Alopécie androgénique : causes, diagnostic, traitements

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"Alopécie androgénique : causes, diagnostic, traitements"

Perdre ses cheveux, c'est normal. Ce n'est qu'au-delà d'une perte quotidienne de 60 cheveux que l'on parle de "chute" et que les médecins donnent à ce phénomène le nom médical "d'alopécie". Un traitement est possible selon les causes. Explications.

Qu'est-ce qu'une alopécie androgénique ?

Contrairement à une idée reçue, perdre ses cheveux, c'est normal. Comme ils se renouvellent en permanence, chaque jour, nous en perdons entre 45 et 60. Il est donc banal d'en trouver quelques-uns sur sa brosse ou dans le lavabo de la salle de bain. Ce n'est qu'au-delà d'une perte quotidienne de 60 cheveux que l'on parle de "chute" et que les médecins donnent à ce phénomène le nom médical "d'alopécie". "L'alopécie désigne une chute de cheveux ou de poils sur n'importe quelle partie du corps, explique le Dr. Nina Roos, dermatologue. Toutefois, dans sa forme la plus courante, dite alopécie androgénétique, elle renvoie à un phénomène de perte de cheveux progressive touchant majoritairement les hommes." On l'appelle aussi plus communément la calvitie. Le cycle pilaire comporte donc une chute physiologique de 50 à 100 follicules pileux par jour. De plus, au fil de la vie de l'individu, les cycles pilaires se raccourcissent, notamment pour les follicules pileux situés sur le vertex (le haut du crâne) et les tiges pilaires deviennent de plus en plus fines, courtes et de moins en moins denses. Elle se caractérise par une chute des cheveux qui affecte en priorité les parties latérales du front, les tempes et/ou le sommet du crâne. D'autres types d'alopécie existent et peuvent prendre la forme d'une perte rapide de cheveux : c'est la pelade. Une perte généralisée et rapide des cheveux dans les suites d'un problème ponctuel (infections, accouchement, choc opératoire) : c'est l'effluvium télogène. L'alopécie peut également être due à des champignons appelés teignes, mais cette forme se voit essentiellement chez l'enfant.

A quel âge ?

Un tiers des hommes à 30 ans, près de la moitié à 50.

Quels sont les symptômes et causes chez la femme ?

Elle survient brutalement et concerne l'ensemble du cuir chevelu. "Elle survient environ 3 mois après une grossesse, un traitement médicamenteux, une forte fièvre, une période de stress ou un régime draconien ou en cas d'anomalie du bilan hormonal." précise le Dr. Roos.

Quels sont les symptômes et causes chez l'homme ?

Il est classique d'observer chez l'homme une raréfaction et une miniaturisation des tiges pilaires sur le haut du crâne. Cette alopécie est appelée "androgénétique" car elle résulte d'une sensibilité déterminée génétiquement, des récepteurs des follicules pileux aux androgènes (hormones masculines).

Quel est le diagnostic ?

L'alopécie androgénétique débutante peut être difficile à diagnostiquer car la miniaturisation des tiges pilaires peut passer inaperçue avant l'apparition de la zone d'alopécie (zone présentant une raréfaction ou une absence de follicules pileux). Le médecin peut donc recourir à un trichogramme, examen consistant à prélever quelques cheveux sur différentes zones et à les comparer au microscope. Lorsque l'alopécie est constituée, le diagnostic est plus simple et l'on classe l'alopécie
androgénétique en stades en fonction de son intensité.
"Chez les femmes, il pourra également prescrire une prise de sang afin de vérifier que vous ne souffrez pas d'un dérèglement hormonal, responsable de la perte de cheveux. Si tel est le cas, le praticien pourra revoir, avec votre gynécologue, votre mode de contraception." indique la dermatologue.

Quels sont les traitements contre l'alopécie ?

L'alopécie n'étant aucunement dangereuse pour la santé, son préjudice est avant tout esthétique. La chute des cheveux peut en effet être mal vécue, ressentie comme un vieillissement prématuré, et source d'un mal-être passager ou d'un manque d'estime de soi. Une prise en charge psychologique peut s'avérer relativement utile face à cet événement traumatisant. La dermatologue propose plusieurs solutions : 

  • Adoptez un mode de vie plus sain : "Si le stress est à l'origine de ce problème, pratiquez régulièrement des exercices de relaxation (yoga, sophrologie…) ou un sport qui vous permettra d'évacuer le trop plein, recommande le Dr. Roos.
  • "Concernant l'alimentation, inscrivez à votre menu 2 ou 3 portions de viande rouge par semaine afin de recharger votre organisme en fer et profiter de sa richesse en acides aminés, deux nutriments indispensables à la force et la brillance des cheveux. Les vitamines B12 et B5 favorisent également la pousse des fibres capillaires." explique la dermatologue.
  • Côté soin, "optez pour des shampooings et des lotions sans rinçage "antichute" qui nourrissent le bulbe et réduisent la perte capillaire."  préconise l'experte. 

Si ce phénomène perdure plus d'un trimestre voire s'accentue, prenez rendez vous rapidement avec votre médecin.

⇒ Il pourra vous prescrire un traitement à base de Minoxidil. "Il se présente sous forme d'une lotion dosée à 2 % pour les femmes et à 5% pour les hommes, à appliquer matin et soir sur le cuir chevelu avec un massage. Il permet de stopper efficacement la chute des cheveux mais à la condition de l'utiliser à vie car ce traitement fonctionne tant qu'il est pris." recommande l'expert.

⇒ En complément, il pourra ajouter des comprimés de finastéride chez l'homme et d'acétate de cyprotérone chez la femme.

⇒ Enfin, en cas d'échec des traitements médicaux, on peut recourir à la chirurgie, par le biais d'une greffe d'implants capillaires, qui nécessitera un budget plus conséquent mais peut aboutir à un résultat esthétique satisfaisant. Des perruques sont également une solution esthétique.

Merci au docteur Nina Roos, dermatologue.