Consultation d'allergologue : qui, quand, où ?

Devant des signes évoquant une allergie, l'avis d'un médecin allergologue est incontournable pour retrouver la cause des symptômes allergiques et mettre en œuvre des mesures préventives accompagnées d'un traitement adapté.

Qu'est-ce qu'un allergologue ?

Un allergologue est un médecin spécialisé dans le traitement des allergies, qu'elles soient cutanées, respiratoires, alimentaires ou médicamenteuses.

Que soigne un allergologue ?

Essentiellement les allergies. "Le diagnostic d'allergie repose sur l'interrogatoire, l'examen du patient et sur un faisceau d'arguments concordants, explique le Dr Madeleine Epstein, allergologue à Paris. Parfois il faut recourir à des tests de provocation permettant de confirmer le diagnostic." Des tests sanguins peuvent aussi être pratiqués.

Quelle différence avec un pneumo-allergologue ?

"Le pneumo-allergologue est un spécialiste en pneumologie qui s'est surspécialisé en allergologie. La plupart du temps il ne prend en charge que les allergies respiratoires", précise le Dr. Epstein.

Quelle différence avec un dermatologue-allergologue ?

Le dermatologue-allergologue est un spécialiste en dermatologie qui s'est sur-spécialisé en allergologie. La plupart du temps il ne prend en charge que les allergies cutanées.

Quand consulter un allergologue ?

Il est recommandé de consulter ce spécialiste en cas d'allergies d'alimentaires (aux arachides, au lait, au blé, aux fruits de mer…), respiratoires (pollens, acariens, poils d'animaux…), cutanées (urticaire…), mais aussi aux insectes, aux médicaments, au latex… C'est aussi votre interlocuteur privilégié en cas d'asthme, d'eczéma important, de conjonctivites à répétitions, de toux répétées, de réactions à certains médicaments ou après piqûre d'insectes.

Comment se déroule une consultation ?

• L'interrogatoire

L'interrogatoire est une étape fondamentale de la première consultation. Il permet de rechercher les raisons de la consultation, les antécédents familiaux d'allergie (parents, oncles, tantes, cousins...), les antécédents personnels d'autres allergies, ou d'autres maladies. C'est l'occasion d'évoquer la description précise des manifestations allergiques, des premiers symptômes jusqu'au jour de la consultation.

L'interrogatoire est rigoureux et minutieux : il est d'ailleurs souvent qualifié de policier. Tout est passé au crible : le moment d'apparition du problème (lieu, saison, temps, semaine, week-end…), l'influence des congés et des fins de semaine orientant vers une probabilité de cause professionnelle, le climat, l'unité de lieu, le mode de vie, l'environnement et les habitudes de la personne allergique, l'habitat (l'allergologue s'intéresse par exemple à savoir s'il y a des plumes dans l'oreiller et la couette, de la moquette, des tentures murales, connaître la température de la chambre et la nature du chauffage, la présence d'animaux ou de plantes…) ainsi que les facteurs d'amélioration ou d'aggravation. " Parfois, selon le motif de consultation, le praticien voudra également connaître vos déplacements professionnels ou privés, les loisirs, les régimes et les habitudes alimentaires ainsi que l''efficacité des traitements anti allergiques prescrits auparavant ", précise le Dr. Epstein. Une première liste d'allergènes pouvant être en cause est établie à la fin de la consultation.

• Les tests cutanés

En complément de l'interrogatoire, les tests d'allergie cutané (prick-test) sont à la base de l'enquête allergique. Le plus souvent, ils confirment le diagnostic d'allergies aux pneumallergènes fait par l'interrogatoire. Il consiste à reproduire la réaction allergique sur la peau. Concrètement, une goutte de chaque allergène suspect est déposé sur l'avant-bras ou le dos et le fait médecin le fait pénétrer à l'aide d'une petite aiguille. 10 à 20 minutes plus tard, si la zone est rouge ou gonflée, cela signifie que le patient y est sensible. Contrairement aux idées reçues, ces tests peuvent être pratiqués sur des enfants en bas âge.

• Autres examens

Des tests de provocation orale, nasale ou bronchiques sont parfois utilisés lorsque le diagnostic est difficile à établir. Une radiographie du thorax et des sinus s'avère parois utile. Si dans la grande majorité des cas, une à deux consultations suffisent à identifier la cause du problème (surtout dans le cas d'allergies alimentaires), dans certains cas, il faut chercher pendant de longs mois. 

Préparer sa visite chez l'allergologue

"Pour les problèmes cutanés, il est conseillé de se munir de ses ordonnances de médicaments, la liste des crèmes que vous avez l'habitude d'utiliser et, si possible, d'apporter les produits dont vous suspecté être allergique", indique notre expert. Pensez aussi à établir une liste des médicaments pris régulièrement.

Prix et remboursement

Pour une consultation simple, si l'allergologue consulté est conventionné secteur 1, son tarif est de 30 €. La Sécurité sociale rembourse la consultation à hauteur de 70 % du tarif de convention. S'il est de secteur 2, ses honoraires sont libres. L'Assurance Maladie rembourse alors à hauteur de 70 % du tarif de convention, qui se monte à 23 €.

Si le patient est adressé par son médecin traitant pour un avis ponctuel de consultant c'est 50 €, si le spécialiste est en secteur 1. Le remboursement est de 70 %.

Comment devenir allergologue ?

Les étudiants en médecine bénéficient d'une formation diplômante spécifique (un DES d'allergologie) en 4 ans, à l'issue de l'internat.

Merci au Dr Madeleine Epstein, allergologue à Paris.

Consultation d'allergologue : qui, quand, où ?
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