Le nombre d'IVG reste stable en France

En 2017, 216 700 femmes ont volontairement interrompu leur grossesse. Un chiffre stable par rapport à l'an dernier, selon une enquête de la DREES.

Le nombre d'IVG reste stable en France
© Vadim Guzhva - 123 RF

Le dernier rapport de la DREES montre que le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) en France reste stable par rapport à l'année précédente. En 2017, 216 700 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées, contre 211 900 en 2016. Chez les moins de 20 ans, les taux continuent de décroître depuis 2010, atteignant 6,3 recours pour 1 000 femmes parmi les 15-17 ans. En revanche, et sans surprise, ce sont les femmes de 20 à 24 ans qui restent les plus concernées, avec un taux de 26,7 IVG pour 1 000 femmes.

Les écarts régionaux perdurent. Les recours à l'IVG passent du simple au double selon les régions, de 10,2 IVG pour 1 000 femmes en Pays de la Loire à 20,8 IVG en Provence-Alpes-Côte d'Azur, et plus de 26 IVG dans les départements d'Outre-Mer.

Depuis 2005, les IVG médicamenteuses peuvent être pratiquées en dehors des structures hospitalières. En 2017, 19,2 % des IVG ont été réalisées en libéral et 2,2 % dans les centres de santé ou les centres de planification familiale. A l'hôpital, la part des IVG médicamenteuses ne cesse d'augmenter (59 % en 2017 contre 10% en 1992).

Législation et IVG. La loi de modernisation de notre système de santé de janvier 2016 a supprimé le délai de réflexion obligatoire de sept jours entre la première et la deuxième consultation pour obtenir une IVG. De plus, tous les actes nécessaires pour une IVG sont remboursés à 100 % depuis le 1er avril 2016. Enfin, les sages-femmes peuvent pratiquer des IVG depuis juin 2016. Rappelons encore que le délai maximal de recours à l'IVG est de 12 semaines pour l'IVG instrumentale et de 7 semaines pour l'IVG médicamenteuse.

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