30 étoiles filantes vont traverser le ciel français cette semaine : voici quand les voir précisément
Ce phénomène bien connu des astronomes revient chaque année au printemps. Il est visible de tous mais on ne le sait pas toujours...
Lever les yeux au ciel et voir une étoile filante c'est toujours magique. Même si le phénomène dure moins d'une seconde, il capte immédiatement l'attention. Beaucoup y associent même un voeu. Quand ces apparitions se multiplient, elles donnent au ciel une impression de mouvements majestueux. Après le nuage des 1000 étoiles et la pluie d'étoiles des Lyrides, un nouveau spectacle céleste à ne pas louper est prévu au cours de cette première semaine de mai et il sera visible en France.
Une étoile filante n'est en réalité pas vraiment une "étoile" mais un petit morceau de roche ou de poussière, souvent pas plus gros qu'un grain de sable, qui voyage dans l'espace. Quand il entre dans l'atmosphère de la Terre à très grande vitesse - parfois plus de 50 000 km/h - il chauffe brutalement à cause du frottement avec l'air. Il brûle et produit une traînée lumineuse très brève dans le ciel d'où le qualificatif d'étoile "filante".
Chaque printemps, une pluie d'étoiles filantes bien connue des astronomes revient à date fixe : ce sont les Êta Aquarides. Ces débris ont une origine bien précise. Ils proviennent de la célèbre comète de Halley, qui laisse derrière elle un véritable nuage de particules sur son orbite. Cette comète ne s'approche de la Terre que tous les 76 ans - la dernière fois, c'était en 1986, et la prochaine est attendue en 2061 - mais son sillage, lui, reste présent. Chaque année, à la même période, la Terre traverse cette zone chargée en poussières, créant une pluie d'étoiles filantes. En France, le pic d'activité des Êta Aquarides est prévu dans la nuit du 5 au 6 mai.
C'est juste avant l'aube que la visibilité sera maximale. Dans de bonnes conditions, jusqu'à 30 étoiles filantes par heure peuvent traverser le ciel, même si ce chiffre est souvent un peu plus modeste sous nos latitudes. Pour en profiter, il faut viser les heures les plus sombres, entre 3 heures et environ 6h15 du matin, et s'éloigner des lumières artificielles. Aucun équipement n'est nécessaire, mais la patience fait toute la différence : il faut laisser ses yeux s'habituer à l'obscurité pendant une vingtaine de minutes.
Un bémol cependant : le pic des Êta Aquarides tombe cette année très près d'une phase où la Lune est encore bien lumineuse. Concrètement, début mai 2026, la Lune est gibbeuse (presque pleine). Elle se couche tard dans la nuit, voire au petit matin. Elle éclaire fortement le ciel au moment même où les étoiles filantes sont les plus visibles, juste avant l'aube. Cette forte luminosité lunaire agit comme un "éclairage parasite". Seules les traînées les plus lumineuses resteront bien visibles pour ceux qui prendront le temps de lever les yeux.