Coronavirus chez l'enfant : symptômes, combien de cas, à l'hôpital ?

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"Coronavirus chez l'enfant : symptômes, combien de cas, à l'hôpital ?"

Les enfants sont moins touchés par le coronavirus que les adultes. Actuellement, une centaine sont hospitalisés en France pour une infection Covid-19. Combien en réanimation ? Quels sont les symptômes d'alerte chez eux ? Quand faire un test ? Quels risques de transmission à l'école ? Chiffres et conseils.

[Mise à jour le mardi 24 novembre à 11h54] En France, les données de surveillance montrent que les enfants sont moins touchés par la maladie Covid-19 et représentent moins de 1% des patients hospitalisés et des décès. Après une augmentation de 13% des cas de Covid-19 chez les 0-14 ans au cours de la semaine du 2 au 8 novembre, Santé Publique France rapporte une baisse de 37% la semaine suivante (9-15 novembre) dans son dernier bilan épidémiologique. Les enfants âgés de 0 à 14 ans représentent 14% des cas positifs Covid-19 testés par PCR sur cette période. Par ailleurs, l'agence rapporte de nouveaux de syndromes inflammatoires proches de la maladie de Kawasaki chez des enfants positifs au Covid-19, cet automne, en France. Quels symptômes chez eux ? Combien sont hospitalisés à date ? En réanimation ? Sont-ils plus contaminants que les adultes ? Point sur les connaissances et chiffres.

Combien de cas de coronavirus chez les enfants en France ?

Moins de 5% des cas COVID-19 signalés dans l'Union européenne concerne des enfants (personnes de 18 ans et moins), révèle le rapport de Santé publique France publié en août. En France, les données de surveillance montrent que les enfants sont moins touchés par la maladie Covid-19 et représentent moins de 1% des patients hospitalisés et des décès. Le dernier rapport de Santé Publique France montre une baisse de 37% des cas de Covid-19 chez les 0-14 ans au cours de la semaine 46 (9-15 novembre) en comparaison à la semaine précédente.

 Evolution des taux d’incidence des cas de SARS-CoV-2 selon les classes d’âge, depuis la semaine 23/2020, France métropolitaine
Evolution des taux d’incidence des cas de SARS-CoV-2 selon les classes d’âge, depuis la semaine 23/2020, France métropolitaine, au 18 novembre © Santé Publique France

A l'hôpital, selon Santé Publique France, au 17 novembre : 

  • 115 enfants âgés de 0 à 14 ans sont hospitalisés pour Covid-19 (-15 par rapport à la semaine précédente) dont 16 en réanimation (-7 par rapport à la semaine précédente). Les 0-14 ans représentent moins de 1% des cas totaux en réanimation pour Covid-19 en France.
  • 3 décès d'enfants âgés de 0 à 14 ans ont été enregistrés lors d'une hospitalisation pour Covid-19 en France, depuis le 1er mars.

Quels symptômes du coronavirus chez les enfants ?

Selon l'étude Ped-Covid coordonnée par l'hôpital Necker (AP-HP, Paris) et l'Institut Pasteur auprès de 775 enfants (de 0 à 18 ans), les enfants positifs au Covid-19 sont peu symptomatiques dans la majorité des cas : 69,4% de ces enfants n'avaient jamais eu de symptômes évocateurs. "Cette étude confirme que le plus souvent les jeunes enfants, lorsqu'ils sont infectés par ce nouveau coronavirus, ne développent pas de symptômes de la maladie ou présentent des symptômes mineurs qui peuvent ne pas conduire à évoquer le diagnostic. Les signes très caractéristiques que sont la perte du goût et la perte de l'odorat, n'ont jamais été observés chez les enfants de moins de 15 ans " ajoute Bruno Hoen, co-auteur de l'étude et directeur de la recherche médicale à l'Institut Pasteur. Quand l'infection se manifeste, c'est le plus souvent "par un syndrome grippal banal" nous explique le Dr Fabienne Kochert, pédiatre.

→ Signes cliniques faisant suspecter une maladie Covid-19

  • fièvre >38°, irritabilité inhabituelle,
  • toux fébrile,
  • selles liquides, vomissements, douleurs abdominales
  • signes de gravité: toux ou difficultés respiratoires associées à l'un des signes suivants : cyanose, détresse respiratoire aiguë (geignement), signes de pneumonie : prise de boisson ou allaitement impossible, perte de connaissance ou convulsions, tachycardie, marbrures.

