Masque coronavirus : chirurgical, transparent inclusif, pour qui ?

MASQUE COVID-19. Il existe plusieurs masques de protection contre que le coronavirus : FFP2, chirurgical, canard, tissu, lavable, pédiatrique... 500 000 modèles transparents vont être distribués aux professionnels de la petite enfance. Différences entre les masques, prix, fabrication aux normes Afnor, où l'acheter...

[Mis à jour le mercredi 18 novembre à 10h10] Qu'il soit jetable (chirurgical) ou en tissu lavable et donc, réutilisable, le masque est obligatoire dans tous les lieux publics clos et dans la rue de nombreuses villes en France pour se protéger du coronavirus. En somme, on ne sort jamais sans, particulièrement en cette période de deuxième vague. Il en existe différents modèles, dont certains sont transparents pour permettre de lire sur les lèvres de son interlocuteur et de mieux percevoir ses émotions. Ces masques inclusifs sont à destination des élèves malentendants et des professionnels de la petite enfance. 500 000 masques transparents vont être distribués au personnel des crèches, des microcrèches et des maisons d'assistants maternels (Mam), a annoncé le ministère de la Santé et le secrétaire d'Etat à l'Enfance et aux Familles, Adrien Taquet, mardi 17 novembre dans un communiqué. Chaque membre du personnel recevra trois masques transparents lavables et réutilisables. Cette opération, "exceptionnelle et unique" est financée par la Caisse nationale de allocations familiales (Cnaf). Quelles différences entre les modèles de masques ? Qu'est-ce qu'un masque FFP2 ou chirurgical ? Quel est le plus efficace pour éviter le coronavirus ? Combien il coûte ? A quel âge un enfant doit-il en porter un à l'extérieur ? Et à l'école ? Comment faire son masque maison ? Comment bien le mettre et le laver ? Combien ça coûte ? Ont-ils une date de péremption ? Tous nos conseils. 

A quoi ça sert de mettre un masque contre le coronavirus ?

Le masque sert à éviter de contracter un virus, comme celui de la grippe, du Covid-19 ou de toute autre maladie virale. Mais aussi à protéger les autres si on est soi-même malade. Ainsi, une personne qui présente des symptômes d'infection respiratoire ou suspectée d'être malade peut porter un masque chirurgical pour protéger les autres de ses symptômes (à la maison, dans les lieux publics...). Le masque peut également servir dans un contexte de prévention de l'exposition au virus. Il a un "effet barrière" qui va empêcher le passage des particules bactériennes et virales. "Le mode de transmission du coronavirus est sensiblement le même que celui de la grippe, c'est-à-dire qu'il se transmet d'homme à homme lors de contacts rapprochés (se toucher ou se serrer la main par exemple) et par voie aérienne en toussant  ou en éternuant (gouttelettes de salive, postillons)" rappelle Pierre Parneix, médecin hygiéniste et praticien hospitalier en Santé publique au CHU de Bordeaux et responsable du Centre d'appui à la prévention des infections associées au soins (CPIAS) de Nouvell-Aquitaine.. 

Niveau d'efficacité d'un masque © Gouvernement.fr

→ Quand porter un masque ? Sur le plateau du Journal télévisé de 20 heures, le mercredi 12 août, le ministre de la Santé Olivier Véran a donné un moyen mnémotechnique pour savoir quand porter le masque. Il s'agit de la règle ABCD :

  • A quand on est A risque, ou A
  • B quand on est dans un lieu Bondé
  • C quand on est dans un lieu Clos
  • D quand la Distance est impossible à gérer. 

Masque de protection : c'est quoi ?

