"C'est la pire chose à faire avant de dormir" : un neurologue a banni cette habitude le soir, elle détruit le cerveau
Après des années d'étude sur le sommeil, ce spécialiste du cerveau a tranché : il y a une ligne rouge à ne plus franchir avant de dormir.
Nuits difficiles ? Fatigue au réveil ? Les conséquences d'un sommeil insuffisant ou interrompu s'accumulent avec le temps : difficultés d'apprentissage, temps de réaction allongé, mémoire fragilisée et équilibre immunitaire perturbé. Le Dr Rab Nawaz Khan, neurologue fort de plus de dix ans d'expérience clinique, confirme que la perte chronique de sommeil peut avoir "des effets bien plus graves qu'on ne le pense" sur la santé cérébrale à long terme.
"Il y a une habitude que j'évite absolument" prévient-il d'emblée. Pourquoi ? Tout se joue pendant le sommeil profond. Chaque nuit, le cerveau active un système de nettoyage appelé système glymphatique, qui élimine les déchets métaboliques accumulés dans la journée - dont certaines protéines associées à la maladie d'Alzheimer. Or, cette habitude avant de dormir retarde l'entrée dans cette phase réparatrice indispensable et fragmente les cycles de sommeil lent et paradoxal.
Le spécialiste est sans détour : "Cette habitude à éviter pour le cerveau c'est de rester tard le soir sur son téléphone ou son ordinateur portable, surtout au lit." Ce phénomène a même un nom : le "doomscrolling", soit le fait de défiler compulsivement les contenus en ligne, souvent des informations négatives, sans pouvoir s'arrêter. Consulter son smartphone au lit est devenu un réflexe du soir pour des millions de personnes. Un défilement rapide des réseaux sociaux, quelques actualités, des messages - rien de bien méchant, semble-t-il. Pourtant, selon le Dr Rab Nawaz Khan, cette habitude est l'une des pires que l'on puisse infliger à son cerveau en fin de journée.
Le problème du scrolling nocturne est double. D'un côté, la lumière bleue émise par les écrans inhibe la production de mélatonine, l'hormone du sommeil, signalant au cerveau qu'il fait encore jour. De l'autre, le contenu consommé — actualités, réseaux sociaux, messages — maintient le cerveau en état d'alerte et stimule la production de cortisol, l'hormone du stress, au moment précis où il devrait déconnecter.
Alors, que recommande ce spécialiste ? Dans une interview accordée à Inc. Magazine, il conseille d'abord de poser son téléphone hors de la chambre, ou au minimum le charger à l'autre bout de la pièce. Ensuite, s'imposer une coupure écran 45 à 60 minutes avant de se coucher et la remplacer par un rituel apaisant : une douche chaude, quelques étirements ou quelques pages d'un livre. Le neurologue conseille également de privilégier une heure de réveil fixe plutôt qu'une heure de coucher parfaite, car c'est elle qui ancre le mieux l'horloge biologique.
Le Dr Khan insiste enfin sur un point souvent négligé : les ronflements et la somnolence diurne ne doivent pas être banalisés. Une apnée du sommeil non traitée représente, selon lui, "l'une des menaces les plus facilement corrigeables pour la santé du cerveau". Si ces symptômes sont présents, il est conseillé d'en parler à son médecin.
