Arrêt cardiaque : les signes avant-coureurs

En France, chaque année, 40 à 50 000 personnes meurent prématurément d'un arrêt cardiaque. Une situation qui correspond environ à un arrêt cardiaque toutes les 10 minutes, et qui est dix fois fréquente que les morts par accident de la route. Que faire ?

Arrêt cardiaque : les signes avant-coureurs
© Roman Iegoshyn - 123RF

Définition : qu'est-ce qu'un arrêt cardiaque ?

Un arrêt cardio-respiratoire ou arrêt cardio-ventilatoire, plus communément appelé arrêt cardiaque, mais également mort subite de l'adulte peut être provoqué par un infarctus du myocarde, un traumatisme, une asphyxie, une noyade, une hypothermie ou une électrocution. La personne atteinte perd connaissance immédiatement et s'arrête de respirer ou présente des mouvements respiratoires lents, bruyants et anarchiques. Les battements cardiaques se désynchronisent. Le cœur ne peut plus assurer son rôle de pompe et n'arrive plus à irriguer correctement les organes vitaux de l'organisme. L'arrêt cardiaque représente une urgence absolue et peut n'être que temporaire si la personne est prise en charge dans les quelques minutes. Il nécessite des soins en urgence, notamment une réanimation cardio-pulmonaire.

Quels sont les signes avant-coureur ?

  • Une douleur dans la poitrine
  • Un essoufflement d'effort
  • Des pertes de connaissance

Ces symptômes sont les signes avant-coureur les plus fréquents. Dans deux cas sur trois, les douleurs au niveau de la poitrine sont caractéristiques de l'infarctus (intenses et en étau), mais elles n'étaient qu'intermittentes jusqu'à la survenue de l'arrêt cardiaque. Elles sont situées au niveau de la poitrine, derrière le sternum et peuvent s'étendre vers le cou, les mâchoires, l'épaule, le bras ou le dos. La gêne respiratoire et les difficultés respiratoires débutent en général plusieurs jours avant l'arrêt et s'intensifient jusqu'à l'arrêt cardiaque.

Autres symptômes

Des manifestations moins typiques peuvent annoncer un infarctus comme la présence isolée d'une douleur présente dans le bras, au niveau du poignet ou de la mâchoire, d'une pesanteur au niveau de la poitrine, des douleurs abdominales, des épisodes de nausées, de hoquet et de sueurs. D'autre part, une douleur thoracique qui apparaît lors d'effort, durant une séance de sport ou lors d'une activité de la vie quotidienne ou en montant des escaliers par exemple peut également annoncer la survenue d'un infarctus.

Que faire en cas d'arrêt cardiaque ?

Dès l'apparition des symptômes, il est préférable de ne pas perdre de temps et d'appeler le 15 ou le 112 pour bénéficier d'une prise en charge médicale en urgence. Chaque minute compte pour déboucher la ou les artères obstruées lors d'un infarctus. En effet, dès la troisième minute, le cerveau qui est privé d'oxygène, commence à souffrir et surviennent les premières lésions. Le délai moyen entre le diagnostic de l'infarctus effectué au cours d'un électrocardiogramme et la mise en œuvre des traitements est de 90 minutes.  Il faut savoir que si aucun geste de réanimation n'est pratiqué dans les huit minutes pour faire repartir le cœur, les chances de survie sont quasi nulles.

Arrêt cardiaque et coma

Un état de coma "artificiel", engendré par des médicaments sédatifs, peut être décidé pour protéger le cerveau après un arrêt cardiaque et éviter la survenue d'éventuelles lésions cérébrales irréversibles.

Diagnostic : arrêt cardiaque et ECG

Un électrocardiogramme (ECG) est un test qui étudie le fonctionnement du cœur en mesurant son activité électrique. En cas d'arrêt cardiaque, l'ECG montre un tracé plat, ce qui signifie qu'il n'y a plus d'activité électrique dans le cœur et donc plus de battement cardiaque.

Séquelles en cas d'arrêt cardiaque

Les séquelles après un arrêt cardiaque dépendent en grande partie de la cause de l'arrêt et du délai de prise en charge. Elles concernent principalement des séquelles neurologiques et un risque d'état végétatifs chroniques. Des séquelles traumatiques (cotes cassées) sont aussi fréquentes et dépendent de l'intensité des manœuvres de réanimation. Plus le délai de prise en charge est tardif, et plus le risque est important. Moins de 10 % des arrêts cardiaques sortent de l'hôpital sans séquelle.

Les conseils du médecin

Se former aux gestes qui sauvent est un acte citoyen qui permet de sauver des vies car chacun d'entre nous peut être confronté, à n'importe quel moment de son existence, à un arrêt cardiaque.

Arrêt cardiaque : les signes avant-coureurs
Arrêt cardiaque : les signes avant-coureurs

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