Ces 4 poissons sont déconseillés à la consommation à cause d'un risque chimique
Il ne faut pas les manger car ils peuvent contenir des polluants risqués pour la santé.
Des analyses menées sur des poissons pêchés en rivière ont mis en évidence la présence de substances chimiques persistantes, connues pour leur capacité à s'accumuler dans l'environnement. Ces composés appartiennent à la famille des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), parfois appelées "polluants éternels" en raison de leur très grande résistance à la dégradation.
Utilisés dans différents procédés industriels, ces composés chimiques se dégradent très lentement et persistent longtemps dans l'environnement. Ils peuvent ainsi s'accumuler dans l'eau, les sols et les organismes vivants. Les premiers prélèvements avaient été réalisés dans le cadre d'une demande d'augmentation d'activité d'un site industriel. Conformément à la réglementation, les autorités avaient alors demandé une analyse des milieux naturels afin d'évaluer la présence de ces substances dans la rivière.
Les résultats avaient révélé des concentrations variables selon les espèces. Certaines présentaient des niveaux susceptibles de dépasser les seuils réglementaires fixés pour ces substances chimiques persistantes. Face à ces données, les autorités sanitaires avaient recommandé aux pêcheurs amateurs de ne pas consommer certains poissons capturés dans la zone concernée. De nouvelles analyses ont depuis été réalisées afin d'affiner l'évaluation. Elles montrent que plusieurs espèces présentent désormais des teneurs inférieures aux seuils réglementaires actuellement en vigueur. La recommandation générale de non-consommation a donc été levée pour plusieurs espèces notamment le brochet, la perche, le silure, le gardon, l'idé mélanote ou l'anguille.
Mais quatre espèces restent déconseillées à la consommation : la perche soleil, le gobie à taches noires, l'ablette et le chevesne juvénile, conformément au communiqué de l'ARS Hauts-de-France. "L'ARS Hauts-de-France recommande par précaution aux pêcheurs locaux de ne pas consommer ces quatre espèces pêchées dans la rivière Oise entre Pont-Sainte-Maxence et Villers-Saint-Paul. Toutes les autres espèces peuvent être consommées. Le secteur n'étant pas concerné par la commercialisation de poissons, la recommandation ne concerne que la pêche de loisirs pour les quatre espèces ci-dessus."
Les analyses ont en effet mis en évidence, pour ces poissons, des valeurs supérieures aux normes à ne pas dépasser pour certains PFAS. Cette situation concerne un tronçon de l'Oise situé entre Pont-Sainte-Maxence et Villers-Saint-Paul, à proximité du site industriel Chemours.
Les autorités indiquent que l'information a été transmise aux communes et aux associations de pêche et qu'une signalétique locale doit rappeler les espèces concernées. Certaines associations environnementales critiquent toutefois la réglementation actuelle. Dans un rapport publié en juin 2025, l'association Générations Futures estime que les seuils européens restent trop élevés pour garantir une protection suffisante de la santé.
