Femmes et tabac : 7 bonnes raisons pour arrêter

Les méfaits du tabac font des ravages à l'intérieur de notre corps, tout comme à l'extérieur ! Teint terne, peau ridée, gencives abîmées, dents jaunes, essoufflement à l'effort... Voici 7 bonnes raisons pour enfin arrêter de fumer.

Femmes et tabac : 7 bonnes raisons pour arrêter
© Katarzyna Białasiewicz - 123RF

1 - Retrouver un meilleur teint

Mauvaise mine ? Et si c'était lié au tabac ? Lorsque vous allumez une cigarette, sa combustion dégage des produits toxiques qui, une fois inhalés, pénètrent directement dans l'organisme. L'un d'eux, le mononxyde de carbone, va prendre la place de l'oxygène dans les globules rouges. Le sang est alors moins bien oxygéné. Tous les organes en subissent les conséquences, même la peau. Moins bien nourrie, elle devient plus terne. A l'arrêt du tabac, au bout d'une dizaine de jours, les effets sont là : votre peau est moins terne et le teint moins "jaune". Les globules rouges fonctionnent de nouveau à plein régime. Les vaisseaux sous-cutanés du visage sont dès lors plus riches en oxygène, la peau est de nouveau bien nourrie et le teint plus rose. 

2 - Favoriser la diminution des rides

En plus de donner mauvaise mine, le tabac accélère en effet le vieillissement de la peau et favorise l'apparition des fameuses ridules. Quant aux rides, elles sont plus précoces et plus profondes chez les fumeuses que chez les non-fumeuses car les fibres élastiques (celles qui donnent leur élasticité à la peau) sont moins bien nourries. Celles-ci sont plus grosses, plus longues et plus nombreuses dans une peau de fumeuse.

3 - Avoir des dents plus blanches

Comme le stress, la mauvaise hygiène dentaire, l'abus de médicaments ou encore le grignotage, le tabagisme est un facteur aggravant des maladies des gencives. Le risque : la gingivite et, pire encore, la parodontite.

  • La gingivite se manifeste par des gencives douloureuses, gonflées, saignant facilement au brossage. Ce dernier signe est d'ailleurs moins perceptible chez les fumeurs car la nicotine ralentit le flux sanguin au niveau des vaisseaux des gencives.
  • La parodontite est la conséquence de la gingivite. Elle témoigne de la progression de l'inflammation des gencives et de la destruction progressive des tissus de soutien de la dent. Petit-à-petit, les dents peuvent bouger, se déplacer, voire tomber.

Les fumeurs ont plus de dépôts (plaque dentaire et tartre) sur les dents que les non-fumeurs. Les lésions consécutives à la parodontite, notamment les poches qui se forment entre les gencives et les dents (responsables de leur décollement), sont plus importantes chez les fumeurs que les non-fumeurs. En effet, ces lésions sont fonction de la quantité de cigarettes fumées et seraient liées à l'altération de la vascularisation et de la circulation du sang dans les vaisseaux. Enfin, entre 19 et 40 ans, la majorité des pertes de dents est associée à la consommation de plus de 15 cigarettes par jour. Une étude menée en 2015 par des chercheurs de l'Université de Birmingham et publiée dans le Journal of Dental Research a montré qu'un fumeur régulier de moins de 50 ans ne conserverait que 22 de ses 32 dents. Après 60 ans, un fumeur occasionnel ou régulier conservera en moyenne 10 à 12 dents contre 20 chez un non-fumeur. 

A l'arrêt du tabac, les études scientifiques montrent une réversibilité des effets du tabac sur les gencives : on observe une augmentation temporaire des signes inflammatoires (saignements, gencives gonflées) mais la gencive reprend sa couleur et redevient normale au bout d'un an. Les dépôts de tartre sont moins importants et la perte osseuse ne progresse plus aussi vite. Par ailleurs, les traitements parodontaux, moins efficaces chez les fumeurs, retrouvent leur efficacité.

4 - Diminuer son risque cardiovasculaire (infarctus, AVC...)

Le tabagisme est un des principaux facteurs de risque d'infarctus du myocarde et d'accident vasculaire cérébral. L'artérite des membres inférieurs, les anévrismes, l'hypertension artérielle sont également liés, en partie, à la fumée de tabac. Certaines contraceptions comme la pilule combinée, mais aussi le patch contraceptif et l'anneau vaginal contiennent des œstrogènes qui ont tendance à rendre le sang plus visqueux. L'association des deux (tabagisme et contraceptif avec des œstrogènes) augmente ainsi le risque de formation de caillots sanguins et donc d'accident cardiovasculaire. Une consommation régulière de tabac multiplie par 2 les risques d'AVC par rapport à un non-fumeur et par 4 chez les femmes fumeuses prenant la pilule, selon la Fédération française de Cardiologie. C'est donc avant tout le tabagisme qui est dangereux. Arrêter de fumer réduit le risque relatif d'être victime d'un infarctus d'au moins 50%, ajoute la Fédération. 

