Plus puissante que le ginseng, cette plante du matin pulvérise la fatigue chronique selon cette phytothérapeute

Derrière la fatigue chronique se cache souvent un déséquilibre hormonal insoupçonné. Un mécanisme qu'une plante adaptogène serait capable de corriger naturellement.

Plus puissante que le ginseng, cette plante du matin pulvérise la fatigue chronique selon cette phytothérapeute
© LIGHTFIELD STUDIOS - stock.adobe.com

Vous ressentez un épuisement persistant malgré un sommeil plutôt correct ? Vous souffrez peut-être de fatigue chronique. A force, cette fatigue entraîne des difficultés de concentration, de l'irritabilité, une perte de vitalité, et finit par atteindre le moral. Face à ce constat, nous avons demandé à la naturopathe, réflexologue et relaxologue certifiée en phytothérapie, Juliana Rangin de nous donner la plante antifatigue qui peut vraiment nous donner un coup de boost. Une plante particulièrement appréciée en mars qui est un mois particulièrement fatigant

Cette plante ou plutôt la racine de cette plante appartient à la catégorie des "adaptogènes". Il s'agit des végétaux capables d'aider l'organisme à mieux répondre aux agressions du quotidien, qu'elles soient physiques ou psychologiques."La plante va gérer tout un panel d'aspects : elle va améliorer la récupération physique, l'endurance et la concentration. Et elle augmente vraiment l'énergie", assure Juliana Rangin, certifiée en phytothérapie, auprès du réseau Médoucine. Elle agit également sur le cortisol, l'hormone du stress. "En fin de journée, quand on a un excès de cortisol, cela peut perturber la production de la mélatonine et nuire au sommeil." Ce rééquilibrage hormonal améliore en retour la qualité du repos nocturne, "mais il ne va pas avoir un rôle de somnifère", nuance la spécialiste.

La plante en question ? Le ginseng rouge. "C'est une plante médicinale surtout utilisée en Corée et en Chine", explique Juliana Rangin, mais que l'on trouve très facilement en France. Sa différence avec le classique ginseng blanc ? La méthode de préparation : "Le ginseng rouge est obtenu par cuisson à vapeur des racines fraîches." Ce processus intensifie la concentration des principes actifs, notamment les ginsénosides, les molécules auxquelles sont attribués ses effets thérapeutiques. Disponible en gélules, comprimés, poudre ou racine séchée pour infusion, le ginseng rouge convient aux personnes qui "souffrent de fatigue chronique, de surmenage, de baisse de vitalité, ou même lors de périodes de convalescence".

Racine de ginseng rouge © Tuan Nguyen - stock.adobe.com

Le ginseng rouge se prend de préférence le matin, "pour éviter les coups d'énergie le soir". L'experte nous conseille de le prendre sous forme de compléments alimentaires en gélules (disponibles en parapharmacie) ou en racine séchée à préparer en infusion (disponible en herboristerie). En gélule ou en poudre, la dose recommandée est "entre 200 mg et 400 mg par jour, pour une à trois prises". Les besoins varient selon les profils : une gélule quotidienne suffit pour les seniors, tandis que les sportifs ou les personnes très fatiguées "peuvent aller jusqu'à 3 gélules par jour (1 500 mg), mais c'est le maximum pour une personne". En infusion de racine séchée, "il ne faut pas dépasser 2 g par jour."

Le ginseng rouge ne se prend pas n'importe comment : "Il faut faire attention", insiste la spécialiste. Si on dépasse les doses recommandées, il peut entraîner des troubles digestifs, maux de tête, insomnies ou encore des palpitations. Le ginseng rouge ne se substitut pas à un traitement médical, et est par ailleurs contre-indiqué en cas d'hypertension artérielle sévère, de diabète, d'asthme, "chez les personnes sous traitement anticoagulant, les enfants de moins de 18 ans et les femmes enceintes et allaitantes". S'il peut constituer un véritable allié pour retrouver énergie et vitalité, il vaut mieux toujours solliciter un professionnel (naturopathe, herboriste, pharmacien, phytothérapeute, praticien ou médecin formé à la phytothérapie), en accord avec le médecin traitant, pour le prendre selon ses besoins spécifiques. "Il ne faut pas se servir seul", conseille pour finir notre interlocutrice.