"Les investigations des cas en milieu scolaire suggèrent que la transmission d'enfant à enfant est rare"

→ Les formes graves et la létalité chez l'enfant sont exceptionnelles. Elles semblent un peu plus fréquentes chez les très jeunes enfants.

 Covid-19 ou autres virus saisonniers ? Chez l'adulte comme chez l'enfant, toutes les pathologies virales saisonnières respiratoires ou digestives peuvent donner des signes compatibles avec un Covid-19. Les infections virales saisonnières sont très fréquentes chez les enfants de moins de 6 ans. Dans un Avis du 17 septembre, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) informe qu'à partir des données actuelles "la probabilité qu'une bronchiolite aiguë peu sévère soit liée au SARS-CoV-2 est faible chez un nourrisson de moins de 6 mois, en période épidémique (décembre-janvier)". De même, "une diarrhée peu sévère du nourrisson, sans autre signe, en contexte d'épidémie locale de rotavirus (virus de la gastro-entérite), a beaucoup plus de probabilité d'être liée à ce virus qu'au SARS-CoV-2". 

Test Covid chez l'enfant : quand, comment ?

Le dépistage du coronavirus chez l'enfant revêt les mêmes conditions que chez l'adulte. Il peut être réalisé lors de symptômes évocateurs du Covid-19 ou si l'enfant est "cas contact" d'une personne récemment diagnostiquée positive. Selon l'Afpa :

  1. S'il n'y a pas de notion de cas de Covid dans l'entourage :
    – une pathologie précise est identifiée: prise en charge habituelle, pas de PCR Covid
    – pas de pathologie infectieuse étiquetée: une PCR Covid n'est indiquée que si enfant de plus de 6 ans ou symptômes persistants plus de 3 jours sans amélioration.
  2. Si notion de cas de Covid dans l'entourage : quels que soient les symptômes demander une PCR Covid.

"Les enfants de moins de 6 ans présentent fréquemment des infections saisonnières banales ne relevant pas à chaque épisode d'une recherche Covid 19 alors que cette recherche peut s'imposer chez les plus grands, pour lesquels l'immunité vis à vis des infections habituelles est déjà acquise" estime l'association de pédiatres. Les parents doivent prendre rendez-vous dans un laboratoire pour faire réaliser le test à l'enfant. Des pédiatres peuvent aussi réaliser eux-mêmes le prélèvement à leur cabinet. Les parents doivent ensuite porter le tube au laboratoire. En laboratoire, le prélèvement doit être réalisé par une personne compétente pour ce type de prélèvement chez les enfants. Il s'agira comme pour les adultes d'un test PCR réalisé sous la forme d'un prélèvement nasal en quelques secondes. Un échantillon de mucus est prélevé dans le nez grâce à un long coton-tige, appelé écouvillon. Une fois récupéré, l'échantillon est analysé par le laboratoire. Les résultats sont généralement disponibles sous 48 heures. "Très peu de laboratoires acceptent de pratiquer le test sur les bébés, précise toutefois le Dr Sylvie Hubinois, médecin pédiatre, mais il est indispensable en cas de symptômes de maladie." Les médecins spécialistes de l'enfance attendent les tests salivaires instantanés avec impatience car ils seraient plus faciles à réaliser sur cette tranche d'âge. 

Un certificat médical n'est pas exigible pour le retour à l'école

En attendant les résultats, l'enfant doit rester à la maison, il faut limiter ses contacts extérieurs et continuer d'appliquer les gestes barrières. 

En cas de positivité du test, il faut s'isoler 7 jours à la maison. "Une enquête de cas contact sera lancée sur l'entourage familial, le personnel de la crèche, de l'école" explique la pédiatre. L'ensemble des membres du foyer sont testés pour évaluer l'étendue des transmissions intra-foyer. Les parents doivent prévenir sans délai l'école de leur enfant.

un certificat médical n'est pas exigible pour le retour à l'école.

A savoir : Chez les enfants infectés, le délai médian rapporté de détection du SARS-CoV-2 dans les prélèvements naso-pharyngés est de 12 jours après le diagnostic.

Les enfants sont-ils vecteurs du Covid-19 ?

