Pilule : comprendre les différentes générations

Il existe différentes générations de pilules qui sont commercialisées en France selon la nature du ou des progestatifs qu'elles contiennent. Le terme "génération" fait référence à l'évolution de la composition des pilules contraceptives et à leur dosage en œstrogènes et progestatifs dans le temps. Les effets secondaires et les risques pour la santé varient en fonction des générations de la pilule. Explications.

Définition : qu'est-ce qu'une pilule contraceptive ?

La pilule contraceptive est un moyen de contraception féminin destinée à éviter une grossesse. Elle contient des hormones, on dit donc qu'il s'agit d'une contraception hormonale. Quelle soit combinée ou microprogestative, une pilule parfaitement utilisée a une efficacité supérieure à 99.7% (Chiffres du site officiel Choisirsacontraeception).

Pilules de 1ère génération

Les pilules de 1re génération sont apparues dans les années 1960, elles sont fortement dosées en œstrogènes. Parmi leurs effets secondaires citons par exemple, le gonflement des seins, les nausées, les migraines, les troubles vasculaires. Aujourd'hui, Triella® est la seule pilule de première génération commercialisée en France.

Pilules de 2e génération

Les pilules de 2e génération ont été commercialisées dans les années 70 et 80. "Ces pilules contiennent des progestatifs (norgestrel, lévonorgestrel). Le changement de composition a permis de réduire certains des effets secondaires liés aux pilules de 1ère génération", explique le Dr Philippe Mironneau, gynécologue et obstétricien à Dijon.

Les pilules de 2e génération (aujourd'hui Minidril, Adepal, Trinordiol) présentent néanmoins toujours un risque de thrombose veineuse parmi leurs effets secondaires. 

Pilules de 3e génération

Les pilules de 3e génération sont apparues dans les années 1990, elles associent trois nouveaux dérivés synthétiques de la progestérone, le désogestrel, le gestodène et le norgestimate. Elles sont censées limiter les effets indésirables des pilules des générations précédentes comme l'acné, les douleurs mammaires ou les nausées par exemple. Mais ces pilules sont associées à des risques d'accident thrombo-embolique plus élevés que les pilules de deuxième génération.

Pilules de 4e génération

Les pilules de 4e génération, les plus récentes, contiennent un nouveau progestatif, le drospirénone. Leurs effets secondaires sont proches de ceux des pilules de 3e génération.

Pilules selon les générations : le tableau

Noms des pilules
1ère : Triella
2e : Adepal, Amarance Ge, Daily Ge, Evanecia Ge, Evepar, Leeloo Ge, Lovapharm, Ludéal Ge, Microval, Minidril, Optidril, Optilova, Pacilia Ge, Seasonique, Stediril, Trinordiol, Zikiale Ge
3e : Antigone, Carlin, Cerazette, Cilest, Clareal Ge, Cycleane, Desobel Ge, Desopop, Diamilla, Efezial, Effiprev, Felixita, Harmonet, Holgyeme, Meliane, Melodia, Mercilion, Minerva, Minesse, Minulet, Moneva, Optinesse, Perleane, Phaeva, Sylviane, Triafemi, Tricilest, Triminulet, Varnoline, 
4e : Belanette, Belara, Convuline, Drospibel, Jasmine, Jasminelle, Qlaira,Rimendia, Yaz, Zoely

Les recommandations officielles

En mars 2018, la Haute Autorisé de Santé (HAS) a mis à jour ses recommandations concernant la pilule contraceptive. La HAS explique que "les estroprogestatifs sont utilisables chez l'adolescente ne présentant pas de contre-indications (principalement d'ordre thromboembolique veineux ou artériel, hépatique, carcinologique…) et en prenant en compte les facteurs de risque de thrombose (notamment antécédents personnels ou familiaux de thrombose veineuse ou artérielle, thrombophilie biologique connue, immobilisation prolongée, obésité, HTA, diabète, dyslipidémie, tabagisme, migraine…)".

Concernant les pilules de 3e génération contenant du désogestrel ou du gestodène, et de 4e génération contenant de la drospirénone, la HAS rappelle qu'elles "exposent à un risque accru d'accidents thromboemboliques par rapport aux pilules contenant du lévonorgestrel ; elles ne doivent pas être utilisées en première intention". Et de conclure : "Les autres estroprogestatifs (dont anneaux et patchs) ne devraient être réservés qu'aux cas d'intolérance aux pilules de 1re ou 2e génération et aux femmes pour lesquelles un autre type de contraception n'est pas possible".

Merci au Dr Philippe Mironneau, gynécologue et obstétricien à Dijon.

Pilule : comprendre les différentes générations
Pilule : comprendre les différentes générations

Sommaire Définition Pilule 1ère génération Pilule 2e génération Pilule 3e génération Pilule 4e génération Tableau Recommandations officielles Définition : qu'est-ce qu'une pilule contraceptive ? La pilule...