Un expert du bonheur livre son conseil n°1 pour une seconde moitié de vie plus heureuse que la première
Pour transformer la cinquantaine en un véritable renouveau, le secret ne réside pas dans la performance mais dans un profond délestage psychologique permettant de se reconnecter enfin avec sa nature profonde.
Vieillir est un processus biologique auquel personne n'échappe. Il est tout à fait normal de ressentir des inquiétudes, de la frustration, voire des angoisses, à mesure que l'on avance en âge. Les capacités physiques diminuent, l'esprit est moins vif, moins rapide. L'entourage le remarque parfois, nous aussi. Cependant, cette période de la vie ne doit pas être subie car on peut mieux la vivre psychologiquement et physiquement. La science et l'évolution démographique ont radicalement changé la donne. Aujourd'hui, avec l'espérance de vie qui augmente, les experts parlent d'une "révolution senior" qui commence aux alentours de 50 ans.
C'est alors le moment d'adopter un "état d'esprit de longévité" pour ajouter des décennies de qualité à notre existence. Selon Arthur Brooks, spécialiste des sciences sociales et psychologiques à Harvard, pour que notre seconde moitié de vie soit meilleure, "nous devons emprunter ce chemin inverse : nous délester de nos fardeaux (le regard des autres, notre ego, notre éducation, les attentes familiales) pour nous rapprocher au plus près de notre véritable nature et de nos vrais besoins", explique-t-il dans son livre "De la force à la force : Trouver le succès, le bonheur et un sens profond à la seconde moitié de la vie". C'est son principal conseil du bonheur avec l'âge. Penser à soi. C'est essentiel en psychologie mais combien de personnes le font vraiment ?
Deuxième conseil pour être plus heureux en vieillissant : apprendre de nouvelles compétences. L'objectif n'est pas de devenir un expert dans tel ou tel domaine, mais de dépasser ce que l'on appelle le "mur de la frustration", cette phase où l'apprentissage d'une nouvelle activité ou d'un nouveau sport paraît trop difficile et décourage la plupart des gens. L'idée est de se mettre en position "d'amateur expert", c'est-à-dire une personne qui maîtrise les bases d'une discipline et les applique avec assurance et flexibilité. Ici, on ne cherche pas la performance, mais le plaisir de progresser et l'opportunité de participer et de comprendre une partie du monde qui nous était jusque-là inconnue. Pour appliquer ce secret, déterminez une compétence que vous avez toujours reportée (piano, langue étrangère, danse, tricot...) : inscrivez-vous à un cours ou suivez un tutoriel, et acceptez d'être "médiocre" au début pour savourer, quelques semaines plus tard, l'immense gratification de l'autonomie retrouvée.
Ensuite, l'expert conseille d'être au plus proche de la nature après 50 ans. Les études démontrent l'effet positif et quantifiable de l'exposition à des environnements naturels sur la santé mentale, les fonctions cognitives et la longévité. Une proximité avec les espaces verts réduit de manière significative les niveaux d'anxiété et de dépression. Cela peut passer par des balades plus fréquentes en forêt, l'inscription à une association de randonnée, l'achat de plantes vertes pour végétaliser son intérieur...
Enfin, il conseille de tenir un "journal intime" sur les 10 prochaines années. C'est ce qu'on appelle la "Pensée Épisodique du Futur (EFT)" qui consiste à imaginer son futur avec précision et profondeur, un peu comme si on scriptait le film de sa vie. Cela permet de créer de solides "souvenirs" du futur, ce qui non seulement aide à prévenir les traumatismes, mais surtout réduit le stress et le risque de dépression. C'est un outil puissant pour cultiver l'empathie envers le "nous futur" et ainsi planifier des décennies de vie saine et heureuse.