Contrairement à ce qui a été pensé au départ de l'épidémie de coronavirus, les enfants ne transmettraient pas plus le virus que les adultes. "Les enfants âgés de 6 à 11 ans semblent moins contagieux, comparés aux adultes. Ils font des formes bénignes de la maladie, avec une proportion de formes asymptomatiques autour de 70%" indiquait le Conseil Scientifique du Covid-19 dans un Avis du 26 octobre. "Lorsqu'ils présentent des symptômes, les enfants excrètent la même quantité de virus que les adultes et sont donc contaminants comme le sont les adultes"  confirmait Santé Publique France dans son rapport d'août 2020. Une étude publiée le 4 juin sur MedRxiv et menée par l'Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa) auprès de 605 enfants de moins de 15 ans a même montré que les enfants pouvaient être moins contaminés avec "un taux de tests positifs (RT-PCR) pour les enfants 2 à 7 fois inférieur à celui des adultes" Les moins de 5 ans, à part ? Une étude menée par des chercheurs américains, publiée dans JAMA Pediatrics le 30 juillet a montré que les jeunes enfants pouvaient potentiellement être des facteurs importants de transmission du virus. car "ils ont des quantités élevées d'ARN viral du SRAS-CoV-2 dans leur nasopharynx par rapport aux enfants plus âgés et aux adultes" expliquent les auteurs dans leurs conclusions. La présence du SARS-CoV-2 était "10 à 100 fois supérieure" dans les voies respiratoires de ces enfants.

Que faire en cas de doute ?

Votre enfant présente des symptômes tels que fièvre, toux, fatigue, maux de tête ? Il peut s'agir d'une infection virale comme la grippe mais s'il a été en contact avec des personnes porteuses du coronavirus, on ne peut pas exclure que ses symptômes y soient liés. En cas de signes d'infection respiratoire (fièvre, toux, difficultés respiratoires aiguë), ou des signes cliniques de pneumonie aiguë (graves ou non) sur un terrain fragile présentant au moins une comorbidité, les autorités sanitaires françaises demandent de :

  • Contacter par téléphone un médecin (pédiatre si possible) en faisant état des symptômes perçus.
  • Eviter les contacts avec l'entourage et porter un masque.
  • Ne pas se rendre chez le médecin traitant ou aux urgences sans contact téléphonique préalable, pour éviter toute potentielle contamination.
  • Faire un test PCR.

Le médecin va analyser la situation, mettre en place les premières mesures de prise en charge et orienter si besoin vers un laboratoire pour pratiquer un test PCR. L'indication d'hospitalisation sera portée par le pédiatre selon les mêmes critères que ceux habituellement utilisés pour la prise en charge des enfants atteints d'une infection respiratoire aiguë ou de toute autre pathologie.

Quels risques si l'enfant contracte le coronavirus ? 

"En cas de diagnostic positif de COVID-19, les enfants sont beaucoup moins susceptibles d'être hospitalisés ou d'avoir une issue fatale que les adultes" rassure Santé Publique France dans son rapport d'août 2020. Les données de surveillance montrent que les enfants sont moins touchés par la COVID-19 et représentent moins de 1% des patients hospitalisés et des décès. Les cas les plus graves ont été rapportés chez les très jeunes enfants avec une atteinte des voies aériennes supérieures plus fréquentes que celle des voies aériennes inférieures.

Quels risques de contamination à l'école ?

Si la France a décidé de fermer ses établissements scolaires dès le début de l'épidémie de coronavirus pour freiner la propagation du virus, il semble aujourd'hui que les écoles ne soient pas des lieux particulièrement vecteurs de contamination. C'est d'ailleurs pour cela qu'elles restent ouvertes alors que la France est confinée jusqu'au 1er décembre. Dans son rapport d'août, Santé Publique France expliquait que "la transmission d'enfant à enfant en milieu scolaire est rare" : "Si la distanciation physique et les mesures d'hygiène sont appliquées, il est peu probable que les écoles constituent des environnements de propagation du virus plus favorables que les environnements professionnels ou de loisirs." La majorité des enfants infectés et allant à l'école le seraient par l'intermédiaire d'une exposition intra-familiale à un cas suspecté ou confirmé chez un adulte, a montré une étude publiée le 23 juin par l'Institut Pasteur et menée sur  1 340 personnes reliées aux écoles primaires de Crépy-en-Valois (Oise). Le ministre de la Santé Olivier Véran confirmait lors d'une conférence de presse le 17 septembre que "les enfants jeunes sont peu actifs dans la chaîne de transmission du coronavirus, le risque de transmission existe principalement d'adulte à adulte, d'adulte à enfant mais rarement d'enfant à adulte et d'enfant à enfant. Cela signifie que les enfants en primaire, maternelle, crèche sont peu susceptibles de se contaminer entre eux." Pour réduire les risques de contamination, le port du masque a été rendu obligatoire chez les enfants à partir de 6 ans, en école primaire dès le 26 octobre.

