Antibiotiques : une nouvelle campagne pour expliquer la résistance bactérienne Seuls 15 % des Français savent ce qu'est la résistance bactérienne

dans un premier temps, l'assurance maladie communiquera sur l'angine, qui
Dans un premier temps, l'Assurance maladie communiquera sur l'angine, qui nécessite rarement la prise d'antibiotiques. © Stockbyte / Thinkstock

2010 marque un véritable tournant dans la campagne de communication de la Cnam à propos des antibiotiques. Exit le si célèbre "Les antibiotiques, c'est pas automatique", qui a pourtant particulièrement bien fonctionné. Cette fois, la Cnam a choisi de préciser son message et d'expliquer ce qu'est la résistance bactérienne. En effet, un sondage lui a permis de réaliser que seuls 15 % des personnes interrogées savaient réellement ce qu'est la résistance bactérienne. Place, donc, à un nouveau slogan : "Si on les utilise à tort, ils deviendront moins forts". Ils, ce sont bien sûr les antibiotiques.

La Cnam oriente cette fois sa communication sur deux pathologies particulièrement fréquentes et qui donnent souvent lieu à une prescription d'antibiotiques inutiles : l'angine et la bronchite aiguë.  

Médecins pressurés

L'assurance maladie souhaite rappeler que ces pathologies, si elles sont désagréables (mal de gorge pour l'angine, toux grasse persistante pour la bronchite), n'en restent pas moins bénignes et guérissent spontanément en quelques jours. Par ailleurs, des médicaments peuvent être prescrits pour soulager les symptômes. Pourtant, aujourd'hui encore, 92 % des médecins disent avoir été confrontés à des patients insistant pour avoir des antibiotiques pour soigner bronchite ou angine.

La campagne vient de démarrer. Dans un premier temps, la Cnam communiquera uniquement sur l'angine, qui sévit en tout temps. En octobre, elle viendra enrichir sa campagne d'informations sur la bronchite aiguë, qui s'installe plutôt en hiver. Grâce à une communication plus précise sur ces deux maladies emblématiques et à un travail pédagogique pour expliquer les enjeux liés à la résistance bactérienne, la Cnam espère voir les prescriptions d'antibiotiques repartir à la baisse. Ainsi, l'assurance maladie pourrait économiser pas moins de 100 millions d'euros supplémentaires chaque année.

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