Cette activité douce que tout le monde peut faire après 60 ans réduit le risque de démence de 76 %

Pas besoin de salle de sport pour protéger son cerveau du déclin cognitif, une autre activité accessible aux seniors fait très bien l'affaire d'après une étude.

Cette activité douce que tout le monde peut faire après 60 ans réduit le risque de démence de 76 %
© Robert Kneschke/123RF

Selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, pratiquer régulièrement cette activité après 60 ans serait associé à un risque de démence jusqu'à 76 % plus faible. Un chiffre marquant issu d'un suivi mené sur près de deux décennies.

Les chercheurs ont observé des adultes âgés de 75 à 85 ans vivant à domicile. Au départ, tous ont passé des tests neuropsychologiques et détaillé leurs habitudes de vie : état de santé, loisirs, activité physique. L'objectif était d'identifier, sur le long terme, les comportements liés à un risque plus ou moins élevé de déclin cognitif. Globalement, plus les activités stimulantes étaient fréquentes, plus le risque diminuait. Mais l'une d'elles s'est clairement démarquée.

Les participants qui déclaraient pratiquer la danse plus d'une fois par semaine présentaient un risque nettement inférieur à ceux qui la pratiquaient rarement. C'est ainsi le meilleur sport pour le cerveau comparé à la marche ou la natation qui allaient également dans un sens favorable, mais avec un effet moins marqué. Les chercheurs ont tenu compte de nombreux paramètres de santé et de mode de vie afin de limiter les biais, et ont prolongé le suivi pour éviter que des troubles cognitifs débutants n'expliquent une réduction des activités. 

Pourquoi cette pratique se distingue-t-elle ? Parce qu'elle mobilise simultanément le corps et l'esprit. Il ne s'agit pas seulement de bouger, mais de mémoriser des pas, s'adapter au rythme, coordonner ses mouvements, se repérer dans l'espace et parfois interagir avec un partenaire. Cette combinaison d'effort physique, de stimulation mentale et de coordination crée une sollicitation complète du cerveau. Or, ces défis variés pourraient contribuer à renforcer la "réserve cognitive", c'est-à-dire la capacité du cerveau à compenser les effets du vieillissement.

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Autre bénéfice : elle améliore l'équilibre et la force des membres inférieurs, deux éléments essentiels pour préserver l'autonomie. Mobilité et santé cérébrale étant étroitement liées, rester actif physiquement et socialement joue un rôle clé dans le vieillissement en bonne santé. Il faut toutefois rester prudent : cette recherche est observationnelle. Elle met en évidence une association forte, sans démontrer un lien de cause à effet. D'autres facteurs peuvent intervenir.

Néanmoins, ces résultats confortent l'idée que les activités combinant mouvement, stimulation intellectuelle et interaction sociale sont particulièrement favorables au cerveau. Bonne nouvelle : nul besoin d'être expert. Danse en ligne, danse de salon, cours adaptés ou simple musique à la maison… L'essentiel est la régularité et le plaisir.