Ces 3 maisons médicales ferment après un désaccord avec l'Agence régionale de santé
Elles permettaient aux habitants de voir un médecin le soir, la nuit ou le week-end, sans aller aux urgences.
Faute d'accord avec les médecins, l'Agence régionale de santé (ARS) prend acte de la fermeture de trois maisons médicales de garde. Ces fermetures interviennent dans un contexte de désaccord avec certains professionnels de santé sur les modalités de rémunération des gardes. Ces structures permettaient aux patients de consulter un médecin en dehors des horaires habituels, notamment en soirée, la nuit, le week-end ou les jours fériés.
Depuis 2012, ces maisons médicales (ainsi qu'une quatrième) bénéficiaient d'un régime de rémunération spécial plus favorable, mis en place à l'époque parce qu'il était difficile d'y recruter des médecins. L'ARS a décidé de supprimer ce régime dérogatoire et de revenir au système normal de paiement à partir du 1er janvier 2026. Elle avait annoncé sa décision dès 2022 afin d'harmoniser la rémunération des gardes et que les médecins y travaillant ne soient pas plus payés qu'ailleurs. Ce calendrier devait laisser aux professionnels concernés un délai de près de quatre ans pour préparer cette évolution.
Les professionnels concernés ont contesté cette évolution et les quatre maisons médicales de garde ont déclenché un mouvement de grève. Selon l'ARS, elles n'ont pas souhaité engager de discussions sur les modalités d'accompagnement de cette transition. Trois d'entre elles ont depuis fermé. Elles sont situées dans les Yvelines, précisément dans les secteurs de Mantes-la-Jolie, Montfort-l'Amaury, Montigny-le-Bretonneux et Les Mureaux.
L'ARS assure toutefois que la permanence des soins reste opérationnelle dans les Yvelines. La régulation médicale du Centre 15 continue d'orienter les patients vers les prises en charge les plus adaptées, notamment le Service d'accès aux soins (SAS), un dispositif qui aide à trouver rapidement une consultation médicale, ou vers les services d'urgence, dont le fonctionnement n'est pas impacté.
Après une première consultation avec les élus locaux, l'ARS affirme vouloir maintenir un dispositif de maisons médicales de garde dans les territoires concernés. Les professionnels seront sollicités afin de préciser s'ils souhaitent reprendre leur activité dans le cadre des conditions de droit commun. Si tel n'était pas le cas, l'agence prévoit de lancer un nouvel appel à candidatures afin de labelliser d'autres professionnels volontaires pour assurer cette mission.