"Je me trouve trop grosse" : le pire complexe des femmes en 2026 révélé dans une enquête Ifop

Jamais depuis 50 ans les femmes ne se sont autant trouvées en surpoids, même quand elles ne le sont pas. Et le complexe physique qu'elles partagent presque toutes, vous ne l'avez peut-être pas encore identifié.

"Je me trouve trop grosse" : le pire complexe des femmes en 2026 révélé dans une enquête Ifop
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Quelle femme n'a pas déjà voulu perdre quelques kilos ? Si le poids est depuis très longtemps une source d'inquiétude féminine, cette problématique s'aggrave au fil des années. Ainsi, les Françaises n'ont jamais été aussi sévères envers elles-mêmes selon une étude Ifop publiée le 25 juin. Réalisée auprès de 3 004 personnes, elle révèle que 61% des Françaises se trouvent aujourd'hui "trop grosses", contre 41% en 2001 et 36% en 1997. En l'espace d'un quart de siècle, la proportion a presque doublé. Et ce chiffre va bien au-delà de la hausse réelle du poids observée en France sur la même période.

Ce qui frappe le plus dans ces résultats, c'est que ce sentiment d'être "trop grosse" s'est largement décroché du poids réel. Un tiers des femmes ayant un poids considéré comme normal se trouvent quand même en surpoids. 18% des femmes considérées comme maigres partagent ce même sentiment. Même constat côté régimes : près d'une Française sur deux souhaitant maigrir avant les vacances (46%) ne présente, selon les critères de poids habituels, pas de kilos à perdre.

Ce complexe physique, les femmes savent exactement où il se loge. C'est encore (et toujours) le ventre qui concentre le plus d'insatisfaction : 78% des femmes souhaitent en perdre, contre 28% il y a 50 ans. Cette aspiration traverse tous les âges et toutes les morphologies - 68% des femmes au poids normal comprises. C'est aussi la première zone qui "masculinise" le complexe corporel : 72% des hommes partagent ce même souhait. En revanche, les autres zones - fesses, cuisses, hanches - restent un complexe massivement féminin : 33% des femmes voudraient mincir des fesses, contre 10% des hommes.

78% des femmes veulent maigrir du ventre. © armmypicca - 123RF

L'arrivée de l'été amplifie tout cela. L'effet "maillot de bain" est deux fois plus fort aujourd'hui (40% des Français passent en "alerte minceur" à l'approche de l'été) qu'il y a cinquante ans (22% en 1979), et il pèse davantage sur les femmes (47%) que sur les hommes (33%). Pour y répondre, les Françaises privilégient désormais le "manger plus sain" (85%) et le sport (71%) plutôt que le régime strict - même si près d'une sur deux (47%) envisage quand même un régime strict cet été.

Le body-positivisme, lui, n'a pas changé grand-chose dans les faits. Si 52% des Français y adhèrent - et jusqu'à 74% des 18-34 ans - ce soutien ne se traduit pas dans les comportements : les femmes partisanes du mouvement souhaitent maigrir avant l'été dans les mêmes proportions (45%) que celles qui s'y opposent (46%). En d'autres termes, on peut célébrer tous les corps sur les réseaux et continuer, dans le miroir, à trouver le sien trop gros. Si l'envie de mincir du ventre est quasi universelle, rappelons qu'un ventre qui change avec l'âge, les grossesses ou simplement la vie n'a rien d'anormal - et qu'avant tout régime, un avis médical reste le meilleur point de départ.