Victimes du coronavirus en France : âge, hommes, femmes, célèbres...

L'épidémie de Covid-19 s'intensifie en France. Depuis l'apparition du virus, plus de 30 300 personnes sont décédées en France. Quel âge avaient-elles ? Étaient-ce des hommes, des femmes, des enfants ? Des gens déjà malades ? De quelle région ? Des personnes célèbres ? Profil des victimes.

Victimes du coronavirus en France : âge, hommes, femmes, célèbres...
©  sosiukin- 123RF

[Mis à jour le vendredi 7 août à 12h02] La France métropolitaine connaît une augmentation de l'incidence des cas de coronavirus depuis le mois de juin. Entre le 1er mars et le 4 août 2020, 30 296 décès de patients COVID-19 ont été rapportés à Santé publique France : 19 790 décès sont survenus au cours d'une hospitalisation et 10 506 décès parmi des résidents en EHPA et autres EMS. Au moins 92% des cas de COVID-19 décédés sont âgés de 65 ans ou plus. Toujours active sur le territoire français, l'épidémie de Covid-19 continue de faire des victimes. Au 5 août, 195 633 personnes ont été testées positives au coronavirus en France et 30 312 sont décédées, depuis la découverte du virus en Chine, à Wuhan, en décembre 2019. La bonne nouvelle, c'est que plus de 80 000 personnes en sont guéries et sont rentrées à leur domicile. Alors qui est le plus touché par cette pandémie ? Qui en meurt le plus ? A quel âge ? Les plus de 60 ans ou les personnes plus jeunes ? Les enfants sont-ils touchés ? Quels sont leurs symptômes ? Pour pouvoir mieux se protéger, il est important de connaître le profil des personnes à risque. Âge, sexe, facteurs de risque, comorbidités... Portrait-robot des victimes du Covid-19.

Âge, sexe, comorbidités : le profil des personnes contaminées

schéma de surveillance santé publique france
Schéma de la surveillance du COVID-19 coordonnée par Santé publique France © Santé publique France

Parmi les cas confirmés et isolés, selon le bulletin de Santé Publique France du 6 août :  

  • En semaine 31 (du 27 juillet au 2 août 2020), le taux d'incidence de consultations (ou téléconsultations) pour une IRA a été estimé à 24/100 000 habitants en France métropolitaine. Il était relativement stable par rapport à celui de la semaine 30 (du 20 au 26 juillet 2020)
  • Le taux de reproduction R (nombre moyen de personnes infectées par un cas) est estimé à 1,32. Une personne infectée en contamine plus d'une autre et par conséquent, l'épidémie est en augmentation en France
  • En semaine 31 (du 27 juillet au 02 août 2020), 2 015 actes médicaux pour suspicion de COVID-19 ont été enregistrés par les associations SOS Médecins. La majorité des actes étaient enregistrés en Ile-de-France (18%), Nouvelle-Aquitaine (18%) et Auvergne-Rhône-Alpes (13%). Pour la 2e semaine consécutive, ce nombre d'actes, tous âges confondus, était en baisse de -16% en semaine 31. Cette baisse concerne toutes les classes d'âges (-8% chez les moins de 15 ans, -20% chez les 15-64 ans et -20% chez les 65 ans et plus).
  • En semaine 31 (du 27 juillet au 02 août 2020), 1 832 passages aux urgences pour suspicion de COVID-19 ont été rapportés. Après la stabilisation observée la semaine précédente, ces passages étaient en baisse de 5% en semaine 31. Cette baisse concerne toutes les classes d'âges (-5% chez les moins de 15 ans, -4% chez les 15-64 ans et -3% chez les 65 ans et plus). La baisse est observée dans plusieurs régions à l'exception de la Bourgogne-Franche-Comté (123 vs 109 passages en S30), des Hauts-de-France (108 vs 94 passages en S30), et des Pays de la Loire (177 vs 136 passages en S30, avec une hausse particulièrement importante dans la Sarthe avec 116 vs 44 passages en S30). Elle varie entre -29% en Occitanie et -1% en Nouvelle-Aquitaine
  • Depuis le début de la surveillance le 24 février 2020, 178 889 passages aux urgences pour suspicion de COVID-19 ont été enregistrés;
  • Depuis le 1er mars 2020, 1 527 établissements de santé ont déclaré au moins un cas de COVID-19 hospitalisé. Parmi les 107 696 patients ayant été hospitalisés depuis le 1er mars : l'âge médian des patients est de 72 ans et 53% sont des hommes.
  • 19 790 patients sont décédés à l'hôpital : 71% étaient âgés de 75 ans et plus et 59% étaient des hommes. − 82 318 patients sont retournés à domicile
  • Le 6 août 2020, 5 060 cas de COVID-19 étaient hospitalisés en France dont 390 cas en réanimation
  • Dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Depuis le 1er mars 2020 et jusqu'au 03 août, 8 434 signalements d'un ou plusieurs cas de COVID-19 ont été déclarés dans les établissements sociaux et médicaux-sociaux. Parmi les 8 434 signalements (Tableau 3) : 39 645 cas confirmés de COVID-19 ont été rapportés chez les résidents. 10 506 cas sont décédés dans l'établissement d'accueil, dont 10 420 dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées. 3 924 cas sont décédés à l'hôpital. 20 659 cas confirmés ont été rapportés parmi les membres du personnel des ESMS.
  • Signalement des clusters. Au 6 août 2020, 609 clusters ont été signalés en France (94% en métropole). 184 (30%) en cours d'investigation dont 56 (30%) en criticité élevée (potentiel de transmission, critères de gravité), 11% sont maitrisés, 56% sont clôturés, et 3% ont impliqué une diffusion communautaire. Parmi les 609 clusters, le milieu familial élargi (plusieurs foyers) et les évènements publics/privés rassemblant de manière temporaire des personnes restent les types de collectivités les plus représentés (21%), avec les établissements de santé (ES) (17%) et les entreprises hors ES (22%) La majorité (69%) comporte toujours plus de 5 cas. Au 4 août 2020, le nombre hebdomadaire de nouveaux clusters dans les Ehpad reste faible.