Toutefois, les gynécologues ont tendance à tolérer l'association pilule combinée/tabac jusqu'à 35 ans, les accidents coronariens frappant quasi exclusivement les fumeuses sous contraception âgées de plus de 35 ans. C'est le temps nécessaire à la fragilisation des vaisseaux par le tabac et le vieillissement. Avant, il n'est donc pas du tout conseillé d'arrêter sa contraception si on fume et que l'on ne désire pas avoir d'enfant. Par contre, après 35 ans, si vous fumez, le gynécologue vous proposera un contraceptif ne contenant pas d'œstrogènes (pilule progestative, DIU, implant).

5 - Réduire son risque de cancer

La fumée de cigarette contient des molécules très toxiques pour l'organisme. L'appareil respiratoire et l'appareil cardiovasculaire sont affectés : risques de bronchites chroniques, d'asthme, de pathologies cardiovasculaires comme l'attaque cérébrale ou AVC. Par ailleurs, les goudrons qui composent la fumée sont responsables des cancers liés au tabagisme. Le tabac est responsable de 90 % à 95 % des cancers du poumon. Chez la femme en particulier, le tabac a des répercussions variées en termes de risques :

  • Aggravation des maladies inflammatoires intestinales.
  • Cancer du sein, surtout si le tabagisme a commencé dès la puberté.
  • Cancer de l'ovaire et du côlon.
  • Ménopause précoce (en moyenne un an plus tôt).
  • Athérosclérose plus précoce donc davantage de thromboses.

La pression artérielle revient à la normale dans les vingt minutes qui suivent l'arrêt du tabac, le taux de monoxyde de carbone diminue dans le sang et est remplacé progressivement par de l'oxygène. Le risque de faire une crise cardiaque diminue, le sang se fluidifie, les poumons résistent mieux aux infections... On se sent mieux !

6 - Récupérer du souffle pendant un effort (sport...)

Première victime du tabac, l'appareil respiratoire : sous l'effet de la fumée, les cils qui le tapissent et qui servent à rejeter hors de l'organisme poussières et bactéries se retrouvent immobilisés. Ils ne peuvent dès lors plus jouer leur rôle de "balais nettoyant". Les bactéries s'accumulent et favorisent l'apparition de certaines infections pulmonaires, par exemple la bronchite chronique ou l'asthme. De plus, le sang étant moins oxygéné, les poumons manquent eux aussi d'oxygène et fonctionnent moins bien. L'essoufflement est donc plus rapide à l'effort. La sensation de fatigue aussi. D'autant que pour compenser ce déficit en oxygène, l'organisme intensifie la circulation du sang : la fréquence cardiaque et la pression artérielle augmentent lors des efforts. Résultat, pour un même effort, un fumeur atteint plus rapidement un rythme cardiaque élevé qu'un non-fumeur. Enfin, les tissus sont moins oxygénés lorsqu'on fume, donc les muscles se fatiguent plus vite. Et les crampes sont plus fréquentes ! Seulement 3 mois après l'arrêt du tabac, les performances sportives s'améliorent de jour en jour, vous retrouvez votre souffle, vous vous sentez moins rapidement fatiguée et vous brûlez davantage de calories, estime la Fédération française de Cardiologie. 

7 - Moins de stress pendant la grossesse

Les futures mamans le savent bien, fumer pendant une grossesse a des répercussions sur la santé du futur bébé. A chaque bouffée de cigarette, les molécules toxiques de la fumée passent la barrière fœto-placentaire. Le placenta se retrouve alors moins oxygéné. Tous les organes du fœtus en sont affectés, sa croissance peut être retardée. Pour la maman fumeuse, les risques de grossesse extra-utérine, de naissance prématurée et de complications à l'accouchement sont augmentés. Après la naissance, le risque de mort subite est plus élevé et l'enfant est plus sujet à l'asthme, aux otites, etc. Pour toutes ces raisons, l'annonce d'une grossesse peut vraiment être l'occasion pour s'arrêter de fumer. A l'arrêt du tabac, les bénéfices sont manifestes sur tous les plans (moins de fausses-couches, de grossesses extra-utérines, d'accouchements prématurés, de retards de croissance, etc.). Et plus le sevrage arrive tôt, plus les bénéfices sont grands. Enfin, même après la naissance de l'enfant, un arrêt est bénéfique au nourrisson, surtout s'il est allaité.