Le vrai du faux sur les traitements hormonaux de la ménopause Idée n°4 : on peut prendre la pilule plutôt qu'un THS

Vous le savez, votre pilule contraceptive est généralement composée d'oestrogènes et d'un progestatif. Or, le gynéco vient de vous expliquer que ce sont précisément les deux hormones qui composent le traitement hormonal que l'on donne à la ménopause. Pourquoi s'embêter alors ? Votre pilule vous convient très bien, autant la continuer, vous dites-vous.

Surtout pas ! Certes, les hormones appartiennent à la même catégorie d'hormones féminines. Mais en réalité, elles n'ont pas du tout la même composition. Dans le THS français, les hormones sont calquées sur la version naturelle, ce qui n'est pas du tout le cas pour la pilule contraceptive. Les effets sont donc complètement différents. Ainsi, la pilule est connue pour son effet délétère, notamment sur le plan cardio-vasculaire, alors que le THS aurait plutôt un effet protecteur.

Pas d'effet contraceptif

De même, la pilule ne procure aucun des effets bénéfiques du traitement hormonal de la ménopause en ce qui concerne l'ostéoporose ou même l'élasticité de la peau. Sans compter que l'aspect contraceptif est bien sûr parfaitement inutile. A l'inverse, si vous n'êtes pas ménopausée, ne vous avisez pas de prendre un THS, sous prétexte que c'est plus naturel, plutôt que votre classique pilule : l'effet contraceptif n'est pas assuré !


Comment savoir à quel moment il est judicieux de passer de l'un à l'autre ? D'abord, la ménopause survient généralement vers la cinquantaine. Ensuite, vous ressentirez peut-être les fameuses bouffées de chaleurs, même si ça n'est pas systématique. L'arrêt des règles ne l'est pas non plus, notamment dans la mesure où celles provoquées par la pilule sont artificielles. Vous pouvez choisir d'arrêter votre pilule (en optant pour une autre méthode de contraception) et voir ce qui se passe et, surtout, effectuer un dosage hormonal par analyse sanguine, même s'il faut compter 6 mois à un an avant que le dosage soit fiable. Demandez conseil à votre gynécologue qui vous indiquera la meilleure façon de procéder dans votre cas.

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