Voici la répartition des sexes des cas confirmés de Covid-19 admis en réanimation le 15 juillet 2020 en France

Sexes Hommes Femmes
Pourcentages 53% 47%

Voici la répartition des âges des cas confirmés de Covid-19 admis en réanimation le 28 juillet 2020 en France

Classes d'âge Moins de 15 ans 15-44 ans 45-64 ans 65-74 ans 75 ans et plus
Pourcentages <1 % 7 % 21 % 22 % 50 %

 

Remarque : il existe de valeurs manquantes pour l'ensemble des variables recueillies. Les pourcentages sont arrondis au nombre entier la plus proche, d'où l'éventualité que la total des pourcentages des tableaux soit parfois différent de 100%.

Nombre d'actes SOS Médecins et part d'activité pour suspicion de COVID-19, par jour et par classe d'âge depuis le 26 février 2020 et depuis le 1er juin 2020 France (source : SOS Médecins)

Nombre d'actes SOS Médecins par classe d'âge depuis le 26 février en France  Santé publique France
Nombre d'actes SOS Médecins par classe d'âge depuis le 26 février en France  © Santé publique France

Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 23 janvier au 02 août 2020

courbe cas covid france
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 23 janvier au 02 août 2020 © Santé Publique France

 

Contamination et décès chez les plus jeunes

Moins de 1% des personnes contaminées sont des enfants ou adolescents de moins de 15 ans. Selon le dernier bulletin épidémiologique de Santé publique France du 6 août, l'augmentation de l'incidence concernait toutes les classes d'âge mais était plus marquée chez les 15-44 ans, plus particulièrement les jeunes adultes de 20-30 ans. Le taux d'incidence en Ile-de-France est en progression depuis début juillet et était de 23,8/ 100 000 h en semaine 31 avec une importante augmentation à Paris ainsi qu'en Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne. Dans ces départements, cette augmentation était fortement marquée chez les 20-29 ans chez lesquels les taux d'incidences étaient compris entre 50/100 000 h et 70/100 000 habitants.  "Même si les personnes âgées sont les plus touchées, les jeunes gens ne sont pas épargnés. J'ai un message pour les jeunes : vous n'êtes pas invincibles, le virus pourrait vous envoyer à l'hôpital pour des semaines ou même vous tuer. Et même si vous ne tombez pas malades, les choix que vous faites peuvent faire la différence pour quelqu'un d'autre", avait insisté Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l'Organisation mondiale de la Santé, lors d'une conférence de presse à Genève, qui a eu lieu à la mi-mars.  Le Dr Pierre Parneix, médecin de santé publique expert sur le Covid-19 explique en effet que la plupart d'entre eux sont peu symptomatiques, voire porteurs du virus sans même le savoir (on dit qu'ils sont porteurs sains). "Ils peuvent en revanche être vecteurs de la maladie, d'où l'importance de ne pas les amener dans une collectivité de gens fragiles, comme les maisons de retraites et de leur apprendre à bien se laver les mains fréquemment" insiste le spécialiste.  

