Mise en garde sur des pilules potentiellement dangereuses. Une étude française a confirmé l'augmentation du risque de méningiome chez les femmes prenant des contraceptifs à base de désogestrel de façon prolongée pendant au moins un an. Selon les données publiées, un cas supplémentaire de méningiome surviendrait pour 67 000 femmes qui utilisent ces médicaments. "Ce risque augmente davantage chez les femmes de plus de 45 ans ou celles exposées plus de 5 ans. En cas d'exposition antérieure à un progestatif à risque de méningiome (ex : acétate de cyprotérone, nomégestrol et chlormadinone), le risque devient significatif dès la première année d'utilisation du désogestrel seul 75 μg" détaille l'Agence nationale du médicament le 10 septembre.
Pour l'heure, les femmes qui prennent ces contraceptifs ne sont pas appelées à changer de traitement sans avis médical. Les autorités leur demandent uniquement de faire un point avec le médecin ou la sage-femme lors de leur prochaine consultation. En revanche, si des symptômes évocateurs de méningiome surviennent, il faut consulter.
Quels sont les contraceptifs concernés par ce risque de tumeur pouvant se développer au niveau des méninges (enveloppes) du cerveau ? Des pilules principalement, mais pas seulement. Sur son site, l'ANSM donne également le nom d'implants contraceptifs et d'anneaux vaginaux à risque. Voici le nom des traitements pouvant entraîner un méningiome :
- Pilules à base de désogestrel 75μg seul : Antigone®, Cerazette®, Elfasette®, Optimizette®, et autres génériques des laboratoires Biogaran, Cristers et Sandoz
- Pilules combinées désogestrel 150 μg / éthinylestradiol : Desobel®, Mercilon®, Varnoline® et Varnoline continu®, et autres génériques des laboratoires Biogaran, EG labo, Viatris
- Implant contraceptif sous-cutané : Nexplanon®
- Anneau vaginal à base de désogestrel et éthinylestradiol : Nuvaring®, Etoring® et générique du laboratoire Viatris.
"Le risque de développer un méningiome avec l'utilisation de contraceptifs à base de désogestrel ou d'étonogestrel est très faible. La très grande majorité des femmes qui prennent du désogestrel n'en développeront pas" rassure l'ANSM. Par ailleurs, le risque de méningiome s'annulerait un an après l'arrêt des traitements.