Adieu les régimes stricts : après 50 ans, cette habitude simple des nutritionnistes fait perdre du ventre durablement
Manger moins n'est pas la solution. Après 50 ans, le corps a ses propres règles, et les ignorer peut faire plus de mal que de bien.
Ventre qui s'arrondit, taille qui s'épaissit... Après 50 ans, nous sommes nombreux à constater que notre silhouette se transforme. Chez les femmes, la ménopause entraîne une chute des œstrogènes qui favorise le stockage des graisses au niveau abdominal. Chez les hommes, c'est la baisse progressive de la testostérone, liée à l'andropause, qui produit le même effet. À cela s'ajoute le ralentissement du métabolisme de base : ces calories brûlées au repos, juste pour faire fonctionner le cœur, les poumons et les organes. L'organisme devient plus économe, mais aussi plus réactif au moindre écart. Les régimes classiques s'avèrent d'ailleurs bien souvent inefficaces pour perdre du poids durablement.
Face à ces kilos en trop, le premier réflexe est souvent de se restreindre, mais c'est une erreur. "Tout ce qui va venir essayer de maîtriser vite un corps, sans respecter le rythme de la nature, de le forcer à perdre des réserves de graisse très rapidement, va engager une perturbation profonde", prévient la diététicienne Carole Ligniez. Les privations enclenchent un mécanisme de défense de l'organisme et "engendreront non seulement un stockage de graisse accru quelques mois après, mais également un dysfonctionnement supplémentaire de l'écoute naturelle des signaux de faim et de satiété". Autre erreur fréquente : réduire les protéines du dîner en ne mangeant qu'une soupe par exemple, alors que ce sont précisément les protéines qui préservent la masse musculaire au détriment de la masse grasse.
Alors, que faire ? Déjà "mieux repérer et respecter ses signaux de faim et de satiété, cela permet de modérer les quantités mangées sans frustration." Concrètement, cela passe par manger lentement, bien mâcher et faire de courtes pauses pour évaluer sa satiété. "S'attacher à manger plus lentement sera beaucoup plus bénéfique que se dire qu'il ne faut plus manger de féculents." L'hydratation joue également un rôle clé. "Boire beaucoup, c'est drainer son corps, faire le ménage à l'intérieur : les déchets, les toxines. Un corps a besoin d'1,5 litre d'eau tous les jours pour ne pas gonfler." Un signal de faim peut d'ailleurs n'être qu'un signal de soif mal interprété. Mais le plus important c'est surtout...
... de marcher. "C'est mon meilleur conseil : marcher tous les jours. La marche a un impact fort sur ce stockage accentué de graisses au niveau du ventre" affirme la spécialiste. En extérieur ou sur tapis, peu importe : l'essentiel est la régularité. Combinée aux ajustements alimentaires et à une bonne hydratation, les résultats sur le ventre sont visibles en 3 semaines. Les bénéfices dépassent d'ailleurs le tour de taille : une meilleure répartition des repas, avec des fruits et légumes à chaque assiette, allège l'effort digestif. "On dort mieux et plus apaisé", et l'énergie remonte en flèche.

De façon générale, Carole Ligniez rappelle qu'il faut éviter de monter sur la balance trop souvent. La pesée génère du stress, alors que le corps a naturellement besoin de traverser des paliers. "Le mieux est de ressentir l'évolution dans ses vêtements." Un rythme d'un à deux kilos par mois est non seulement sain, mais la preuve que la perte porte bien sur la masse grasse et non sur le muscle. L'objectif : trouver des ajustements tenables dans le temps, avec un accompagnement si besoin.
En cas de besoin, n'hésitez pas à être accompagné. "Je conseille d'aller voir quelqu'un qui travaille avec le patient sur cette approche : mieux repérer et respecter ses signaux de faim et de satiété. De plus en plus de diététiciens-nutritionnistes sont formés", conclut la diététicienne.