Santé publique France a été informée le 27 avril 2020 par un groupe de pédiatres de l'identification de cas de myocardite avec état de choc cardiogénique survenus en Ile-de-France chez des enfants avec une infection COVID-19 récente. Les symptômes présentés faisaient penser à ceux de la maladie de Kawasaki, mais avec une note inflammatoire et myocardique beaucoup plus marquée.

Parmi les plus jeunes victimes décédées du Covid-19 (toutes causes confondues) :

  • Le 25 mars 2020, une adolescente de 16 ans est décédée des suites d'une contamination au coronavirus à l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris. Il s'agit de la première victime mineure en France. 
  • Le 28 mars 2020, un bébé de moins d'un an est décédé des suites d'une infection au Covid-19 aux Etats-Unis, ont annoncé les autorités de l'Etat de l'Illinois. Il s'agit du premier mort infantile du virus aux États-Unis.
  •  Le 29 mars 2020, un adolescent portugais de 14 ans infecté par Covid-19 est décédé à l'hôpital São Sebastião, à Santa Maria da Feira, à 30 km au sud de Porto. 
  • Le 30 mars, un adolescent de 13 ans est décédé au Royaume-Uni, après avoir été "testé positif au Covid-19, placé sous assistance respiratoire et plongé dans un coma artificiel",  a informé le mardi 31 mars l'hôpital dans lequel il était hospitalisé. Il s'agit de la plus jeune victime connue au Royaume-Uni. 
  • Le 31 mars, une adolescente de 12 ans est décédée du Covid 19 en Belgique, ont annoncé les autorités belges. La jeune fille avait de la fièvre depuis trois jours et avait été "testée positive" au coronavirus.
  • Le samedi 4 avril, un enfant de 5 ans est décédé du coronavirus au Royaume-Uni. Selon la BBC, l'enfant souffrait d'une pathologie sous-jacente.
  • Le vendredi 10 avril, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a annoncé le décès d'un jeune garçon de 6 ans infecté par le coronavirus en Île-de-France. "Les causes du décès sont multiples" a-t-il précisé. C'est la plus jeune victime du Covid-19 en France. 
  • Le vendredi 29 mai, les autorités suisses ont annoncé, au cours d'une conférence de presse, le décès d'un nourrisson après avoir été infecté par le Covid-19. Il est décédé dans le canton d'Argovie, précise Stefan Kuster, un représentant de l'Office fédéral de la santé publique suisse et a été pris en charge par l'hôpital universitaire de Zurich. 
  • Le vendredi 24 juillet, les autorités sanitaires belges annoncent lors d'une conférence de presse le décès d'une petite fille de 3 ans des suites du Covid-19 il y a quelques jours en Belgique, La fillette présentait plusieurs pathologies associées. Il s'agit de la plus jeune victime connue dans le pays.

Âge, sexe, facteurs de risque, régions : le profil des personnes décédées

Depuis le 1 mars 2020 : 30 296 décès de patients COVID-19 ont été rapportés à Santé publique France : 19 790 décès sont survenus au cours d'une hospitalisation et 10 506 décès parmi des résidents en EHPA et autres EMS. Parmi les certificats de décès rédigés par voie électronique et transmis à Santé publique France depuis le 1er mars 2020, 11 269 certificats de décès contenaient une mention de COVID-19 parmi les causes médicales de décès renseignées. 

  • L'âge médian au décès est de 84 ans et 90% ont 65 ans et plus.
  • Les hommes représentaient 54% de ces décès.
  • Des comorbidités sont renseignées pour 7 436 décès, soit 66% des certificats de décès. Une mention d'hypertension artérielle était indiquée pour 25% de ces décès et une mention de pathologie cardiaque pour 34% de ces décès.
  • Sur l'ensemble des décès certifiés électroniquement, 3% des personnes décédées ne présentaient pas de comorbidité et étaient âgées de moins de 65 ans.

Au niveau régional :

  • une hausse de la mortalité a été observée en Guyane en semaine 29 (du 13 au 19 juillet)). Les effectifs sur la semaine 30 (du 20 au 26 juillet) semblent en diminution et revenir dans les marges de fluctuation habituelle, tous âges confondus. Une première hausse significative de la mortalité avait été observée en S25 (du 15 au 21 juin), suivie d'une légère diminution des effectifs de décès sur les semaines 26 à 28.
  • une hausse ponctuelle et modérée de la mortalité a été observée en S29 (du 13 au 19 juillet) en région Centre Val-de-Loire. Les effectifs semblent revenir dans les marges de fluctuation habituelle dès la S30 (du 20 au 26 juillet), à un niveau comparable à celui attendu, tous âges confondus.8) 

