Inversion de médicaments, le point sur l'enquête

Des pilules de somnifères auraient été mélangées à des diurétiques dans plusieurs lots de médicaments écoulés en France depuis mars. L'enquête est ouverte.

Inversion de médicaments, le point sur l'enquête
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Tout a commencé vendredi dernier avec la plainte d'une femme souffrant d'hypertension auprès de son pharmacien. Traitée avec du Furosémide® 40 mg (diurétique) des laboratoires Teva, la boite contenait en réalité du Zopiclone® (somnifère), provoquant alors d'inhabituelles somnolences chez cette dernière. 95 000 boîtes pour chacun des 2 lots concernés ont été immédiatement retirées du marché. Nouveau couac le lendemain : un homme de 91 ans décède à Marseille, alors traité depuis plusieurs jours par du Furosémide® issu du lot mal conditionné. Reste à savoir si les causes du décès sont liées au mauvais conditionnement du médicament. Est-il dû à la non-administration du Furosémide® ou est-ce le Zopiclone® qui a accentué les dépressions respiratoires ? L'enquête qui vient d'être ouverte le dira. Une affaire embarrassante dans un contexte délicat, alors que la confiance des Français envers les génériques ne cesse de s'affaiblir (cf. Médiator et pilules de 3e et 4e génération).
Trois pharmaciens de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) se sont rendus ces 2 derniers jours dans l'usine de conditionnement du laboratoire Teva dans l'Yonne afin de juger s'il y a lieu, ou non, de donner une suite pénale. Premier bilan : aucune anomalie dans l'organisation, les pratiques ou les équipements justifiant une interruption de l'activité du site. Le parquet de Paris pôle santé se penchera très prochainement sur la nécessité d'une enquête complémentaire permettant d'explorer d'autres pistes.
L'ANSM indique que "tous les patients concernés sont appelés à rapporter en pharmacie les boites de Furosémide® Teva 40 mg en leur possession. Ces boîtes seront échangées gratuitement contre le Furosémide d'une autre marque".

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