La canicule de juin a fait 2000 morts en France : surtout des plus de 45 ans à domicile
Un premier bilan de la canicule historique qui a touché la France du 22 au 28 juin a été publié par Santé Publique France.
Les fortes chaleurs sont dangereuses pour le corps, surtout chez les plus fragiles que sont les enfants et les personnes âgées. La canicule de juin 2026 en est la preuve avec 2025 décès supplémentaires enregistrés en France au cours de la semaine du 22 au 28 juin, selon les chiffres publiés par Santé Publique France le 3 juillet. Cet épisode caniculaire a été reconnu comme "historique" dans l'Hexagone par les métérologues, et a touché toutes les régions.
Les décès ont ainsi augmenté de 29% au cours de cette semaine très chaude, en comparaison à la précédente. En tout, 8 973 décès tous âges et toutes causes confondues ont été enregistrés sur la semaine du 22 au 28 juin 2026 contre 6 948 la semaine du 15 au 21 juin. Les 2025 décès supplémentaires liés à la canicule concernent surtout des personnes âgées de 45 ans ou plus (+2001 décès) à domicile. Les décès à domicile ont augmenté de +91% pendant la canicule contre +37% en EHPAD et +19,7% dans les établissements de santé. "Les 2025 décès supplémentaires concernent 60% des certificats de décès électroniques, il y a des certificats papiers qui ne sont pas encore consolidés donc ces chiffres vont évoluer de façon certaine" a précisé la ministre de la Santé Stéphanie Rist, sur le plateau de l'émission Bonjour la matinale de TF1, le 3 juillet.
Ile-de-France et Centre-Val de Loire : les 2 régions les plus touchées
Cette augmentation des décès est enregistrée dans toutes les régions, hormis en Occitanie et en Auvergne-Rhône-Alpes. La hausse est particulièrement observée en Ile-de-France (+62,8%, soit +619 décès), Centre-Val de Loire (+47,3%, soit 121 décès), Normandie (+53,1%, soit 216 décès), Bretagne (+36,0%, soit +129 décès), Pays de la Loire (+62,0%, soit +178 décès) Nouvelle-Aquitaine (+28,1%, soit +264 décès) et Hauts-de-France (+27,7%, sot +155 décès).
Les 2 025 décès supplémentaires enregistrés en juin restent, à titre de comparaison, inférieurs à ceux des canicules précédentes. Celle de l'été 2003 - pire crise sanitaire liée au climat en France à ce jour - avait entraîné près de 15 000 morts entre le 4 et le 18 août, d'après l'Inserm et Santé Publique France. L'été historique de 1976 avait enregistré environ 6 000 décès en excès. Plus globalement, les rapports de Santé Publique France rappellent que la chaleur représente désormais, de façon stable, entre 1 % et 4 % de la mortalité estivale chaque année.