"Je n'ai plus peur" : Michèle Laroque révèle sa méthode très simple pour une vie plus sereine
Invitée du podcast Métamorphose, l'actrice Michèle Laroque a expliqué comment se débarrasser de ses peurs "pour éviter quelque chose de grave".
Des angoisses, tout le monde en a. À différents degrés, chaque personne partage des inquiétudes et des peurs qui peuvent aller jusqu'à gâcher le quotidien. Le cerveau est notre meilleur allié pour combattre ces peurs mais il peut aussi devenir un redoutable ennemi. "On est très puissants, la pensée est très puissante" soutient Michèle Laroque, dans un des derniers épisodes du podcast Métamorphose. "Je l'ai vraiment remarqué : quand on a peur de quelque chose, on attire ce dont on a peur."
La psychologie valide cela : nos peurs influencent nos comportements consciemment ou non, et ces comportements peuvent créer exactement ce qu'on redoute. Par exemple, une personne qui a peur d'être rejetée peut devenir distante, moins spontanée voire sur la défensive. Résultat : les autres vont la trouver froide ou fermée, et prendront leurs distances. Elle peut finir par être rejetée, non pas parce qu'elle l'a "attiré" mais parce que sa peur a modifié son attitude. Ainsi, croire fortement à quelque chose peut influencer nos actions, au point de rendre cette chose réelle.
C'est exactement ce que décrit Michèle Laroque. "Du coup, parfois, quand quelque chose compte pour moi, il y a une très très bonne méthode dont on m'a parlé" explique-t-elle. Cette méthode est basée sur un postulat de départ "difficile à accepter" prévient l'actrice qui, elle, y croit fermement. "On me l'a dit et je pense que c'est vrai, c'est que ce dont on a peur, c'est quelque chose qu'on désire inconsciemment." En fait, ce point de vue a été reconnu par le psychanalyste Sigmund Freud. Pour lui, certaines peurs peuvent être liées à des désirs inconscients refoulés.
Le mécanisme est le suivant : un désir jugé inacceptable (socialement ou moralement) est rejeté hors de la conscience. Mais il ne disparaît pas. Il revient sous une autre forme, parfois sous forme d'angoisse. Par exemple, quelqu'un peut ressentir une peur intense liée à une situation qui, en profondeur, réveille un désir qu'il ne s'autorise pas à reconnaître. Face à une peur trop présente, qui revient de façon récurrente et parasite les pensées, Michèle Laroque propose une chose très simple : se poser la question du bénéfice qu'on en tirerait si l'évènement dont on a peur arrivait.
"Si on comprend quel est ce fameux bénéfice caché, on peut, dans le présent, voir comment on peut arriver à l'atteindre. Par exemple, j'ai une amie à qui j'ai demandé de quoi elle avait peur, elle m'a dit "de terminer paralysée". Je lui ai dit : "Quel serait le bénéfice si ça arrivait ?" Elle m'a répondu : "Je pourrai me reposer." Alors "repose-toi maintenant", lui ai-je dit" illustre l'actrice. Pour elle, "c'est une façon de pallier à ses peurs et de ne pas attirer quelque chose de grave, quand on fonctionne comme ça". Comme le résume Anne Ghesquière, autrice du podcast, qui interroge Michèle Laroque, "en faisant cela, on cherche inconsciemment la réparation (de nous-mêmes, ndlr)".
