Retard pubertaire : définition, âge, causes, chez la fille, le garçon

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"Retard pubertaire : définition, âge, causes, chez la fille, le garçon"

Plus rare chez la fille que chez le garçon, le retard pubertaire peut être lié à des facteurs génétiques ou à une pathologie sous-jacente. Explications avec le Dr Bagot, gynécologue-obstétricienne et le Pr Barat, endocrinologue pédiatrique au CHU de Bordeaux.

Qu'est-ce qu'un retard pubertaire ?

Un retard pubertaire désigne l'absence de signes pubertaires à 13 ans chez la fille et à 14 ans chez le garçon.

Age normal de la puberté

L'âge de la puberté se situe entre 9 et 13 ans chez la fille et les premiers signes apparaissent autour de 12-13 ans chez le garçon.

A quel âge parle-t-on de retard de la puberté chez la fille ?

"L'âge moyen de la ménarche, c'est-à-dire des premières règles est aujourd'hui de 12,5 ans, précise le Dr Odile Bagot. L'absence de développement des seins à 13 ans et une aménorrhée à 15 ans peuvent être considérés comme des signes d'un retard pubertaire. Mais, parfois, il faut juste attendre un peu plus de temps…"

A quel âge parle-t-on d'un retard de la puberté chez le garçon ?

Chez le garçon, le retard pubertaire se caractérise par l'absence d'augmentation du volume des testicules et de développement de la pilosité pubienne.

Quelles sont les causes ?

Outre les retards pubertaires dit simples, sans étiologie retrouvée et de résolution spontanée, il existe des retards pubertaires liés à une cause organique (lésions tumorales de l'hypophyse), à une cause fonctionnelle (maladies chroniques, anorexie) ou à une anomalie génétique (syndrome de Turner chez les filles ou syndrome de Klinefelter chez le garçon).

Quand s'inquiéter ?

Il peut être pertinent de consulter son médecin lorsqu'il n'y a aucun signe de puberté à 13 ans chez la fille et à 14 ans chez le garçon. "En général, les parents commencent à s'inquiéter vers la fin de la classe de quatrième ou de troisième, lorsqu'il n'y a aucun changement, aucun développement physique chez leur enfant " explique le Pr Barat, endocrinologue pédiatre et président de la Société Française d'Endocrinologie et de Diabétologie Pédiatrique.

Qui consulter ?

Il est conseillé de consulter son pédiatre qui en fonction de l'examen clinique orientera ensuite, si nécessaire, le jeune patient vers un spécialiste en endocrinologie pédiatrique.

Quel est le diagnostic ?

En première intention, le médecin prescrira un âge osseux, c'est-à-dire une radio du poignet et de la main gauche afin d'évaluer le développement et la croissance de l'enfant. "C'est l'examen le plus utile, confirme le Pr Barat. Ainsi, devant un âge osseux inférieur à l'âge civil, il peut être normal qu'un jeune patient n'ait pas encore démarré sa puberté. Dans d'autres situations, il sera pertinent de rechercher des pathologies de la croissance et de réaliser des investigations complémentaires. Par exemple, une maladie chronique – comme la maladie coeliaque – qui n'aurait pas été identifiée, un déficit en hormone de croissance, etc."

Quelles sont les solutions ?

Le traitement dépend de la cause du retard pubertaire. Dans le cas d'un retard pubertaire simple, le médecin peut décider d'attendre ou proposer des injections de testostérone chez le garçon qui vont faire murir l'âge osseux et déclencher la puberté. "Même chose chez la fille devant un retard pubertaire simple, en général on attend. Selon l'étiologie on pourra ensuite être amené à proposer un traitement hormonal substitutif " conclut le Dr Bagot. 

Merci aux Dr Bagot, gynécologue-obstétricienne et Pr Barat, endocrinologue pédiatrique au CHU de Bordeaux.

Santé du bébé et de l'enfant