Les 2 heures où le sommeil est le plus réparateur : s'endormir avant change tout

Ce n'est pas seulement le nombre d'heures de sommeil qui compte, mais aussi le moment où vous vous endormez.

Les 2 heures où le sommeil est le plus réparateur : s'endormir avant change tout
© 123rf- serezniy

L'heure du coucher joue un rôle déterminant dans la qualité du sommeil. Se coucher trop tard entraîne une privation de sommeil, et comme le rappelle le Dr Laurence Plumey, médecin nutritionniste, "tout sommeil perdu ne se rattrape pas". La privation chronique de sommeil est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de diabète, de troubles de l'humeur et de déficits cognitifs. En clair, négliger son sommeil, c'est fragiliser l'ensemble de l'organisme. Et si deux heures précises de la nuit concentraient l'essentiel de la récupération physique et mentale ? Selon la spécialiste, rater cette fenêtre biologique peut peser sur la santé de manière durable.

Au cours d'une nuit, le corps traverse plusieurs phases : l'endormissement, qui représente 5 à 10 % du temps de sommeil, le sommeil lent léger, qui en compose près de la moitié, puis le sommeil lent profond (10 à 20 %), durant lequel le cerveau devient progressivement insensible aux stimulations extérieures, et enfin le sommeil paradoxal (environ 20 %), maximal en fin de nuit. C'est le sommeil lent profond qui est le plus réparateur pour le corps : son absence rend les journées suivantes bien plus difficiles à vivre.

La réparation du corps pendant le sommeil repose sur un mécanisme biologique précis : la sécrétion de la mélatonine, la fameuse hormone du sommeil. Comme l'explique le Dr Plumey, "la mélatonine commence à monter dans votre cerveau à partir de 23h". Il faut idéalement être endormi avant pour récupérer au maximum. La fenêtre de sommeil réparateur se situe ensuite entre 23h et 1h du matin. C'est précisément pendant ces deux heures que la mélatonine atteint son pic, plongeant le corps dans un "sommeil profond très récupérateur". Loin d'être au repos, le cerveau travaille alors intensément : "il stocke en mémoire, il discute avec les autres organes, il détoxifie ses neurones, il fabrique des antioxydants, il régule les hormones", poursuit l'experte dans une vidéo.

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Se coucher après 1h du matin, c'est manquer le moment où le cerveau se ressource le plus efficacement. Et les conséquences s'accumulent : en s'endormant à 1h avec un réveil à 7h par exemple, on ne totalise que six heures de sommeil, alors que "notre cerveau a besoin en moyenne de 7 à 8h de sommeil pour faire tout ce qu'il a besoin de faire". Ce déficit favorise une attirance accrue pour les aliments sucrés, une réduction de l'activité physique et, in fine, une prise de poids insidieuse.

Pour optimiser son sommeil, l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) recommande de maintenir des horaires de lever et de coucher réguliers, y compris le week-end, et de se mettre au lit dès les premiers signaux de sommeil : bâillements, paupières lourdes, yeux qui piquent. Le soir, mieux vaut privilégier une activité calme, se déconnecter des écrans une à deux heures avant de dormir et éviter les excitants après 14h. Un dernier conseil du Dr Plumey qui résume tout : "Dormez, dormez, dormez !"