Comprendre et respecter nos horloges internes Qu'est-ce qui peut dérègler nos horloges ?

Lorsque toutes ces horloges fonctionnent au bon rythme, nous sommes au top de nos possibilités. Mais il suffit de quelques grains de sable pour venir enrayer la machine. Alors, les rythmes bougent, se désynchronisent et c'est la panique à bord.

 Le décalage horaire, lorsqu'il est de 5 h ou plus, fait partie des perturbateurs les plus fréquents. L'organisme se retrouve propulsé trop rapidement dans une "dimension temporelle" à laquelle il doit s'adapter. Il lui faut se recaler sur l'horaire local et c'est loin d'être évident. Cette désynchronisation transitoire peut durer jusqu'à trois semaines. Les choses rentrent dans l'ordre les unes après les autres : d'abord le rythme veille/sommeil, puis la température corporelle puis le fonctionnement des hormones cortico-surrénales. Tout le monde n'est pas égal devant le décalage horaire : environ 30 % des personnes ne ressentent pas de fatigue particulière, même au premier jour après l'atterrissage.

 Le travail posté, c'est-à-dire en horaires décalés, peut également faire des ravages, notamment s'il comporte une ou plusieurs nuits de travail. L'employé se retrouve alors à travailler à une heure de moindre vigilance. Avec tous les risques que cela comporte. Il est en décalage total avec ses rythmes biologiques naturels. Ce phénomène porte un nom : le dyschronisme. Il peut également être observé chez les personnes qui manquent de sommeil pour diverses raisons (insomnies, bébé qui pleure, etc.). La plupart des gens (80 %) vont ressentir ce dyschronisme tandis que 20 % ne s'en rendront même pas compte. "L'ennui, poursuit le Dr Reinberg, spécialiste en chronobiologie, c'est qu'on n'a pas de test pour savoir si quelqu'un va supporter le travail posté ou non. En outre, ils sont interdits, car jugés discriminatoires."

 Autre habitude de vie néfaste pour les enfants, estime le Dr Reinberg : la semaine de quatre jours à l'école. Pour lui, il s'agit d'un aberration, qui peut finir, chez certains élèves, par provoquer un déficit de concentration, entraînant lui-même parfois l'échec scolaire.

 D'une manière générale, le rythme de la vie active occidentale est loin d'être idéal pour l'organisme. En théorie, pour être d'attaque, il nous faudrait dormir environ de 23 h à 7 h (ces horaires peuvent varier d'une personne à l'autre). En pratique, c'est loin d'être toujours évident.

 

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