Avec l'âge, les os se fragilisent et les risques d'ostéoporose et de fractures augmentent. Surtout après 65 ans. En France, l'ostéoporose serait responsable de 400 000 à 450 000 fractures chaque année, selon une étude de La Revue de médecine interne. Pour préserver son capital osseux, une alimentation riche en calcium et en vitamine D reste essentielle, tout comme la pratique d'une activité physique régulière. Parmi tous les aliments, certains fromages pourraient présenter un intérêt supplémentaire. C'est notamment le cas d'un fromage à trous dont les effets sur le métabolisme osseux ont été étudiés dans un essai clinique publié en 2026.

Contrairement au gruyère ou à l'emmental, ce fromage se distingue par la présence de Propionibacterium freudenreichii, une bactérie utilisée lors de sa fermentation. Celle-ci produit de la vitamine K2 et de l'acide DHNA, deux composés qui jouent un rôle dans le métabolisme osseux. La vitamine K2 intervient dans l'activation de l'ostéocalcine, une protéine qui participe à la minéralisation des os. L'intérêt de ce fromage ne repose donc pas uniquement sur sa teneur en calcium, mais aussi sur les substances produites pendant sa fabrication.

En consommant quotidiennement du Jarlsberg, le fameux fromage, les participants à l'étude ont vu leur densité osseuse augmenter après 6 mois, signe d'une amélioration de la solidité des os. Il s'agit d'un fromage norvégien au lait de vache, reconnaissable à ses gros trous ronds et à sa pâte jaune pâle. Il ressemble à l'emmental, mais son goût est plus doux, légèrement sucré, avec des notes de noisette. Il est moins courant en France que l'emmental ou le comté, mais reste trouvable dans certaines fromageries, épiceries proposant des produits nordiques ou boutiques en ligne.

Le Jarlsberg se reconnaît grâce à ses gros trous dans sa pâte. © Paul - stock.adobe.com

Après 65 ans, une portion de 30 g de Jarlsberg par jour peut trouver sa place dans une alimentation variée, au même titre que d'autres fromages riches en calcium (parmesan, comté). Mais il ne faut pas le considérer comme un traitement contre l'ostéoporose.

Les mesures les plus efficaces restent un apport suffisant en calcium et en vitamine D, une activité physique régulière adaptée à ses capacités, notamment des exercices de renforcement musculaire, et la prévention des chutes. En cas d'ostéoporose ou de risque élevé de fracture, un médecin pourra déterminer si un bilan osseux ou un traitement spécifique est nécessaire.