6 bienfaits des pêches plates : voici pourquoi on devrait en manger plus en ce moment

Plus sucrée que la pêche classique, la pêche plate a certains bienfaits particulièrement intéressants pour la santé, surtout en plein été. Explications avec le diététicien-nutritionniste Christopher Robbe.

6 bienfaits des pêches plates : voici pourquoi on devrait en manger plus en ce moment
© Adobestock

Sur les étals, elle est partout depuis quelques semaines. Plus sucrée en bouche que la pêche ronde, plus facile à croquer aussi grâce à sa forme aplatie. Mais d'un point de vue nutritionnel, la pêche plate n'a en réalité presque rien de différent de sa cousine classique. "La pêche plate et la pêche ronde appartiennent à la même espèce. Leur composition nutritionnelle est donc très proche", nous explique Christopher Robbe, diététicien-nutritionniste chez Médoucine. Comme de nombreux fruits colorés, elle contient des polyphénols, "des composés végétaux qui participent à la protection des cellules face au vieillissement". C'est aussi un fruit peu calorique (40 à 45 kcal pour 100 g). Voici les six raisons qui méritent qu'on s'y attarde.

  1. La pêche plate hydrate en profondeur. Composée à 90% d'eau, elle est une alliée de choix en période de chaleur. "C'est un excellent fruit d'été pour compléter les apports hydriques", note le nutritionniste, qui rappelle toutefois qu'elle ne suffit pas à elle seule à compenser une transpiration abondante : l'eau reste indispensable en complément.
  2. La pêche plate apporte de la vitamine C, qui "participe au fonctionnement du système immunitaire et aide à lutter contre le stress oxydatif", précise Christopher Robbe.
  3. Elle protège la peau et la vision. On y trouve des caroténoïdes, précurseurs de la vitamine A, "bénéfiques pour la peau, la vision et les défenses naturelles".
  4. Elle régule la tension et soutient les muscles. Riche en potassium, elle contribue au "fonctionnement musculaire, nerveux et à l'équilibre de la pression artérielle" - un minéral particulièrement utile en période de fortes chaleurs.
  5. Elle nourrit le microbiote, améliore le transit et coupe la faim. Ses fibres "favorisent la satiété, nourrissent le microbiote intestinal et participent à une bonne régulation du transit".
  6. Elle limite la glycémie. La pêche plate a "un index glycémique modéré et ses fibres ralentissent l'absorption des sucres". Christopher Robbe conseille de la consommer plutôt en fin de repas qu'en collation isolée, "pour éviter les pics de glycémie".
Bienfaits de la pêche plate
© Journal des Femmes

Ces bienfaits ne se limitent pas à un public particulier. Chez les femmes enceintes, "la pêche participe à couvrir les besoins en eau, en fibres et en vitamine C, ce qui améliore également l'absorption du fer alimentaire", indique le nutritionniste. Chez les seniors, "sa texture tendre, sa richesse en eau et en antioxydants en font un fruit facile à consommer, intéressant pour maintenir une bonne hydratation". Chez les sportifs, elle "permet de contribuer à la réhydratation après l'effort tout en apportant des glucides naturels qui participent à la reconstitution des réserves énergétiques".

Comment en profiter au mieux ? "La meilleure façon est déjà de les manger !", indique le nutritionniste. Consommée fraîche, avec la peau bien lavée, la pêche conserve pleinement ses fibres et ses vitamines. Pour un effet rassasiant plus durable, on peut l'associer à une source de protéines ou de bonnes graisses : un yaourt nature, une poignée d'amandes ou quelques graines de courge ou de chia. "Cette association favorise une satiété plus durable et limite les variations de la glycémie."

Quelle quantité ? Une à deux pêches par jour (150 à 300 g) s'intègrent bien dans les recommandations de cinq fruits et légumes quotidiens - en tenant compte d'un maximum global de 300 g de fruits par jour, toutes sources confondues. Seules précautions, selon Christopher Robbe : les personnes allergiques aux fruits de la famille des rosacées, et celles souffrant du syndrome de l'intestin irritable, "qui peuvent être sensibles aux excès de fruits selon leur tolérance individuelle". "L'idée n'est jamais de diaboliser un aliment, mais d'adapter les quantités à chacun", conclut le nutritionniste.

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