Les différents masques de protection © Olena - Adobe Stock

Le masque de protection, aussi appelé "anti-virus" ou à usage médical, est un dispositif médical destiné à filtrer les bactéries et à éviter de contracter un virus, comme celui de la grippe ou toute autre maladie virale. "Ces masques sont généralement portés au bloc opératoire pour éviter d'abord que les bactéries de la bouche du chirurgien ne soient projetées sur plaie chirurgicale du patient, mais peuvent aussi être portés par le grand public pour se protéger des micro-organismes dans un contexte d'épidémie, comme la grippe ou le Covid-19 par exemple", indique le Dr Pierre Parneix. Il existe plusieurs types de masque qui ont des niveaux de filtration variables. "Pour définir le niveau de filtration, on réalise un test avec un aérosol contenant des souches de staphylocoque doré", explique le spécialiste.

Masque chirurgical, canard 

Ces masques peuvent être de type I qui filtre 95% des bactéries ou de type II qui filtre plus de 98% des bactéries. On distingue les masques de type 2 normaux et ceux de type R qui sont plus étanches et résistants aux projections. Ils sont à usage unique et donc jetables au bout de 3 à 4 heures d’utilisation.

Masque FFP1, FFP2, FFP3

Un masque FFP est un appareil de protection respiratoire destiné à protéger celui qui le porte contre l'inhalation à la fois de gouttelettes et de particules en suspension dans l'air. Le port de ce type de masque est plus contraignant (inconfort thermique, résistance respiratoire) que celui d'un masque chirurgical.  Il est réservé aux professionnels de la santé de toute la chaîne (transport sanitaire, pompiers, médecins libéraux, infirmiers...) et n'est pas à destination du grand public.

→ Le masque FFP1 filtre au moins 80 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm.

→ Le masque FFP2 filtre au moins 94 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm.

→ Le masque FFP3 filtre au moins 99 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm.

• Visière de protection

A défaut de trouver des masques, beaucoup de Français optent pour le port de visières de protection pour se protéger du coronavirus. Dans les hôpitaux, ces équipements font partie des éléments de protection à porter lors de la prise en charge des patients suspects/infectés par le Covid-19.

Masque pédiatrique pour enfant

Le port du masque pour les enfants est obligatoire dans les lieux publics clos en France (commerces, transports en commun, gymnases, marchés couverts, cinémas...) à partir de 11 ans et à l'école à partir de l'âge de 6 ans. Hors école, son port est néanmoins recommandé à partir de 7 ans, un âge à partir duquel l'enfant comprend et accepte l'importance des gestes barrières. L'Afnor a d'ailleurs mis à disposition un patron pour réaliser un masque junior, spécialement conçu pour les enfants à partir de 7 ans. 

  • Pour les enfants de moins de 2 ans, porter un masque présente un risque d'étouffement et doit être prohibé : "quand l'enfant n'est pas capable d'enlever le masque seul, ce dernier n'est pas recommandé ", indique le Dr Damien Mascret sur France 2.
  • Pour les enfants de moins de 6 ans, "le port du masque est fortement déconseillé car pouvant être dangereux", alerte Jean Castex le 6 mai lors d'une audition au Sénat. 
  • Pour les enfants à partir de 6 ans, le masque est recommandé à l'extérieur et obligatoire dans les écoles dès la primaire. 
  • A partir de 11 ans, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos. Il est également obligatoire pour les collégiens et les lycées lorsqu'ils sont au sein de l'établissement scolaire et ce, même si la distanciation d'un mètre est possible. 
  • Les masques pédiatriques en pharmacie sont vendus en moyenne entre 30 et 40 centimes l'unité.

Masque transparent  inclusif : homologué, pour qui ?

Modèle de masque inclusif © Masqueinclusif.com

Les masques transparents permettent de lire sur les lèvres de son interlocuteur, de mieux percevoir ses émotions et de mieux apprendre les sons. Ces masques inclusifs, dotés d'une bande en plastique transparent au niveau de la bouche, sont à destination en priorité des personnes sourdes et malentendantes, des personnes en situation de handicap cognitif ou intellectuel et des professionnels de la petite enfance. 500 000 masques transparents vont être distribués au personnel des crèches, des microcrèches et des maisons d'assistants maternels (Mam), a annoncé le ministère de la Santé et le secrétaire d'Etat à l'Enfance et aux Familles, Adrien Taquet, mardi 17 novembre dans un communiqué. Cette opération, "exceptionnelle et unique" est financée par la Caisse nationale de allocations familiales (Cnaf). Ces masques sont réutilisables et lavables entre 20 et 25 fois à 60°C. Pour le moment, trois modèles de masques transparents sont homologués, dont deux qui ont été conçus par une entreprise employant des personnes handicapées. Il s'agit des modèles : Inclusifs® (masque barrière à fenêtre anti-projection lavable et anti-buée), Sourire® et Beethoven®​. 

