La meilleure phrase à dire quand une personne pleure devant nous : elle réconforte sans brusquer

Voici la meilleure réaction selon la psychologue Emma Pisarz. Et ça marche avec un inconnu comme avec un proche.

La meilleure phrase à dire quand une personne pleure devant nous : elle réconforte sans brusquer
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Sur le quai d'un métro bondé, dans la file d'attente d'un supermarché ou entre deux portes au bureau, vos yeux croisent ceux d'un ou d'une inconnue en larmes. Vous hésitez : faut-il s'approcher au risque d'être intrusif ou détourner le regard pour respecter son intimité ? "C'est compliqué de savoir si on peut aller vers quelqu'un qui pleure, c'est délicat", reconnait Emma Pisarz, psychologue. Pourtant, briser la glace peut changer la journée de cette personne. Notre psychologue livre la phrase parfaite pour une approche réussie sans être envahissante.

Avant d'intervenir, il est essentiel d'analyser le langage corporel de l'autre pour ne pas créer un choc supplémentaire. "Si quelqu'un est reculé sur lui-même, qu'on ne voit pas son visage, il ne va pas nous voir arriver dans son champ de vision", explique Emma Pisarz. Mieux vaut alors laisser cette personne tranquille. De plus, si un ou une inconnu(e) ne nous voit pas, il est malvenu de le ou la toucher pour attirer son attention : "On ne va pas aller lui taper sur l'épaule. C'est intrusif." L'experte recommande plutôt d'établir une connexion silencieuse préalable pour vérifier si la personne est disposée à ce que l'on puisse rentrer dans son intimité. "On peut très bien essayer de sonder par le regard, peut-être de loin faire un signe avec un pouce en l'air ou un pouce en bas pour voir si la personne est réceptive."

Si le contact visuel est établi, un objet banal peut alors devenir un médiateur social puissant : le mouchoir. Demander à une personne : "Voulez-vous un mouchoir ?" est idéal pour entamer le dialogue de manière détournée. Si la personne accepte, on peut poursuivre la conversation et tendre le mouchoir en demandant : "Tout va bien ?" ou encore "Vous avez besoin d'aide ou d'autre chose ?" À ce stade, la personne peut choisir de s'ouvrir ou simplement d'accepter le geste pour s'apaiser, sans aller plus loin.

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Attention : aider ne signifie pas imposer sa présence. Il est primordial de savoir se retirer si le signal envoyé est une fin de non-recevoir. "C'est important de respecter la fermeture", insiste Emma Pisarz. Si l'inconnu répond par un simple "non, ça va, merci", l'interaction doit s'arrêter là pour ne pas devenir étouffante. "Être insistant peut mettre mal à l'aise. Et si la personne ne veut pas aller plus loin dans la conversation, pas la peine d'insister avec des questions", rappelle-t-elle. On peut laisser une dernière main tendue en précisant simplement : "Si vous avez besoin d'aide, je ne suis pas loin."

Vous savez désormais comment réagir face à un inconnu qui pleure. Mais parfois, même face à un proche, les larmes nous mettent mal à l'aise et nous laissent démunis. "Cela ne fait pas de vous une personne qui n'est pas empathique", rassure Emma Pisarz. Une manière universelle de réconforter un proche consiste à "valoriser un petit peu ce qu'on ressent aussi" en verbalisant son propre inconfort, tout en restant présent : "Je suis désolée que ça t'atteigne autant, ça me fait de la peine de te voir pleurer. Je ne sais pas trop comment réagir mais je veux pouvoir faire quelque chose." Dire simplement "Je t'aime" à son proche réduit le stress et l'anxiété et allège le mal-être. Et parfois, une simple main sur l'épaule suffit à dire ce que les mots ne peuvent pas toujours exprimer.