Cet aliment fait vieillir le foie 20 ans plus vite : l'astuce très simple pour le rendre inoffensif
A cause de son effet accélérateur, une personne de 30 ans peut se retrouver avec le foie de quelqu'un de 50 ans. Un médecin a cependant un conseil.
On en parle moins que le cœur ou les poumons, pourtant le foie est un organe essentiel. C'est le pilier métabolique de notre corps : il filtre les toxines, stocke l'énergie, renouvelle les cellules, régule toute la chimie interne. Le foie est un organe silencieux car contrairement à d'autres parties du corps, il ne possède pas de nerfs de la douleur. Lorsqu'il souffre d'un vieillissement prématuré dû à une alimentation déséquilibrée, il ne prévient pas. Il s'encrasse, s'enflamme et vieillit sans faire de bruit, ne manifestant des symptômes de maladies que lorsqu'il est trop tard.
En hépatologie, l'âge réel du foie se mesure par son stade de fibrose (durcissement du foie), allant de F0 (un foie neuf et souple) à F4 (une cirrhose avancée). Dans des conditions de vie standard avec une bonne hygiène de vie, le passage d'un stade à l'autre est un processus lent qui prend généralement entre 15 et 20 ans. Mais certains aliments agissent comme de véritables accélérateurs biologiques. En provoquant une inflammation chronique, ils forcent le foie à produire du tissu cicatriciel rigide à une vitesse anormale. A cause de cet effet "accélérateur", un adulte de 30 ans peut se retrouver avec la rigidité hépatique d'une personne de 50 ans. A cause de ces aliments, le foie prend littéralement 20 ans d'avance sur son usure biologique.
Alors quel est cet aliment qui fait vieillir le foie ? On le pense inoffensif, voire excellent pour la santé car c'est une viande dite "maigre", mais le poulet peut devenir un ennemi du foie selon son mode de préparation. Le problème ne vient pas de la viande elle-même, mais de sa peau croustillante, dorée ou roussie par une cuisson à haute température (grillé à la poêle, rôti au four, frit...). C'est précisément cette réaction chimique, qui rend l'extérieur du poulet craquant ou caramélisé, qui génère ce qu'on appelle des "Produits de Glycation Avancée (AGE)".
Les travaux de la Pr Helen Vlassara menés sur 549 aliments, sont formels : le mode de cuisson change tout. Ses recherches montrent que du poulet grillé ou frit contient 10 à 20 fois plus d'AGE qu'un poulet bouilli ou poché. Elles valident également que les viandes maigres, comme le poulet, sont extrêmement sensibles à la formation de ces toxines dès qu'elles sont exposées à une chaleur sèche (four, poêle). Le danger devient réel quand la consommation est supérieure à deux fois par semaine. Les AGE saturent les filtres du foie. "Nous ne mangeons pas seulement ces toxines, elles deviennent une partie de nous, endommageant nos tissus de la même manière que le temps le fait", explique le Pr Vlassara. Le conseil n'est pas de bannir le poulet mais de changer sa façon de le cuisiner en optant par exemple pour la marinade. En laissant reposer la viande dans du jus de citron ou du vinaigre pendant seulement 30 minutes avant la cuisson, on crée une barrière protectrice qui divise par deux la formation des AGE. Privilégier des cuissons humides ou plus douces permet de conserver un foie jeune et souple.
Enlever la peau réduit drastiquement les risques, mais c'est la croûte brune (la réaction chimique née de la grillade) qui reste le véritable accélérateur de vieillesse pour les cellules. En réalité, un blanc de poulet grillé, même sans peau, contient beaucoup plus de toxines de vieillesse qu'un blanc de poulet poché ou cuit à la vapeur.
