." Alors qu'à l'inverse, quand on descend une piste, les muscles sont contractés, on est prêt à réagir au quart de tour en cas de déséquilibre, on est plus prudent. A l'arrêt, un déséquilibre soudain, une bousculade et le genou se vrille beaucoup plus facilement sous notre poids. Aïe. Outre la douleur physique, l'ego en prend un coup lui aussi : c'est un peu moins glorieux à raconter qu'un accident sur la piste noire verglacée de Saint-Gervais...

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