Cet aliment réduit de 30% le risque d'Alzheimer après 65 ans mais il faut le manger le matin

Une nouvelle étude prouve cette fois ses bienfaits protecteurs sur le cerveau des seniors.

Cet aliment réduit de 30% le risque d'Alzheimer après 65 ans mais il faut le manger le matin
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Et si un simple aliment du petit-déjeuner pouvait aider à préserver le cerveau en vieillissant ? Publiée dans The Journal of Nutrition, cette recherche relance l'intérêt des scientifiques pour cet aliment particulier. Selon leurs travaux, les personnes âgées de plus de 65 ans qui en consomment régulièrement présenteraient un risque nettement plus faible de développer la maladie d'Alzheimer.

Pour les scientifiques, plusieurs nutriments présents dans cet aliment pourraient expliquer ce résultat. En première ligne : la choline. Ce nutriment joue un rôle clé dans la production de l'acétylcholine, une molécule essentielle à la mémoire et à la communication entre les neurones. Or, cette dernière est particulièrement touchée chez les patients atteints d'Alzheimer. L'aliment contient aussi de la lutéine et de la zéaxanthine, deux antioxydants déjà associés à de meilleures performances cognitives et à une diminution du stress oxydatif dans le cerveau. Sans oublier ses oméga-3 et ses phospholipides, importants pour le fonctionnement des cellules nerveuses.

Dans leur étude, les chercheurs de la Loma Linda University Health, en Californie, ont suivi près de 40 000 participants pendant plus de 15 ans.  Résultat : les seniors qui mangeaient au moins un œuf par jour cinq fois par semaine ou plus avaient jusqu'à 27 % de risque en moins d'être diagnostiqués avec la maladie d'Alzheimer par rapport à ceux qui n'en consommaient jamais. Même une consommation plus modérée semblait associée à un bénéfice : "Une consommation de deux à quatre fois par semaine était associée à une réduction du risque d'environ 20 %." Le miel au petit-déjeuner a aussi présenté récemment des bienfaits sur les mécanismes d'Alzheimer.

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Les chercheurs appellent toutefois à la prudence. Cette étude met en évidence un lien entre la consommation d'œufs et un risque plus faible d'Alzheimer, mais elle ne prouve pas que les œufs protègent directement contre la maladie. D'autant que les participants étudiés avaient globalement une alimentation plus saine que la moyenne. Les spécialistes rappellent également qu'aucun aliment miracle ne permet d'éviter Alzheimer à lui seul, même le fromage.

Pour préserver ses fonctions cognitives après 65 ans, il reste essentiel d'avoir une alimentation équilibrée, de pratiquer une activité physique régulière, de maintenir des liens sociaux et de stimuler son cerveau au quotidien. Au petit-déjeuner, les œufs présentent aussi l'avantage d'être riches en protéines, un nutriment particulièrement important après 65 ans pour préserver la masse musculaire et éviter la dénutrition, fréquente chez les personnes âgées. Mais une chose est sûre : longtemps critiqué à cause de sa teneur en cholestérol, l'œuf retrouve progressivement sa place dans une alimentation équilibrée et favorable à la santé.