Santé publique France publie le 22 juillet le bilan de la surveillance de la mortalité entre le 2 mars et le 31 mai. Anne Fouillet, responsable de la surveillance de la mortalité à la Direction Appui, Traitements et Analyses des données (DATA) de Santé publique France indique que :

  • Parmi tous les décès en excès toutes causes confondues, plus de 93% étaient âgés de plus de 65 ans (+18,2% par rapport à la mortalité attendue dans cette classe d'âges) et 0.6% personnes étaient âgées de 15-64 ans (+7% par rapport à la mortalité attendue dans cette classe d'âges). Dans cette dernière classe d'âges, ce sont les personnes de 45-64 ans qui ont été touchées. Inversement, la mortalité chez les enfants de moins de 15 ans a diminué de 14% sur la période au niveau national.
  • La semaine 14 (du 30 mars au 5 avril) a constitué un pic de mortalité pour la France : la mortalité au niveau national a atteint un niveau qui s'approche de celui enregistré pendant les deux semaines de la canicule d'août 2003.
  •  L'Ile-de-France est la région qui a été la plus impactée (+64% par rapport à la mortalité attendue), suivie du Grand-Est (+37%) et en particulier les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et les Hauts-de-France ont également un excès de décès majeur (entre +15% et +20% par rapport à la mortalité attendue).
Sexe Hommes Femmes
Répartition des personnes décédées en fonction du sexe 54% 46%
Age 0-14 ans 15-44 ans 45-64 ans 65-74 ans 75 ans et plus
Répartition des personnes décédées en fonction de l'âge certifiés par voie électronique du 1er mars au 3 août en France (avec ou sans comorbidités) 0% 1% 9% 16% 75%
Facteurs de risque Avec comorbidités Sans comorbidités
Répartition des personnes décédées en fonction des comorbidités 66% 34%

Taux de mortalité du virus : Au 22 juillet 2020, le taux de mortalité du Covid-19 (le nombre de décès rapporté à la population générale) est de : 0.05%. Le taux de létalité en revanche (le nombre de décès par rapport au nombre de cas) est de 16.9%, en baisse par rapport à la semaine précédente où il était de 17.4%

Les maladies à risque

Certaines maladies sous-jacentes augmentent le risque de présenter une forme grave d'infection au Covid-19. On appelle cela des comorbidités. Dans un avis du 10 mars 2020, le Haut Conseil de Santé publique a listé ces pathologies à risque :

  • Maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle compliquée, accident vasculaire cérébral, coronaropathie, antécédents de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV)
  • Diabète (diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie)
  • Maladies chroniques respiratoires (asthme, mucoviscidose...)
  • Insuffisance rénale chronique
  • Cancers (personnes sous traitement)
  • Cirrhose au stade B au moins
  • Infection à VIH non contrôlée
  • Obésité morbide (IMC supérieur à 40kg/m²)

Répartition des décès selon les comorbidités du 1er mars au 3 août (Santé publique France)

Comorbidité Pourcentage des décès
Obésité ou surpoids 6 %
Diabète 16 %
Pathologie respiratoire 13 %
Pathologie cardiaque 34 %
Hypertension artérielle 25 %
Pathologie neurologique 9 %
Pathologie rénale 12 %
Immunodéficience 2 %

NB : le total des pourcentages du tableau est supérieur à 100% car les victimes décédées en réanimation pouvaient présenter plusieurs comorbidités en même temps. 

Victimes célèbres du coronavirus

L'épidémie a fait de nombreuses victimes de nationalité française, dont des personnalités médiatiques comme (liste non exhaustive) :

  • Nicolas Alfonsi, le 16 mars 2020 : ancien sénateur et maire de Piana
  • Jean Leber, le 18 mars 2020, violoniste
  • Jacques Oudin, le 20 mars 2020, ancien sénateur
  • Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, le 26 mars 2020, princesse
  • David Méresse, le 8 avril 2020, joueur de football, entraîneur et dirigeant.
  • Christophe, le 16 avril 2020, chanteur et compositeur
  • Philippe Nahon, le 19 avril 2020, acteur
  • Claude Evrard, le 20 avril 2020, acteur
  • Daniel Cauchy, le 7 mai 2020, acteur, producteur et scénariste
  • Claude Goasguen, le 28 mai 2020, homme politique et député

Sources :

COVID-19 : point épidémiologique du 6 août 2020; Santé Publique France.

Chiffres et statistiques mis à jour le vendredi 24 juillet 2020 à 14h32 avec le point épidémiologique hebdomadaire du 23 juillet 2020 du Covid-19 de Santé publique France. Ce bilan est basé sur les données épidémiologiques de surveillance du COVID-19 (SARS-CoV-2) rapportées à Santé publique France jusqu'au 21 juillet 2020 à 13h.

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