"Il faut l'éviter le plus possible" : c'est le pire poisson en conserve selon une nutritionniste
Si les conserves sont pratiques, leurs profils nutritionnels divergent radicalement d'une espèce à l'autre. Voici celle à éviter quand il s'agit de poissons.
Pratiques et économiques, les conserves de poisson sont aussi le meilleur moyen de faire le plein d'omégas-3. "Ces bons gras agissent sur les artères et sur le cœur", explique Daisy Bodin, diététicienne-nutritionniste, au Journal des Femmes. Ces graisses essentielles sont aussi excellentes pour le cerveau et la vision. Mais attention : sous son couvercle en métal, l'un de ces poissons est à éviter selon notre experte.
Ce poisson est l'un des plus vendus et les plus appréciés, car il se glisse très facilement dans de nombreuses recettes. "On l'utilise beaucoup plus que la sardine ou le maquereau", confirme la spécialiste. Il possède aussi un atout satiété majeur. "Sa chair est tellement dense, il suffit de ne pas en manger beaucoup pour se sentir rassasié", ajoute Daisy Bodin. Mais ce succès cache un danger : le mercure. Ce métal lourd se transforme en méthylmercure, sa forme la plus toxique, et s'accumule dans l'organisme de ce super-prédateur. Considéré comme l'une des 10 substances les plus préoccupantes au monde, le mercure agit comme un poison pour le système nerveux et les reins, causant à terme des troubles de la mémoire, rénaux ou oculaires. Le méthylmercure est particulièrement redoutable pour les jeunes enfants et les femmes enceintes, car il peut provoquer des retards de développement neurologique in utero.
Le pire poisson en conserve c'est ainsi le thon. "Il est malheureusement très riche en mercure de par la toxicité de la mer aujourd'hui", déplore Daisy Bodin. Ce super-prédateur se situe au sommet de la chaîne alimentaire et accumule ainsi, tout au long de sa vie, le mercure consommé par ses proies. La totalité des boîtes de thon testées en Europe contiennent du mercure, avec des taux grimpant parfois jusqu'à 1,0 mg/kg, d'après une enquête de l'association Bloom. La Dose Hebdomadaire Tolérable (DHT) est pourtant désormais fixée à seulement 0,7 microgramme par kilo de poids corporel, contre 1,6 auparavant, selon l'Anses.
Si la consommation de thon est toujours autorisée, il est important de surveiller la quantité ingérée. "Les recommandations sont de maximum 100 grammes de thon par semaine", explique Daisy Bodin. Mais en France, la consommation moyenne par habitant s'élève à 5 kg par personne et par an. Pour éviter toute erreur, la nutritionniste tranche : "Je dirai sincèrement qu'il vaut mieux l'éviter le plus souvent possible".
Pour profiter des bienfaits de la mer, l'experte recommande plutôt la sardine et le maquereau, les meilleurs poissons en conserve pour la santé grâce à leurs apports en omégas-3. En raison de leur petite taille et de leur position en début de chaîne alimentaire, ces espèces n'accumulent que très peu de polluants. Mais attention à ne pas gâcher leurs vertus en choisissant des conserves préparées, trop riches en huiles et en sel. Privilégiez donc les boîtes de poissons au naturel ou "faites vous-mêmes vos propres conserves". En plus de garantir une fraîcheur irréprochable, cela permet de "choisir ses propres arômes". De quoi agrémenter vos plats d'été et faire le plein d'énergie en toute sécurité pour votre santé.
