La meilleure herbe aromatique pour le foie : elle réduit les ballonnements et active la détox
Cette herbe aromatique du bassin méditerranéen possède de précieuses vertus hépatoprotectrices. Arzu Guler, naturopathe, nous éclaire sur ses bienfaits.
Avec les beaux jours qui s'installent, les salades fraîches, les grillades parfumées et les légumes du soleil reviennent dans nos assiettes. Et avec eux, les herbes aromatiques, dont certaines cachent de véritables vertus pour la santé. Une herbe méditerranéenne se distingue par ses bienfaits remarquables sur le foie, cet organe essentiel à notre équilibre.
Les vertus de cet aromate sont utilisées depuis des siècles. "Il a un usage médicinal depuis l'Antiquité et il est aujourd'hui reconnu par l'Agence européenne du médicament (AEM)", explique Arzu Guler, naturopathe auprès du réseau Médoucine. Sur le plan cellulaire d'abord, il "diminue le stress oxydatif, donc le vieillissement des cellules". La plante facilite également la digestion "en soulageant les troubles gastro-intestinaux, les ballonnements et les flatulences". Elle possède aussi un effet diurétique non négligeable : "Elle augmente le volume des urines et facilite l'évacuation des toxines." Mais c'est bien sur le foie qu'elle révèle son action la plus précieuse.
"Des études ont démontré que [cet aromate] était hépatoprotecteur. Il contient des molécules, comme l'acide rosmarinique ou bien l'acide carnosique, qui ont démontré une protection des cellules hépatiques par une action antioxydante et antiradicalaire", détaille la spécialiste. Vous l'aurez peut-être compris, cet aromate n'est autre que le romarin. Mieux encore, il soutient les fonctions de détoxification de l'organisme : "Il est capable d'activer les enzymes du foie pour éliminer au mieux ses déchets." Un véritable allié pour soulager cet organe souvent malmené par notre alimentation riche en graisses et en sucres.
Pour profiter de ses vertus, plusieurs options s'offrent à vous. Au moment des repas, on peut saupoudrer le romarin frais ou séché à notre guise sur nos plats. "On peut mettre 2 gouttes d'huile essentielle dans une bouteille d'huile d'olive", à utiliser en cuisson ou dans une vinaigrette. Et si l'on souhaite faire une cure (de 3 semaines environ), "le plus simple, c'est toujours en infusion". La recette de la nutritionniste est la suivante : une cuillère à café par tasse de la plante fraîche, à infuser 15 minutes dans de l'eau portée à ébullition. On peut également l'associer à d'autres plantes comme la menthe, le thym, la sauge ou la feuille de bouleau pour en faire une tisane drainante, et "y ajouter un filet de jus de citron pour lui donner un goût acidulé". Bue avant le repas, "elle prépare la digestion et augmente la sécrétion de bile". Après le repas, "elle aide en cas de flatulences et de ballonnements".
Reste à connaître quelques précautions d'usage. "Le romarin est une plante que l'on peut facilement consommer parce qu'elle n'a aucun effet toxique connu à ce jour", rassure Arzu Guler. Toutefois, "comme le romarin est très bon pour le foie, et qu'il augmente la production et la fluidité de la bile, les personnes qui ont des obstructions des voies biliaires doivent faire attention", prévient l'experte. L'huile essentielle, beaucoup plus concentrée, est déconseillée aux femmes enceintes, allaitantes, aux jeunes enfants et aux personnes épileptiques ou hypertendues.
