Quels médicaments pour maigrir en France en 2026 ?

Promesses de perte de poids rapide, témoignages sur les réseaux sociaux, influence des célébrités... Les médicaments pour maigrir suscitent un intérêt croissant mais quelles sont les options disponibles en France, et surtout validées par les médecins ?

Quels médicaments pour maigrir en France en 2026 ?
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Maigrir vite, sans effort. Aujourd’hui, plusieurs médicaments peuvent être prescrits en France pour aider à la perte de poids. Et on ne parle pas de perdre 2 kilos avant l'été... mais plusieurs dizaines. Ces médicaments ne sont ainsi pas destinés aux kilos superflus dont on peut "facilement" se délester en rééquilibrant son alimentation et en augmentant son activité physique. "Ce ne sont pas des traitements pour perdre 2 ou 3 kilos", nous rappelle d'emblée le Dr Arnaud Cocaul, médecin nutritionniste. Mais alors c'est quoi ces médicaments ? Comment s'appellent-ils ? Qui peut les avoir ? Comment ?

Les médicaments disponibles aujourd'hui en France pour maigrir s’adressent aux personnes en situation d’obésité ou en surpoids avec des complications. Les chiffres sont définis à partir de l'IMC (indice de masse corporelle). Un adulte est en surpoids à partir d'un IMC compris entre 25 et 29.9 et en obésité à 30 ou plus. Avant toute prescription, un bilan avec un médecin est nécessaire pour comprendre l’origine de la prise de poids. "Il faut comprendre pourquoi la personne a pris du poids", insiste le Dr Cocaul. Et il faut aussi passer par un médecin pour avoir une ordonnance de prescription de ces traitements.

Leurs noms ? Mounjaro®, Wegovy® et Saxenda®. Ces médicaments amaigrissants sont utilisés en injection, en complément d’un régime adapté et de l’activité physique. Leur principe est simple : ils coupent la faim. "Les patients mangent moins, et la perte de poids peut être importante", observe le médecin. Chez certains, elle peut atteindre 20 à 25 kilos. "C’est un effet mécanique : on mange moins, donc on perd du poids". Cette efficacité explique leur succès, mais ces traitements ne sont pas anodins.

Plusieurs stylos injectables pour perdre du poids. © K KStock - stock.adobe.com

Leurs principaux effets secondaires sont digestifs : nausées, vomissements, diarrhées ou constipation. Leur coût, souvent élevé, constitue aussi un frein important car ils ne sont pas remboursés. Et "ce n'est pas un traitement à vie", rappelle le Dr Cocaul, qui met en garde contre des reprises de poids parfois importantes à l'arrêt. On parle aussi parfois de l'Ozempic. Il appartient à la même famille que ces injections et fait effectivement maigrir mais il est uniquement autorisé en France chez les patients diabétiques.

À côté de ces injections, l’orlistat est toujours commercialisé en France, notamment sous le nom de Xenical®. Son mode d’action est différent : il réduit l’absorption des graisses par l’intestin. Mais son efficacité reste bien plus limitée. "C’est de l’ordre de 5 % du poids, au maximum", précise le Dr Cocaul. Une femme pesant par exemple 70 kilos perdra 3,5 kg avec ce médicament et passerait à 66,5 kg. Ses effets secondaires sont surtout digestifs, parfois très gênants : selles grasses, fuites anales, diarrhées. Aujourd’hui, ce type de traitement est de moins en moins utilisé, notamment face aux résultats des nouvelles injections.

Sur un point, les choses sont claires : ces médicaments ne s’achètent pas librement en pharmacie. "Le Xénical est aussi sur prescription. Il n’est pas en vente libre", rappelle le Dr Cocaul. Le médecin met aussi en garde contre les achats sur Internet et les faux raccourcis. Il n’existe pas de médicament miracle pour maigrir. Même lorsqu’un traitement fonctionne, il ne remplace pas le travail de fond. "Il faut travailler sur l’alimentation, le sommeil et l’activité physique" insiste le spécialiste. Sans cet accompagnement, les kilos perdus reviennent, et parfois rapidement après l’arrêt du traitement.

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