→ Tout symptôme évocateur d'infection COVID-19 chez un enfant constaté par le personnel de l'établissement scolaire doit conduire à l'éviction immédiate de l'enfant.

→ En cas de symptômes évocateur (la fièvre supérieure à 38°c le plus souvent), les parents de l'enfant seront avertis et devront assurer la réalisation d'un test de dépistage chez leur enfant dans un centre prévu à cet effet.

→ En cas de doute sur les symptômes d'un enfant, une prise de température pourra être réalisée par un enseignant ou l'infirmière scolaire. Le Conseil scientifique ne préconise pas de prise systématique de la température des élèves considérant que cela n'élimine pas l'infection ce d'autant que la prise de température à un grand nombre d'enfants est difficile à réaliser sans rompre les règles de distanciation sociale.

→ L'enfant ne peut pas être accepté de nouveau à l'école sans le résultat de ce test.

→ Lorsqu'un cas positif est détecté, l'ensemble des membres du foyer sont testés pour évaluer l'étendue des transmissions intra-foyer. Si un enfant est positif, les autres élèves de sa classe peuvent continuer d'aller à l'école.

Coronavirus chez l'adolescent : sous quelle forme ?

Si les plus jeunes enfants sont épargnés par l'infection au coronavirus, c'est moins le cas des adolescents. D'où le fait que le masque ait été imposé dès l'âge de 11 ans lors de la reprise de l'école au printemps 2020. "Les adolescents de 12 à 18 ans semblent avoir la même susceptibilité au virus et la même contagiosité vers leur entourage que les adultes. Ils font cependant des formes moins sévères de la maladie comparé aux adultes, avec une proportion de formes asymptomatiques autour de 50%", explique Conseil scientifique Covid-19 dans un Avis du 26 octobre. Une étude américaine parue lundi 2 octobre avait montré qu'aux Etats-Unis, le risque d'infection est deux fois plus élevé chez les 12-17 ans que chez les 5-12 ans.

Coronavirus chez le bébé : transmission, risques

Quelques foyers de transmission limités ont été décrits dans les crèches, sans forme sévère chez les enfants. Les personnels de crèche semblent peu touchés mais des cas de transmission intra-familiale secondaire ont été décrits, indique le Conseil scientifique dans un Avis du 26 octobre.

• Existe-t-il un risque de transmission du virus par le lait maternel ?

La transmission du coronavirus par le lait maternel n'est pas prouvée. Les recherches sont en cours. Une très petite étude sur le lait maternel de deux mères infectées au Sars-CoV-2, menée par le laboratoire Elsevier, et publiée dans la revue The Lancet le 21 mai 2020, démontre néanmoins la présence de "l'ARN du SRAS-CoV-2 dans le lait de la mère 2 aux jours 10 (après l'accouchement) (...) et pendant 4 jours consécutifs. Les échantillons prélevés par la suite étaient négatifs." La recherche doit se poursuivre. Le risque de transmission principale lors de l'allaitement réside dans le contact rapproché et prolongé entre la mère et son enfant. Les mères souhaitant allaiter et ayant des symptômes évocateurs du Covid-19 (toux, fièvre, difficultés à respirer) doivent contacter un médecin. Compte tenu des bénéfices de l'allaitement et du rôle très faible du lait humain dans la transmission des virus respiratoires, une mère infectée peut continuer à allaiter. Cependant, des précautions doivent être prises pour éviter toute contamination de la mère à l'enfant par contact direct : il est nécessaire de porter un masque médical sur le visage quand on allaite, de se laver les mains avant et après la tétée et de nettoyer et désinfecter les surfaces contaminées. 

