Vous croisez les bras ? Voici les 2 messages que vous envoyez dès les premières secondes à votre interlocuteur

En psychologie, croiser les bras est souvent mal interprété. Oubliez tout ce qu'on vous a dit : voici les deux messages secrets que vous envoyez réellement sans le savoir.

Vous croisez les bras ? Voici les 2 messages que vous envoyez dès les premières secondes à votre interlocuteur
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En psychologie, on pense souvent qu'une personne qui croise les bras est fermée à la discussion. Cette idée d'un manque d'ouverture est en réalité un mythe tenace, hérité des années 60 et 70. Elle a été largement diffusée par d'anciens manuels de management et de coaching. Mais selon Maxime Nourrichard, expert et Directeur pédagogique de l'Institut européen de synergologie, le fait de croiser les bras ne signifie pas du tout ce que nous pensons.

C'est un constat que l'on s'est déjà tous fait : en pleine discussion passionnée, on réalise soudain que nos bras sont croisés sur notre poitrine ou on observe que notre interlocuteur a soudainement croisé les siens en nous parlant. Un signe de fermeture du dialogue ?D'attitude sur la défensive ? Pour savoir si une personne est réellement fermée, il faut en fait observer ses mains. Si les mains restent visibles sur les bras, le signe est positif. En revanche, si elles disparaissent totalement sous les aisselles "ce n'est jamais bon signe". Pour autant, ce n'est pas la principale signification du croisement de bras des individus.

La synergologie, qui décrypte le langage non-verbal, y voit plutôt une preuve d'intérêt. Quand une personne croise les bras, elle fait en réalité passer deux messages. D'abord, elle cherche à stabiliser son corps pour mieux se concentrer sur ce que lui dit son interlocuteur. Les mains, bien que pratiques, peuvent devenir encombrantes et générer un inconfort inconscient qui parasite l'écoute. "On ressent le besoin de croiser nos bras pour oublier nos mains, pour oublier notre corps qui peut interférer dans la qualité de la relation", révèle le spécialiste. En "rangeant" ses membres, on libère de l'espace mental pour devenir un meilleur auditeur. "Je croise les bras, je me sens mieux. C'est bon, maintenant je peux vous écouter", décypte-t-il.

Deux, la personne qui croise les bras crée une bulle de confort pour suivre une discussion attentivement. C'est particulièrement vrai chez les profils plus introvertis ou vigilants. Ces personnes utilisent cette posture comme un mécanisme de sécurité pour gérer la relation à leur rythme, sans pour autant être fermées. "Elles réfléchissent un peu plus que les autres" poursuit le spécialiste. Autrement dit, contrairement à l'idée reçue, le fait de croiser les bras traduit souvent de l'engagement dans l'écoute et un besoin de confort mental et corporel. Pendant une conversation, les personnes timides peuvent également former un triangle avec leurs mains pour s'aider à être plus charismatique.

Quand on décrypte une posture, il est toujours important de distinguer celui qui parle de celui qui écoute. Celui qui s'exprime a besoin de ses mains pour stimuler ses aires cérébrales et structurer sa pensée, alors que l'auditeur gagne en attention en restant immobile. "En situation d'écoute, on a plus de facilités à croiser les bras. Mais dès qu'on va prendre la parole, pouf, là les bras vont se décroiser", observe l'expert. Le conseil à retenir pour votre prochaine conversation ? Ne jugez plus les apparences trop vite : un interlocuteur aux bras croisés, mais dont les mains restent bien en vue, est souvent quelqu'un qui vous accorde une attention totale et sincère. Et n'oubliez pas qu'un sourire sincère de votre part permet d'éviter une possible distance avec votre interlocuteur.