Les symptômes d'une commotion cérébrale

La commotion cérébrale est une forme de lésion cérébrale résultant d'une chute ou d'un coup sur la tête et pouvant entraîner une perte de connaissance. Symptômes, cause, traitement et séquelles... On fait le point sur ce traumatisme crânien.

Définition : qu'est-ce qu'une commotion cérébrale ?

La commotion définit un dysfonctionnement temporaire d'un organe, secondaire à un choc ou un traumatisme qu'il subit. On parle de commotion cérébrale lorsque le cerveau est l'organe victime de cette défaillance. La commotion cérébrale peut également survenir même en l'absence de de choc direct, mais lors de mouvements brutaux de la tête qui engendrent un déplacement des structures du

cerveau qui viennent se heurter à la boite crânienne.

Symptômes : comment savoir si on a une commotion cérébrale ?

Très souvent à la phase aiguë, la commotion cérébrale se traduit par des troubles de la conscience, allant de l'état d'une personne "sonnée" à une perte de connaissance temporaire, souvent de l'ordre de quelques secondes. On peut également présenter une amnésie post traumatique, c'est à dire un oubli des événements habituellement inférieur à 24 heures.

Puis un ensemble de symptômes dits "post-commotionnel" peuvent subsister de quelques jours à quelques semaines après l'accident. Il s'agit de maux de tête, de vertiges, troubles de la vue, de l'audition, du gout ou de l'odorat, une fatigue, des troubles du sommeil. Le patient peut se plaindre de pertes de mémoire et de difficultés de concentration. Il peut présenter également une modification du comportement avec irritabilité, saute d'humeur, anxiété, dépression.

Effets secondaires et séquelles à une commotion cérébrale

Dans la plupart des cas, une commotion cérébrale isolée est sans gravité, et aucune lésion du cerveau n'est engendrée par ce traumatisme. Cependant, si le coup reçu est très violent, il peut provoquer un œdème cérébral ou un hématome (sous-dural ou extra-dural) pouvant nécessiter une prise en charge chirurgicale.

Mais même en cas de traumatisme crânien léger, environ 20 % des patients présenteront une plainte durable avec un impact potentiel sur la vie socioprofessionnelle. D'après le Dr Muriel Laffon neurologue épileptologue à Nice "Les facteurs de mauvais pronostic sont : un âge supérieur à 40 ans, un faible niveau d'étude, un trouble de conscience prolongé à la phase aiguë et une amnésie post traumatique longue, l'existence de problème de santé préexistant, notamment sur le plan neurologique".

Commotion cérébrale et rugby

Un cas particulier concerne les commotions cérébrales répétées qui peuvent survenir chez certains sportifs tels que les boxeurs, rugbymen. Ces patients peuvent présenter des troubles de la mémoire voire une démence, des troubles psychiatriques d'installation progressive et des troubles de la marche et du mouvement qui ressemblent aux symptômes de la maladie de Parkinson.

Un diagnostic différentiel souvent associé : l'état de stress post traumatique

"L'état de stress post traumatique peut être difficile à différencier du syndrome post-commotionnel " explique le Dr Muriel Laffon " les deux peuvent également être associés. Il s'agit d'une réaction psychologique persistante à la suite d'un évènement traumatique. " Cet état de stress post traumatique peut également être à l'origine de perte de mémoire, de modification de l'humeur, de trouble du sommeil … Le traitement du stress post traumatique repose sur une prise en charge psychothérapeutique.

Causes : choc, traumatisme, accident, sport...

La commotion cérébrale est toujours la conséquence d'un coup, d'une chute ou d'une forte secousse qui transmet une force impulsive à la tête. Elle est par exemple fréquente lors d'accident de voiture avec arrêt brutal, dans certains sports "violents" tels que le rugby, la boxe ou le hockey, ou encore si un enfant est secoué trop violemment.

Quoi faire et quand consulter ?

  • "En cas de choc avec une perte de connaissance - quelle qu'en soit la durée - il est impératif de consulter le service des urgences. Un scanner sera effectué et une surveillance en hospitalisation sera parfois nécessaire. " explique le Dr Muriel Laffon.
  • A distance du traumatisme, il est important de consulter en cas de troubles de la mémoire ou de l'humeur qui pourront nécessiter la mise en place de certaines prise en charges spécifiques tels qu'un traitement médicamenteux ou une rééducation.
  • "Dans de rare cas, et même des années après la survenue d'un traumatisme crânien peuvent survenir des crises d'épilepsie qui nécessiteront impérativement une nouvelle consultation pour mettre en place un traitement", précise la spécialiste.

Evolution et traitements : comment soigner une commotion cérébrale ?

La plupart des patients ayant subi une commotion cérébrale récupèrent en moins de 3 mois. Il est souvent nécessaire de se reposer, aussi bien physiquement qu'intellectuellement, et un arrêt de travail est la plupart du temps nécessaire. Cependant 10 à 20 % des patients auront une plainte persistante sur le plan physique, cognitif et psychologique, pendant parfois plusieurs années. D'après le Dr Muriel Laffon "une prise en charge précoce par neurologue, psychiatre, psychologue est alors importante à mettre en place pour limiter l'impact socio professionnel chez les patients.

Merci au Dr Muriel Laffon neurologue épileptologue à Nice.

Les symptômes d'une commotion cérébrale
Les symptômes d'une commotion cérébrale

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