Quels risques pour le nouveau-né à la maternité ?

"Les nouveau-nés à la maternité et sortant de la maternité ne présentent pas de risque plus importants qu'avec les autres viroses saisonnières, On sait également que les mamans infectées par le virus n'ont pas donné naissance à des bébés malades en France", indique Fabienne Kochert. Par ailleurs, une petite étude de cas menée sur 9 femmes enceintes atteintes du coronavirus en Chine en janvier 2020 et publiée dans The Lancet a montré qu'il n'y avait pas de transmission du virus à leurs bébés. A la naissance, des échantillons de liquide amniotique, de sang de cordon, d'écouvillon de gorge néonatal et de lait maternel pour 6 patientes ont été testés pour le SRAS-CoV-2, et tous les échantillons ont été négatifs.

Mesures barrières avec les bébés

La Société française de néonatalogie recommande : 

  • Bien se laver les mains avant de s'occuper du nouveau-né mais aussi après.
  • Ne mettez pas à la bouche la tétine de votre enfant.
  • Le port de masque est indiqué en présence de symptômes respiratoires.
  • L'allaitement est possible.

Eviter d'emmener les bébés dans une collectivité de gens fragiles.

Comment protéger les enfants ?

L'enfant pouvant attraper la maladie sans la développer, il est important de "de leur apprendre dès le plus jeune âge à bien se laver les mains fréquemment", rappelle le Dr Pierre Parneix, médecin de santé publique expert sur le Covid-19. Le port du masque est aussi obligatoire à l'école dès l'âge de 6 ans, en primaire, à partir du 30 octobre. Par ailleurs, la vigilance sur le coronavirus peut faire "passer à côté d'autres problèmes de santé. Nous rappelons qu'il est nécessaire de vacciner les nourrissons le plus tôt possible pour ne pas les exposer à d'autres pathologies" rappelle le Dr Fabienne Kochert, pédiatre et présidente de l'Afpa.

→ Pour rappel, la campagne de vaccination contre la grippe a débuté le 13 octobre. Les enfants de 6 mois et plus souffrant de pathologies chroniques (insuffisance respiratoire, insuffisance cardiaque, diabète, insuffisance rénale, asthme, bronchopneumopathie obstructive…) ainsi que l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave (prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de broncho-dysplasie, et enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d'une affection de longue durée ainsi que l'entourage des personnes immunodéprimées) font partie des personnes prioritaires pour la vaccination cette année

Quels sont les risques pour les enfants à la santé fragile ?

Selon l'association française de pédiatrie ambulatoire (l'AFPA) et le groupe de pathologie infectieuse pédiatrique (GPIP), le "caractère bénin de l'infection à Covid-19 chez l'enfant semble également vrai chez l'enfant atteint d'une pathologie chronique". Les enfants avec certaines maladies chroniques doivent bénéficier de protections renforcées lors du retour en milieu scolaire, surtout quand ils présentent des facteurs de comorbidité. Les facteurs actuellement connus qui rendent les enfants fragiles en cas d'exposition au virus sont :

  • la mucoviscidose, l'asthme de stade 4 et 5, une malformation pulmonaire restrictive, une insuffisance respiratoire chronique ou bronchopathie sévère.
  • une cardiopathie congénitale sévère.
  • Les enfants en traitement de chimiothérapie ou sous traitement immunosuppresseur et souffrant de néphropathie sont également des cas plus à risque : insuffisance rénale chronique dialysée.
  • Une pathologie neuromusculaire. Le polyhandicap.
  • L'AFPA souligne qu'un environnement familial et social défavorable, ou la présence à domicile d'une personne fragile sont également des facteurs de comorbidité qui pourront être appréciés par le médecin lors de son diagnostic.

"Mais il n'y a pas d'inquiétude particulière à avoir concernant ces enfants. Ils doivent bénéficier de la même attention que lors d'une épidémie de grippe. Le plus important est de respecter les "mesures barrières" : toujours bien se laver les mains, éviter les lieux fréquentés et les personnes malades qui toussent", rappelle Fabienne Kochert.

Merci au Dr Fabienne Kochert, pédiatre et présidente de l'Association de formation professionnelle en pédiatrie (AFPA), et au Dr Sylvie Hubinois, pédiatre et ancienne présidente de l'Afpa.

Sources :

Covid-19