En février, est-ce le bon moment de prendre de la vitamine D ?

En février, est-ce le bon moment de prendre de la vitamine D ?

En février, on manque facilement de vitamine D car on n'est pas assez exposé au soleil mais est-ce le bon mois pour commencer sa cure ?

La vitamine D provient essentiellement du soleil. Si les rayons du soleil semblent plus puissants en février, le manque d'exposition au soleil ne permet pas au corps de produire suffisamment de vitamine D. Il y a donc un risque de carence. Pourtant, la vitamine D est indispensable et joue un rôle essentiel dans notre organisme, participant notamment à l'assimilation et à la fixation du calcium et du phosphore au niveau osseux, des minéraux indispensables à la solidité et à la croissance des os. "Elle stimule également l'action des cellules impliquées dans les défenses immunitaires. Elle permet de réduire les phénomènes inflammatoires accompagnant l'agression virale des voies respiratoires, en particulier par les virus saisonniers. Son action sur la prévention de certains cancers est cependant remise en cause dans de récentes études", nous précise le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste. Le taux sanguin de vitamine D est considéré comme normal lorsqu'il est supérieur à 30 ng/ml. Entre 20 et 30 ng/mL, il est jugé insuffisant et s'il se situe en dessous de 20 ng/mL, la carence est avérée. Une supplémentation est alors justifiée.

En quel mois commencer à prendre de la vitamine D ?

Le soleil étant la principale source de vitamine D, on comprend bien que les carences sont plus fréquentes quand il y a peu d'ensoleillement, comme c'est le cas en automne et en hiver. L'idéal est de commencer sa cure en octobre/novembre pour profiter des bienfaits d'une supplémentation en vitamine D. Si on a loupé le coche, on peut toujours se supplémenter jusqu'à février/début mars afin de ne pas finir l'hiver carencé. De manière générale, il est recommandé de prendre de la vitamine D jusqu'au retour des beaux jours. La posologie augmente pour les personnes naturellement exposées à un risque de carence, elle est déterminée par le médecin traitant. "Le bénéfice optimal pour la santé est généralement obtenu avec 800 Unités Internationales (UI) de Vitamine D par jour. Il est préférable d'obtenir cette supplémentation par un apport quotidien, son assimilation par l'organisme est meilleure et met à l'abri des effets parfois néfastes des hautes doses intermittentes. De manière générale, on conseille la prise de :

  • 400 UI/jour de 0 à 1 an
  • 600 UI/j de 1 an à 70 ans
  • 800 UI/j à partir de 70 ans

Faut-il faire un dosage avant de prendre de la vitamine D ?

En hiver, la moitié de la population souffre d'une carence en vitamine D

Seules les indications émises par la Haute Autorité de Santé peuvent faire l'objet d'un dosage de la vitamine D dans le sang et de son remboursement par l'Assurance maladie : suspicion de rachitisme ou d'ostéomalacie, personnes âgées faisant des chutes fréquentes, transplantés rénaux et personnes ayant subi une chirurgie de l'obésité. Dans les autres cas, le dosage n'est pas recommandé. Et pour cause, en hiver, on estime qu'au moins la moitié de la population souffre d'une carence en vitamine D. Le risque de surdosage est donc quasi nul. "Il faut savoir que l'apport alimentaire habituel n'apporte que 20% des besoins quotidiens, c'est la raison pour laquelle de nombreux aliments courants sont enrichis en vitamine D : huile de table, lait, céréales, fromages, margarines", tient à ajouter le médecin généraliste.

Qui doit se supplémenter en vitamine D en ce moment ? 

Certaines personnes sont naturellement prédisposées à développer une carence en vitamine D. Une supplémentation est fortement recommandée.

Les nouveau-nés et les nourrissons : la vitamine D doit être administrée quotidiennement de la naissance jusqu'aux 18 mois de l'enfant. Parce que les bébés ne doivent pas être exposés au soleil avant l'âge de 24 mois, ils manquent forcément de vitamine D. De 18 mois à 5 ans, la supplémentation continue durant la saison hivernale. 

Les personnes âgées : elles synthétisent moins bien la vitamine D et sont particulièrement sujettes au risque de chutes et de fractures. 

Les femmes enceintes : pendant la grossesse, une carence en vitamine D entraîne une diminution du poids du fœtus ainsi qu'une mauvaise minéralisation osseuse. La supplémentation est donc indispensable. 

Les femmes ménopausées : le bouleversement hormonal provoque une déminéralisation osseuse, augmentant ainsi le risque de fractures.

Les individus à peau mate ou foncée : ils synthétisent moins bien la vitamine D.  

Merci au Docteur Patrick Aubé , médecin généraliste, à suivre sur Phytosociety (Instagram et Facebook). Ouvrage à paraître : Digestion Facile aux Éditions Marie-Claire

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