Masque Afnor

Face à la pénurie de masques chirurgicaux et FFP durant la première vague de l'épidémie en France, l'Association française de normalisation (Afnor) a mis à disposition gratuitement des nouveaux modèles de masques, dit "masques barrières" à destination des professionnels, mais également des particuliers. Ce masque vise protéger la population, en complément des indispensables gestes barrières face au coronavirus. Il répond à des normes validées par près de 150 experts : 

  • Préférer les matières validées par la Direction générale de l'armement ou par la Société française d'hygiène hospitalière comme la toile de coton de 150 g/m² pour l'enveloppe extérieure et du viscose de 130 g/m² pour la couche intérieure. 
  • Eviter les tissus trop chauds ou potentiellement irritantes
  • Le masque doit être lavé en machine à 60°C, dans un cycle de 30 minutes (cycle coton) après chaque utilisation.
  • Éviter les masques avec une couture verticale sur le devant : "il convient néanmoins d'être vigilant aux modèles comportant une ou plusieurs coutures verticales, le long du nez, de la bouche et du menton. Cette solution n'a pas été retenue par les experts lors de la rédaction de l'Afnor car il y a un risque de fuite par la couture).", peut-on lire sur le site de l'Afnor.

Masque lavable : en tissu, réutilisable ou grand public

Logos permettant d’identifier les masques grand public aux normes © Direction générale des entreprises

Le masque "grand public" ou "alternatif" est un complément aux gestes barrières. Il est en tissu lavable et donc réutilisable plusieurs fois. Il a des propriétés de filtration allant d'au moins 70% à plus de 90% de filtration des particules émises d'une taille égale ou supérieure à 3 microns. Il peut être fabriqué de manière artisanale (fait-main à partir de tutoriels ou modèles de patron disponibles sur Internet, diffusé par l'Afnor ou le CHU de Grenoble par exemple), plat ou à plis, mais aussi de manière industrielle. Les autorités sanitaires françaises ont d'ailleurs validé plus de 80 prototypes à près de 50 entreprises issues de la mode et du textile. Un masque grand public aux normes doit présenter ce logo officiel bleu, blanc et rouge (à droite) avec en sous-texte son nombre de lavages maximum.

Masque jetable

S'il n'est pas en tissu, le masque est dit "jetable". C'est le cas du masque chirurgical (vendu en pharmacie ou sur internet) qui a une durée de vie de 3 à 4 heures. "Au-delà, il faut le jeter à la poubelle. Le masque est à usage unique et en aucun cas lavable ou réutilisable. Après chaque sortie, dès le retour à la maison, il ne faut pas le manipuler et le jeter car il est potentiellement contaminé", prévient le Dr Parneix. Il ne faut donc pas réutiliser un masque dès lors qu'il a été manipulé et ôté du visage. Le masque de type FFP a quant à lui une durée de 8 heures. L'Agence régionale de Santé des Hauts-de-France rappelle qu'il ne faut absolument pas jeter son masque, ses gants, ses mouchoirs ou ses lingettes dans la rue. Ces derniers doivent être jetés dans un sac poubelle dédié, résistant et disposant d'un système de fermeture fonctionnel. Le fait de jeter son masque dans l'espace public, sur les trottoirs ou dans la rue, et pourrait être sanctionné d'une amende de 135 euros, assure le dimanche 7 juin, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson.

Où le masque est-il obligatoire ?

Où acheter un masque, à quel prix ?

