Au ski, prenez soin de vos genoux ! L'opération : presque toujours un succès

L'opération, qui consiste à reconstruire un ligament, reste recommandée dans certains cas. "Elle concerne surtout les personnes jeunes et sportives, explique Thierry Douchet. Mais avec les années, on opère des personnes de plus en plus âgées, car elles ont souvent une vie très active."

La ligamentoplastie (c'est le nom de cette chirurgie) constitue aujourd'hui une opération relativement banale. Elle dure environ une heure, le plus souvent sous péridurale plutôt que sous anesthésie générale.

De gros progrès ont été faits ces dernières années quant aux techniques employées.

 L'incision est beaucoup moins grande grâce à l'utilisation de la vidéo chirurgie : environ 3 cm contre une vingtaine auparavant.

 Mais surtout, on pratique aujourd'hui une autogreffe, beaucoup plus viable que la pose de ligaments artificiels en plastique dans les années 1980. "Le principe est simple : on prélève un morceau de tendon à côté du genou, on le greffe à la place du ligament. Au fil des mois, il va se transformer en ligament." Le risque de rejet est nul puisqu'il s'agit d'un tendon appartenant au patient. L'énorme avantage par rapport au ligament en plastique, c'est que celui-ci est beaucoup moins fragile et devrait donc durer beaucoup plus longtemps. "Il existe quand même un petit nombre d'échecs, de l'ordre de 2%, pour lesquels au lieu de prendre, la greffe se nécrose", précise le Dr Bouchet.

Le patient peut se lever dès le lendemain et commencer la rééducation. Il devient généralement autonome au bout de quelques jours et peut alors sortir de l'hôpital. En revanche, il faudra attendre plusieurs mois avant la récupération totale, le temps que le tendon prenne réellement la place de l'ancien ligament.

Bien sûr, si votre genou était endommagé, par l'arthrose par exemple, avant l'opération, il ne sera pas comme neuf après la chirurgie. L'opération vise "seulement" à remplacer le ligament abîmé.

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