Accident vasculaire cérébral : composer immédiatement le 15

Difficultés d'élocution, troubles visuels... L'AVC survient la plupart du temps sans prévenir, de manière soudaine. Il faut pourtant savoir l'identifier car il laisse des traces. Et surtout, agir vite.

Une faiblesse d'un côté du corps qui survient brutalement ? Ca peut être le symptôme d'un accident vasculaire cérébral (AVC). Dans ces cas-là, pas une minute à perdre, il faut agir vite, très vite car chaque minute compte.

En France, chaque année, près de 150 000 personnes sont touchées. Ces accidents vasculaires sont très fréquents et ils peuvent avoir des conséquences graves et définitives, telles un handicap moteur ou des troubles du langage. Ils peuvent également conduire au décès.

Savoir identifier les premiers symptômes de l'AVC est donc primordial. Le plus fréquent est la perte de force brutale d'un bras ou d'une jambe, de la moitié du visage ou d'un côté du corps. Ca peut aussi être une difficulté soudaine pour trouver ses mots ou les exprimer ou encore la perte brutale de la vision d'un œil.

Dans tous les cas, un seul réflexe : appeler immédiatement le 15. En composant ce numéro, les victimes bénéficient d'une prise en charge en urgence. Le 15, par sa régulation, permet en effet d'orienter très rapidement le patient dans une unité de soins spécialisés, limitant ainsi le risque de séquelles et de décès lié à ces accidents graves.

Les séquelles varient en fonction du temps d'arrivée à l'hôpital

L'AVC survient lorsque l'irrigation d'une partie du cerveau est perturbée. Privée de sang, donc d'oxygène et de nutriments, la zone en question n'est plus alimentée et peut rapidement se détruire.

Il existe deux types d'AVC. Le plus fréquent (80 %) est causé par un caillot sanguin à l'intérieur d'une artère du cerveau. Celle-ci étant bouchée, elle empêche le sang de passer. Ces "barrages" s'expliquent dans 50 % à 60 % des cas par la formation progressive d'une plaque graisseuse (athérosclérose) à l'intérieur d'une artère. A terme, celle-ci peut s'effriter en caillots sanguins, voire obstruer complètement l'artère. Dans le second cas, plus rare (20 %), c'est une hémorragie provoquée par la rupture d'une artère du cerveau qui arrête la circulation du sang.

Quoi qu'il en soit, dans un cas comme dans l'autre, une partie du cerveau n'est plus alimentée correctement. En l'absence de secours médicaux, les cellules nerveuses de la zone non alimentée meurent progressivement. Les séquelles varient en fonction du temps d'arrivée à l'hôpital et de la zone touchée.

Il existe des traitements, qui seront d'autant plus efficaces qu'ils sont administrés très rapidement. La méthode la plus couramment utilisée, lorsque le diagnostic d'AVC est confirmé, consiste à injecter un produit qui va dissoudre le caillot qui bouche l'artère. Ainsi, de graves séquelles pourront être écartées.

Plus d'informations sur l'AVC

 Le rapport du ministère de la Santé (9/10/2009) pour améliorer la prise en charge des AVC en France est consultable dans son intégralité. Lire

 Le site de la Société française neuro-vasculaire : http://www.sfnv-france.com/