Si les masques ont un temps manqué lors de la première vague épidémique du Covid-19, ils sont désormais facilement disponibles en pharmacies, supermarchés, pour petits et grands. Leurs prix varient selon les enseignes. En mai, selon l'UFC-Que-Choisir, le prix moyen des masques chirurgicaux était de 62 centimes en grande surface et 90 centimes en pharmacie. Les masques en tissu atteignaient en moyenne 3,70 euros en grande surface et 5,90 euros en pharmacie (soit respectivement 37 et 59 centimes par utilisation à raison de 10 lavages).

Supermarché : Intermarché, Auchan, Carrefour... 

Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match, Système U... Les enseignes de la grande distribution alimentaire proposent des masques grand public (en tissu et réutilisables) et des masques à usage unique dans leurs magasins et en drive. Il est possible de réserver sa boîte de 50 masques dans les magasins Intermarché. Pour cela, il suffit de vous rendre sur le site d'Intermarché, de télécharger le formulaire mis en ligne et de le remplir pour passer commande. Suite à votre achat en ligne, un bon de réservation vous sera envoyé sur votre boîte mail. Sur le coupon seront inscrits le créneau de retrait ainsi que le magasin où il faudra venir retirer vos masques. Imprimez ou téléchargez votre coupon sur votre smartphone et rendez-vous dans le magasin indiqué et à la date prévue pour récupérer votre boîte de masques. 

→ Prix : le prix d'un masque en tissu réutilisable en grande surface est compris entre 2 et 3 euros et le prix d'un masque chirurgical, à usage unique et donc jetable, est vendu moins de un euro. En septembre 2020, des lots de 50 masques chirurgicaux (jetables) étaient vendus 9.95 euros dans les enseignes Intermarché, Netto et Cora. Leclerc a été encore plus offensif en proposant la boîte de 50 masques chirurgicaux à 4.95 euros.

Pharmacie 

Depuis le 27 avril, les pharmacies sont autorisées à vendre des masques grand public à leurs clients sans avoir besoin d'une ordonnance médicale. Les masques chirurgicaux ne peuvent pas être vendus (commerces, pharmacies...) à plus de 95 centimes d'euros depuis le 2 mai 2020 et jusqu'au 10 janvier 2021, selon un décret publié au Journal officiel le 10 juillet 2020. Les "masques non sanitaires" (tissus) peuvent être vendus entre 2 et 5 euros.

→ Les masques pédiatriques en pharmacie sont vendus en moyenne entre 30 et 40 centimes l'unité.

• Internet 

Attention, des tas de modèles sont en vente sur internet, sur Amazon ou CDiscount par exemple. Mais tous ne sont pas efficaces. Si vous souhaitez acheter en ligne, privilégiez les masques conformes à la norme française et européenne "NF EN 14683" ou qui répondent aux normes établies par l'Afnor, avec le logo NF. 

→ Prix : les prix des masques en tissu varient selon les modèles, les fabricants et les normes suivies. Sur Internet, on en trouve généralement entre 4 et 20 euros. 

• Masque gratuit, pour qui ?

 Les personnes reconnues comme "vulnérables" face à l'infection Covid-19 peuvent bénéficier de 10 masques par semaine en pharmacie, à la condition qu'ils soient prescrits par un médecin.

Comment se faire un masque maison aux normes ?

Pour fabriquer un masque "fait maison", vous pouvez télécharger et imprimer un patron. L'Afnor a mis à disposition plusieurs patrons de masques sur son site internet : de type "bec de canard" ou à plis. Pour confectionner votre masque, il est conseillé d'utiliser :

  • deux couches de toile de coton (ou un tissu non-tissé en polypropylène),  enserrant une couche de viscose (soie artificielle), de polyester ou de polyamide pour les masques classiques
  • deux couches de popeline de coton pour les masques 3 plis. 
  • du fil solide pour les coutures.

