Vous dormez moins bien depuis quelques nuits ? Vous tournez en rond dans votre lit ? Vous vous réveillez avant le réveil ? Ce n'est peut-être pas seulement une question de sommeil perturbé. La Lune est actuellement dans sa phase croissante et se rapproche rapidement de la Pleine Lune. Et pas n'importe laquelle : en septembre, on célèbre la Pleine Lune des Moissons, l'une des plus emblématiques de l'année. Son nom ne correspond pas systématiquement à la Pleine Lune de septembre. Il désigne plus généralement la Pleine Lune située au plus près de l'équinoxe d'automne (23 septembre). Autrefois, sa forte lumière en début de soirée permettait aux agriculteurs de poursuivre les récoltes après le coucher du soleil, d'où son nom de "Lune des Moissons".

Revenons-en au sommeil. La luminosité de la Pleine Lune est-elle responsable de nos mauvaises nuits en ce moment ? C'est une question que les scientifiques se posent depuis longtemps et qui n'a pas vraiment été tranchée. Pour autant, des preuves existent. Une étude publiée dans Current Biology a observé qu'autour de la Pleine Lune, les participants dormaient environ 20 minutes de moins par nuit et avaient un sommeil moins profond donc potentiellement moins réparateur. Leur taux de mélatonine, l'hormone qui prépare l'organisme au sommeil, était également plus faible. D'autres travaux ont retrouvé une durée ou une efficacité du sommeil légèrement réduites à certaines périodes du cycle lunaire. Si les études ne sont pas toutes concordantes, la Pleine Lune pourrait tout de même impacter notre sommeil.

Et pour septembre, le rendez-vous approche puisque la Pleine Lune des Moissons aura lieu samedi 26 septembre. À Paris, elle atteindra sa pleine phase à 18h49 (heure astronomique) et commencera à être visible à partir de 19h19. Elle paraîtra quasiment ronde à l'œil nu pendant plusieurs soirées autour de cette date. Le mieux est, alors, de réduire au maximum la luminosité de la chambre à coucher. Une chambre laissant entrer la lumière extérieure peut favoriser les éveils ou rendre l'endormissement moins confortable, surtout chez les personnes sensibles à la lumière. À l'inverse, fermer volets et rideaux, diminuer les éclairages le soir et éviter les écrans très lumineux avant de dormir permet de préserver l'obscurité dont notre horloge biologique a besoin. Inutile de surveiller la Lune avec anxiété : savoir qu'elle est pleine peut aussi renforcer l'impression d'avoir mal dormi et nous rendre beaucoup plus attentifs au moindre réveil nocturne.

Conclusion : si vos nuits sont agitées en ce moment, la Pleine Lune y est peut-être pour quelque chose. D'autres facteurs peuvent également jouer sur le sommeil en septembre comme le stress de la rentrée, le changement de saison, les journées qui raccourcissent... Le mieux, c'est de ne pas forcer le sommeil. Si celui-ci ne vient pas après une vingtaine de minutes, quittez le lit et faites une activité calme dans une lumière tamisée, avant de vous recoucher dès que la somnolence revient. Autres réflexes utiles : gardez votre heure habituelle de lever, même après une mauvaise nuit, et évitez de regarder l'heure à chaque réveil nocturne. Cela nourrit l'inquiétude et maintient éveillé. Enfin, vous pouvez vous aider d'une tisane de camomille, passiflore, valériane ou encore mélisse qui sont reconnues pour favoriser le sommeil.