>> Voir tous les patrons de masques réalisés par l'AFNOR

Si vous n'avez pas de machine à coudre, le Professeur Garin, ancien Médecin du Service de Santé des Armées et expert en risque biologique et infectieux a réalisé une vidéo sur YouTube pour réaliser un masque en papier très facilement à l'aide d'une feuille en papier essuie-tout ou d'une serviette en papier, des élastiques et une agrafeuse pour fixer le masque. 

​​​​​​Comment bien mettre un masque ?

Le masque de protection n'est efficace que s'il est bien porté. Dans quel sens mettre un masque chirurgical ? Du côté bleu ou du côté blanc ? Et comment porter un masque en tissu ? Sur le nez ou en-dessous ? Qu'en faire lorsqu'on le retire ? 

Quelles précautions avec les masques ?

Le port prolongé des masques de protection peut entraîner des irritations cutanées à cause des frottements et des frictions, et à terme, une dermite cutanée, qui se caractérise par des rougeurs, des démangeaisons voire des lésions qui peuvent s'infecter. Pour limiter ce risque, des recommandations ont été émises par la Pr Karen Ousey, Directrice de l'Institut de la peau et de prévention des infections britannique, en avril 2020 :

  • Hydrater son visage 30 minutes avant de porter un masque avec une crème hydratante sans alcool, ni parfum.
  • Retirer le masque toutes les deux heures pour laisser sa peau respirer en ne touchant que les élastiques latéraux qui enroule l'oreille de part et d'autre du visage, et jamais la partie extérieur du masque.
  • Se laver les mains avant et après chaque manipulation du masque.
  • Se nettoyer la peau après avoir porté un masque et avant d'en remettre un.
  • Utiliser un brumisateur d'eau thermale spéciale "anti-irritation" au cours de la journée si la peau est sensibilisée ou tiraillée.
  • Se laver le visage le matin et le soir avec de l'eau tiède pour éliminer toutes les bactéries et les impuretés et le sécher en tamponnant avec une serviette propre. 
  • Appliquer une crème ou un soin réparateur avant d'aller se coucher pour qu'elle fasse effet pendant la nuit. 
  • Eviter le maquillage en cas de problèmes cutanés. 

Les masques ont-ils une date de péremption ?

Les masques vieillissent avec le temps et leur qualité peut être altérée.

Les masques respiratoires de type FFP (FFP1, 2 ou 3) ont une date de péremption au-delà de laquelle leur efficacité ne peut être garantie. Cette date est indiquée sur l'emballage du masque.  Mais dans le contexte du Covid-19 et de pénurie de masque, le Ministère du Travail, soutenu par la direction générale de la Santé, a autorisé l'usage de masque de protection (de type FFP2) périmé, à condition que la date de péremption ne dépasse pas 24 mois, et que les masques aient été stockés dans les conditions de conservation conformes à celles prévues par le fabricant ou le distributeur. Avant leur utilisation, les masques devront avoir fait l'objet de 4 tests successifs : vérifier l'intégrité des conditionnements par contrôle visuel ; vérifier l'apparence (couleur d'origine) du masque par contrôle visuel ; vérifier la solidité des élastiques et de la barrette nasale de maintien du masque ; réaliser un essai d'ajustement du masque sur le visage. 

Les masques médicaux (tous les masques autres que les masques respiratoires, autrement dit les masques chirurgicaux, bec de canard...) ont une "date de péremption de 2 ans après la fabrication" indique le Dr Sebastian Marciano des Urgences médicales de Paris. Cette date n'est pas toujours indiquée sur les masques mais ils peuvent "être utilisés après vérification de leur apparence, du bon état des fixations et du respect des conditions de stockage (zones sèches et bien ventilées avec une température comprise entre 15 et 25° C)", précise l'Inrs sur son site internet. En cas de doute, il convient de contacter l'ARS de sa région.

 

Merci au Dr Pierre Parneix, médecin hygiéniste et praticien hospitalier en Santé publique au CHU de Bordeaux et responsable du Centre d'appui à la prévention des infections associées au soins (CPIAS) de Nouvelle Aquitaine.